

Le 23 juillet 2025, la publication suivante était postée sur le compte Facebook de Montroyal l'éclat du joyau:
#Collecter #stocker et #acheminer la ressource en #eau pluviale. #Partager cette ressource par tiers entre les services municipaux, des #jardins #citoyens partagés et les #commerces de la filière #horticole en #coeur de ville. Les solutions techniques d’impression 3D permettent d’ajuster la taille des #réservoirs aux contraintes des cavités de la #bastide."
Ces mots ont suscité quelques demandes de précisions. Ce texte tente d’y répondre et d’exposer vu l’occasion plus largement une vision stratégique d’activité économique capable d’engager un renouveau d’activité au centre-ville historique. L’écrit porte ses interrogations en rapport avec la faisabilité technique et la soutenabilité économique du modèle ici projeté pour débattre de l’enjeu et des faiblesses de cet essai prospectif. Un contrefort de la ville permettait d’illustrer la publication avec l’idée de valoriser la ressource en eau pluviale par la création de réserves là où des espaces demeurent inexploités. Depuis le balcon de la place Verdun à Montréjeau, face au panorama Pyrénéen, la Garonne est visible près de 50 mètres en contrebas. Situé sur un promontoire la bastide de Montréjeau disposerait d’un réseau souterrains de cavités héritées de l’époque médiévale. Il est possible d’apercevoir sur sa gauche depuis l’entrée sud de la ville en remontant vers la grande halle octogonale de hautes et larges arches voutées en pierres de tailles sur l’accotement. Ces espaces vraisemblablement utilisés un temps à vocation commerciale les jours de marché aux bestiaux sont aujourd’hui condamnés et personne ne semble être en capacité de nous informer du volume inestimable disponible derrière ces parois. Aux jardins du séminaire une autre cavité de taille plus modeste est bâtie et accessible dans les contreforts à l’est de la ville. Combien d’espaces similaires valorisables existe-t-il sur la commune? Suite à une période de déclin sinistre pour le patrimoine, nous n’avons pas d’autre choix que celui de mettre le relief au service d’une prospérité nouvelle en prenant le parti d’une activité modeste et accessible au plus grand nombre en accord avec notre temps. Quelle économie pensée pour des débouchés locaux, basée dans la lignée d’activités à la fois traditionnelles, mercantiles et productive serait plutôt insensible aux changements pour se développer ici ? Méfions-nous de toutes celles qui promettent fortune, nous avons plus raisonnablement besoin d’une activité économique stable aux bases solides et fondatrices de liens économiques, respectueuses des traditions commerciales de la cité. L’action doit être vue au niveau du secteur économique primaire comme source de progrès et d’un développement diversifié ensuite. Ce travail relève de domaines en accord avec l’identité semi-rurale, les pratiques et les besoins modernes d’une écologie vertueuse élargie aux territoires environnants. S’inspirant de certaines innovations urbaines et adaptées aux conditions climatiques de notre temps, ce pôle d’activité indispensable, perpétuel, capable de donner du sens et du travail à toute la cité pourrait- être une culture de l’«Amorce Horticole ». L’agriculture parait exclusivement réservée aux grands espaces de prime abord mais dans de telles conditions il faut compter les coûts de l’espace à couvrir pour s’épargner d’épisodes fréquents de grêle ou de gels contemporains ainsi que le coût des distances à parcourir jusqu’au client final. Les prix de la ressource en eau et en énergie s’apprécient ensuite. En ce qui concerne les pratiques horticoles dites hors-sol menées en milieux clos, ces cultures adaptées à l’environnement urbain portent les noms techniques d’aéroponie, aquaponie et hydroponie. Ces méthodes productives parfois complétées d’autres interventions modifiant les périodes d’éclairage de façons distinctes de celles du cycle naturel, pourraient-elles être réalisables ici en complément d’activités agricoles du territoire?
L’exercice envisagé au niveau de la bastide serait de concilier sa revitalisation à une activité de production. De mobiliser du bâtit à cet effet pour affecter une part du revenu généré à sa restauration. La bonne entente associative tripartite de la puissance publique, des propriétaires et des exploitants est déterminante du succès. Sous l’assistance protectrice de la commune, présente de la production jusqu’à l’acte de vente fait sous forme coopérative, des contrats renouvelables de baux commerciaux passés entre propriétaires et exploitants sous statuts en unité de production individuelle encadrent une relation bienveillante capable de générer du revenu. Il s’agit de mobiliser dans un même élan chaque local commercial désaffecté faute d’investissement capable de les adapter aux normes des établissements recevant du public. La municipalité pourrait offrir une solution globale aux acteurs économiques en assurant le lien coopératif entre propriétaires et locataires-exploitants grâce à un service "clés en main" définissant les termes d’une collaboration juridique et matérielle. Celle-ci irait du prêt sans contrepartie directe d’un outil de production conçu par les services municipaux, jusqu’à l’administration des ventes du produit fini d’une part et d’autre part exercerait pour le compte des propriétaires fonciers une gestion standardisée des baux à usage commerciaux. La mairie assurant l’interface entre les exploitants qu’elle sélectionne et les propriétaires auxquels elle se substitue dans le cadre de ce partenariat. Les propriétaires laissent à la puissance publique l’élaboration et la gestion des baux locatifs et commerciaux ainsi que la maîtrise d’ouvrage portant sur la restauration du bâtit.Cette rénovation autofinancée par la perception d’une partie du produit des ventes opérées par l’autorité publique de façon harmonisée permet le respect du cachet architectural attendu pour la commune. Le propriétaire du foncier reste libre à échéance du bail de la destination à lui donner en renouvelant l’expérience du partenariat d’un bien immobilier restauré ou de changer la nature de son affectation en rompant le contrat qui le lie à la municipalité. Au-delà du paiement du loyer, il reste à charge de chaque exploitant la responsabilité de sélectionner et faire croître ses semences jusqu’à ce que ses produits soient la valorisés sur le marché central. Par ses ventes, l’exploitant couvre le reste des frais fixes. Les plants au moment de la vente sont présentés en vitrine aux acheteurs selon le principe d’une cotation dégressive dite « au cadran » sur le marché Halle de la « serre-Verdun» autant de fois que nécessaire. Cet espace peut être géré au mieux soit sur le principe d’une coopérative entre les exploitants soit directement par régie municipale. La ville mutualise et distribue la ressource en eau pluviale aux exploitants du pôle économique afin de minimiser le prix de vente final des produits horticoles. Un tel château d’eau est donc un ouvrage invisible car déjà constitué par l’enveloppe architecturale de la ville existante mais sa capacité pourrait aussi être augmenté au moyen de citernes complémentaires et bien au-delà de celles-ci en acheminant et stockant le trop plein vers des bassines de rétention puis vers le Pécoup. Il serait d’ores et déjà nécessaire d’évaluer le volume d’eau pluviale collectable en ouvrant un minimum la partie inférieure au niveau des baies apparentes au bâtit sous les renforts de la halle Verdun. Si ce volume est jugé assez conséquent pour valider l’activité économique alors les techniques d’impression en 3 dimensions permettent de créer à partir de ces ouvertures un réseau de cuves adapté aux contraintes du bâti et relier chaque point de collecte et de distribution depuis les hauteurs de la ville jusqu’au Pécoup ou via plusieurs canaux de dévers pour atteindre la Garonne. Les points de distribution en eau les plus proches de la ville sont donc ceux situés en bas de l’édifice au niveau de la voie piétonne surplombant l’avenue de Saint-Gaudens. Le bâtit peut-être là soit reconstitué ou clos au moyen de ferronneries au cas où cette installation reste accessible. Les pierres de taille nécessaires à la reconstitution du bâti à l’identique jonchent déjà place de l’orme, d’autres à l’abandon non loin l’ouvrage. Vu le climat d’austérité actuel, l’interminable attente des bienfaits providentiels à Montréjeau d’un investissement privé salvateur et massif capable de ruisseler selon les prédications d’avertis. Envisager l’utilisation de la clause de compétence générale pour financer des projets de cette ampleur semble-t-elle réaliste ? Cette piste de développement mérite-t-elle d’être plus largement travaillée et complétée de solutions énergétiques indispensables ?
Quelle que soit la l’objectif à fixer pour nos contemporains ou leurs enfants, toutes ces petites mains indispensables ne seront probablement pas accueillies à bras ouvert par tous. Toutefois sans valorisation du bien commun dont nous disposons encore, faute d’actions d’envergures, de plans exécutables, de visions intelligibles et de solutions cohérentes pour tous et toutes. Vieilles pierres comme pavillons résidentiels de Montréjeau crouleront peut-être sous le poids des finances et du déchirement du tissu social. Cela dépendra sûrement des valeurs données aux ruines ou au vivant ?
F.L pour LeBienDesRiverains
Autres pétitions en lien avec le territoire:
https://www.change.org/routesmontrejeau
https://www.change.org/autoroute645
https://www.change.org/serviceprevention
https://www.change.org/renovation