Petition updatePédophilie/Délai de prescription : donnons le temps aux victimes d'obtenir justice !La pétition avance, vos témoignages sont bouleversants !
Séverine MFrance
Apr 1, 2016
Bonjour à tous ! A la suite de notre dernier message, nous avons reçu de nombreux messages et appels. Des témoignages... Beaucoup. On y retrouve des similitudes dans le vécu de toutes les victimes, et les mêmes conséquences sur la vie. On y parle de "ruptures" familiales, de troubles du comportements (de type bipolaires, addictifs, ou Troubles Obsessionnels Compulsifs par exemple),de troubles alimentaires,de troubles de l'attention et/ou de la concentration, de dépressions à répétition, d'insomnies, de tentatives de suicide, de problèmes de santé (démangeaisons, douleurs articulaires, raideurs musculaires, sans que les médecins parviennent à un diagnostic fiable). On y parle de ces jugements des autres "arrêtes ton cinéma", "tu exagères", "tu l'as cherché", "c'est pas si grave", "pourquoi tu n'as rien dit avant", "arrête de salir la famille", "tu n'as pas honte de parler de ça ?"... On y parle de difficultés sociales et professionnelles, d'angoisses, de phobies. On y parle de ces souvenirs qui resurgissent d'un coup, quand on ne s'y attend pas, et qui font tomber en dépression. On y parle de la peur de reproduire sur un (son ?) enfant. On y parle de la difficulté à vivre avec son propre corps. On y raconte "ça s'efface un peu avec le temps, mais ça reste quand même, et il faut aussi que ça reste, puisque c'est quand même moi". On y parle de ce sentiment d'être sale et d'avoir besoin de se laver, puis se relaver, et se laver encore... On y raconte cette impossibilité de se reposer ou de rester sans rien faire sinon c'est l'angoisse assurée, on rumine, même si ce n'est pas ce vécu là, on rumine une angoisse. On dit ce besoin d'être seul(e) tout en ne le supportant pas longtemps, se retrouver face à soi est une mise en danger. On y parle de cette peur d'une catastrophe imminente quand tout va bien. On y parle de cette impression d'avoir eu une vie parallèle, comme une forme de double personnalité. Comme si l'on nous avait contraint à la schizophrénie en nous demandant à la fois de nous taire et de mentir pour avoir l'air normal... Dans la plupart de ces témoignages, on dit "quelque chose en moi est mort, à jamais, une partie de moi n'est plus vivante". On parle aussi de cette difficulté d'en parler autour de soi, de la honte, de la culpabilité. Et on dit aussi "j'arrive un peu à en parler, mais je ne suis pas encore prêt(e) à porter plainte, c'est tellement difficile de devoir tout dire..." Et on parle aussi de ce sentiment de culpabilité quand le pédocriminel est un membre de la famille : "les autres vont m'en vouloir", "ils ne comprennent pas ce que j'ai subi, ce que je vis"... "Si je porte plainte, je me retrouverai seul(e)." Nous sommes des milliers, et notre parole doit être respectée, entendue quand nous sommes prêts à la livrer. Merci à vous qui avez pris la parole au travers de ces messages, appels, commentaires. Nous n'avons pas encore pu vous lire tous, les messages sont nombreux ! Mais nous le ferons, comme nous nous sommes engagés à le faire. Vous obtiendrez tous une réponse à vos messages. Pour ceux qui n'ont pas encore osé, prenez-votre temps, mais n'hésitez pas à, vous aussi, dire ce qui vous est arrivé. Pas besoin de long texte ou de vocabulaire recherché, dites les choses comme ça vous vient, nous ferons avec. Envoyez-nous votre photo, même sans visage, même si l'on ne voit que vos mains et ces mots sur du papier "MOI AUSSI. #StopPrescription" Si vous êtes en mesure d'enregistrer un témoignage vidéo, même depuis un téléphone portable, nous le prendrons et en ferons bon usage. Si vous souhaitez rester anonyme, alors vous le serez. Vous êtes quelques-un(es) à avoir mis en photo de profil Facebook ces mots "MOI AUSSI. #StopPrescription". Que dire ? Merci pour cet engagement ! Bravo, nous savons ce que ça représente... Notre objectif est de démontrer que la pédophilie touche vraiment de trop nombreuses personnes. Que nous parlons d'actes odieux qui détruisent une partie de nous- mêmes et nous laissent une plaie béante à perpétuité. Nous parlons de ce délai de prescription que ne doit plus exister, parce que nul n'est en mesure de présumer de quand une victime sera en mesure de raconter. Et être en mesure de raconter, ce n'est pas forcément être en mesure de porter plainte, c'est une autre étape... Parce que souvent, ces actes déclenchent une forme d'amnésie traumatique qui ne permet pas à la victime de pouvoir comprendre ce qui s'est passé, encore moins de poser des mots sur l'incompréhensible. Merci encore à tous ! Continuons, bientôt 100 000 signatures. Selon plusieurs études, il y aurait un minimum de 125 000 enfants victimes d'actes de violences sexuelles chaque année. Nous nous devons, pour eux, pour nous, de porter cette pétition jusqu'à ce que la loi change. Pour nous contacter : Séverine Mayer : http://www.severinemayer.com/contact/ Association la Parole Libérée : laparoleliberee@gmail.com Parce que désormais, nous refusons d'être coupables d'êtres victimes. Nous voulons que notre parole soit entendue. ‪#‎StopPrescription‬
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