Vers une transition agroécologique à grande échelle
Vers une transition agroécologique à grande échelle
Le problème
À l’attention du Gouvernement tunisien / Ministère de l'agriculture, de la pêche et des ressources hydrauliques de Tunisie
Depuis quelques décennies, les conséquences du réchauffement climatique s’intensifient dans notre pays, entraînant la dégradation de nos écosystèmes locaux. La perte de biodiversité, l'extinction des espèces, la hausse des températures combinées à une grave crise nationale de l'eau et des années de sécheresse frappent de manière disproportionnée les populations, et notamment les communautés les plus marginalisées, telles que les petits agriculteurs. En même temps, Les producteurs ont du mal à vivre de l'agriculture paysanne en concurrence avec l'industrie agroalimentaire, ainsi, les zones rurales connaissent un exode croissant. La dépendance croissante à l’importation d’aliments de première nécessité, souvent associés à des produits ultra-transformés, ainsi que l’introduction d’une agriculture industrialisée reposant sur l’utilisation d’intrants chimiques pour augmenter les rendements, au détriment de la biodiversité, des sols et des semences locales et en favorisent l’utilisation de variétés hybrides ou génétiquement modifiées, entraînent des problèmes de santé de plus en plus préoccupants. Afin de faire face à ces problèmes
Nous, soussignés, appelons à une transition agroécologique à grande échelle et à la souveraineté alimentaire tunisienne.
Nous pensons que la solution réside dans une transition agroécologique à grande échelle, basée sur la souveraineté alimentaire : un modèle qui favorise la production locale, protège les droits des paysans, encourage une agriculture durable et respectueuse de l’environnement, et garantit des produits sains aux consommateurs. Cette transition intègre les connaissances locales, la durabilité écologique et la revitalisation du patrimoine agricole tunisien, tout en produisant des aliments locaux, sains et culturellement appropriés pour la population.
Les principes clés de l'agroécologie comprennent :
- Des systèmes agricoles diversifiés qui augmentent la fertilité et la vie des micro-organismes des sols, et renforcent la résilience au changement climatique
- Une dépendance réduite aux produits chimiques nocifs et aux combustibles fossiles en favorisant les alternatives biologiques et écologiques
- Un soutien aux petits agriculteurs locaux et aux modèles coopératifs qui autonomisent les communautés rurales
La co-création et le partage des connaissances et des pratiques communautaires - Le renforcement de la souveraineté alimentaire en donnant la priorité à la production et à la consommation locales plutôt qu'à l'agriculture industrielle et aux importations
- La protection des variétés de semences indigènes, de la biodiversité locale et du droit des agriculteurs à conserver et à échanger librement leurs semences
Nous exigeons les actions suivantes :
- Le soutien des pratiques agricoles agroécologiques : mettre en œuvre des politiques et un soutien financier pour les agriculteurs en transition vers l'agroécologie, y compris l'accès à la formation et aux ressources pour adopter des techniques de production agroécologiques ; la reconnaissance de l'agroécologie comme une approche pour lutter contre la crise climatique.
- La protection des droits des agriculteurs et de souveraineté semencière : assurer le droit des agriculteurs à conserver, échanger et adapter librement les semences, en protégeant la riche biodiversité de la Tunisie et en préservant les connaissances agricoles traditionnelles.
- L’accompagnement vers la souveraineté alimentaire et l’autosuffisance : promouvoir des politiques qui donnent la priorité à la production alimentaire pour la consommation locale, le renforcement de l'agriculture paysanne et la réduction de la dépendance aux importations alimentaires. Cela réduira l'exposition de la Tunisie à la volatilité des prix alimentaires mondiaux et garantira l'accès à une alimentation saine et culturellement appropriée pour tous les citoyens.
- Une alimentation saine et des conditions de travail adéquates : sensibiliser les jeunes à la qualité du régime alimentaire local tunisien et aux aliments cultivés sans produits chimiques. Assurer une alimentation saine et culturellement appropriée pour tous en Tunisie et veiller à ce que les aliments soient cultivés dans des conditions de travail descentes pour les travailleurs agricoles.
- Le soutien aux communautés rurales et la répartition équitable des ressources : garantir un accès égal aux ressources et aux infrastructures en place dans toute la Tunisie, notamment l’accès à l’eau, aux transports publics, à l’éducation et aux hôpitaux, afin d’éviter l’exode rural et d’encourager les jeunes à rester à la campagne et à s’engager dans des pratiques agroécologiques. Créer des opportunités économiques dans les zones rurales en soutenant les initiatives agroécologiques et les marchés alimentaires locaux.
- Une transition juste : veiller à ce que les agriculteurs marginalisés, en particulier les femmes et les jeunes, soient à l’avant-garde de la transition agroécologique, avec des politiques qui répondent à leurs besoins spécifiques et renforcent leur participation à la prise de décision.
L’agroécologie et la souveraineté alimentaire sont un pas en avant vers la résolution des problématiques agricoles, environnementales et sociales immédiates et constituent donc également une voie vers une société plus juste pour tous.
Nous, soussignés, appelons le gouvernement tunisien à s’engager pour un avenir agroécologique et souverain sur le plan alimentaire pour la Tunisie, un avenir qui place les citoyens et notre environnement commun au centre.
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Le problème
À l’attention du Gouvernement tunisien / Ministère de l'agriculture, de la pêche et des ressources hydrauliques de Tunisie
Depuis quelques décennies, les conséquences du réchauffement climatique s’intensifient dans notre pays, entraînant la dégradation de nos écosystèmes locaux. La perte de biodiversité, l'extinction des espèces, la hausse des températures combinées à une grave crise nationale de l'eau et des années de sécheresse frappent de manière disproportionnée les populations, et notamment les communautés les plus marginalisées, telles que les petits agriculteurs. En même temps, Les producteurs ont du mal à vivre de l'agriculture paysanne en concurrence avec l'industrie agroalimentaire, ainsi, les zones rurales connaissent un exode croissant. La dépendance croissante à l’importation d’aliments de première nécessité, souvent associés à des produits ultra-transformés, ainsi que l’introduction d’une agriculture industrialisée reposant sur l’utilisation d’intrants chimiques pour augmenter les rendements, au détriment de la biodiversité, des sols et des semences locales et en favorisent l’utilisation de variétés hybrides ou génétiquement modifiées, entraînent des problèmes de santé de plus en plus préoccupants. Afin de faire face à ces problèmes
Nous, soussignés, appelons à une transition agroécologique à grande échelle et à la souveraineté alimentaire tunisienne.
Nous pensons que la solution réside dans une transition agroécologique à grande échelle, basée sur la souveraineté alimentaire : un modèle qui favorise la production locale, protège les droits des paysans, encourage une agriculture durable et respectueuse de l’environnement, et garantit des produits sains aux consommateurs. Cette transition intègre les connaissances locales, la durabilité écologique et la revitalisation du patrimoine agricole tunisien, tout en produisant des aliments locaux, sains et culturellement appropriés pour la population.
Les principes clés de l'agroécologie comprennent :
- Des systèmes agricoles diversifiés qui augmentent la fertilité et la vie des micro-organismes des sols, et renforcent la résilience au changement climatique
- Une dépendance réduite aux produits chimiques nocifs et aux combustibles fossiles en favorisant les alternatives biologiques et écologiques
- Un soutien aux petits agriculteurs locaux et aux modèles coopératifs qui autonomisent les communautés rurales
La co-création et le partage des connaissances et des pratiques communautaires - Le renforcement de la souveraineté alimentaire en donnant la priorité à la production et à la consommation locales plutôt qu'à l'agriculture industrielle et aux importations
- La protection des variétés de semences indigènes, de la biodiversité locale et du droit des agriculteurs à conserver et à échanger librement leurs semences
Nous exigeons les actions suivantes :
- Le soutien des pratiques agricoles agroécologiques : mettre en œuvre des politiques et un soutien financier pour les agriculteurs en transition vers l'agroécologie, y compris l'accès à la formation et aux ressources pour adopter des techniques de production agroécologiques ; la reconnaissance de l'agroécologie comme une approche pour lutter contre la crise climatique.
- La protection des droits des agriculteurs et de souveraineté semencière : assurer le droit des agriculteurs à conserver, échanger et adapter librement les semences, en protégeant la riche biodiversité de la Tunisie et en préservant les connaissances agricoles traditionnelles.
- L’accompagnement vers la souveraineté alimentaire et l’autosuffisance : promouvoir des politiques qui donnent la priorité à la production alimentaire pour la consommation locale, le renforcement de l'agriculture paysanne et la réduction de la dépendance aux importations alimentaires. Cela réduira l'exposition de la Tunisie à la volatilité des prix alimentaires mondiaux et garantira l'accès à une alimentation saine et culturellement appropriée pour tous les citoyens.
- Une alimentation saine et des conditions de travail adéquates : sensibiliser les jeunes à la qualité du régime alimentaire local tunisien et aux aliments cultivés sans produits chimiques. Assurer une alimentation saine et culturellement appropriée pour tous en Tunisie et veiller à ce que les aliments soient cultivés dans des conditions de travail descentes pour les travailleurs agricoles.
- Le soutien aux communautés rurales et la répartition équitable des ressources : garantir un accès égal aux ressources et aux infrastructures en place dans toute la Tunisie, notamment l’accès à l’eau, aux transports publics, à l’éducation et aux hôpitaux, afin d’éviter l’exode rural et d’encourager les jeunes à rester à la campagne et à s’engager dans des pratiques agroécologiques. Créer des opportunités économiques dans les zones rurales en soutenant les initiatives agroécologiques et les marchés alimentaires locaux.
- Une transition juste : veiller à ce que les agriculteurs marginalisés, en particulier les femmes et les jeunes, soient à l’avant-garde de la transition agroécologique, avec des politiques qui répondent à leurs besoins spécifiques et renforcent leur participation à la prise de décision.
L’agroécologie et la souveraineté alimentaire sont un pas en avant vers la résolution des problématiques agricoles, environnementales et sociales immédiates et constituent donc également une voie vers une société plus juste pour tous.
Nous, soussignés, appelons le gouvernement tunisien à s’engager pour un avenir agroécologique et souverain sur le plan alimentaire pour la Tunisie, un avenir qui place les citoyens et notre environnement commun au centre.
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Pétition lancée le 6 décembre 2024