URGENT : Barbara Pompili : un choix végétarien à la cantine !

URGENT : Barbara Pompili : un choix végétarien à la cantine !

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Romain ESPINOSA a lancé cette pétition adressée à Barbara Pompili (Ministre de la transition Ecologique)

Je m'appelle Romain Espinosa, je suis chercheur en économie au CNRS. À quelques jours du vote du projet de loi Climat et Résilience à l'Assemblée Nationale (avril 2021), 130 universitaires adressent une lettre à la Ministre de la Transition écologique et aux parlementaires français. Nous demandons la mise en place d'un choix végétarien dans toute la restauration publique comme le proposait la Convention Citoyenne pour le Climat. Signez pour soutenir notre appel !

Pour un choix végétarien dans toute la restauration publique

Madame la Ministre de la Transition écologique,
Mesdames Messieurs les Parlementaires,

Alors que le Parlement est actuellement saisi du projet de loi “Climat et résilience”, la proposition de la Convention citoyenne d’introduire systématiquement un choix végétarien dans la restauration publique a été retirée au profit d’une simple expérimentation. Nous vous appelons, Madame la Ministre, Mesdames, Messieurs les Parlementaires, à réintroduire dans le projet de loi cette mesure qui permettrait de répondre à l’urgence climatique tout en poursuivant les objectifs de santé publique et en garantissant la liberté de nos concitoyens.

D’un point de vue environnemental, ce qui est l’enjeu au cœur de la loi Résilience Climat, développer l’alimentation végétale revêt des bénéfices multiples et essentiels dans la lutte pour la préservation de l’environnement. L’alimentation végétale nécessite moins de terres et engendre significativement moins de gaz à effet de serre que l’alimentation actuelle [1]. Un récent rapport de l’ADEME montre ainsi que l’alimentation moyenne d’un Français nécessite 3,6 fois plus de surfaces cultivées qu’une alimentation végétale [2]. Le rapport montre également que réduire de 10g par jour la consommation de viande conduit à une baisse de 5,2% des émissions totales de gaz à effet de serre au stade agricole, baisse à laquelle il faut ajouter les gains liés à la réduction de la demande de transport. Une alimentation végétale permet au contraire de limiter la déforestation et de protéger ainsi des milieux naturels [3,4]. La végétalisation de l’alimentation apparaît plus que jamais comme un enjeu central pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris sur le climat [5]. Proposer un choix végétarien dans la restauration collective est un levier des plus efficaces pour respecter nos engagements et réduire notre empreinte environnementale. 

D’un point de vue sanitaire, végétaliser les assiettes permettrait d’améliorer la santé de nos concitoyens. Diminuer la consommation de viande rouge, considérée comme probablement cancérigène pour la santé par l’OMS [6], réduirait la mortalité liée à la l‘alimentation [7]. Au contraire, augmenter la part des fruits et légumes dans l’alimentation au travers d’une alimentation davantage végétale contribuerait à prévenir les risques de santé en augmentant les apports en fibres. En outre, la diminution de la consommation de viande réduirait les risques de zoonoses [8].

D’un point de vue éthique, l’introduction d’options végétariennes systématiques réduirait la pression sur la production de protéines animales. Alors que la France abat chaque année un milliard d’animaux terrestres [9], les options végétariennes permettraient de tuer moins d’animaux et, surtout, de moins recourir aux élevages intensifs. En outre, une part importante de la consommation dans les cantines semble issue d’importations [10] pour lesquelles il est plus difficile de s’assurer du respect du bien-être animal ; proposer des alternatives végétales permettrait ici aussi de réduire cette dépendance. Finalement, la possibilité d’un choix végétarien dans la restauration publique correspondrait pour une part croissante de nos concitoyens à une liberté accrue de se nourrir en accord avec leurs convictions éthiques et environnementales.

Pour toutes ces raisons, nous vous appelons, Madame la Ministre, Mesdames, Messieurs les Parlementaires, à réintroduire dans le projet de loi sur le climat la proposition d’un choix végétarien dans toute la restauration publique comme proposé par la Convention citoyenne. 

Premiers signataires :

Romain Espinosa, chercheur CNRS en économie ; Marie-Claude Marsolier-Kergoat, chercheure en génétique CEA/MNHN ; Elise Huchard, chercheuse CNRS en écologie comportementale ; Emilie Dardenne, enseignante-chercheuse en anglais et animal studies, Université Rennes 2 ; Lucie Nayak, sociologue, chercheuse post-doctorante, Université de Liège ; Cédric Sueur, Maître de conférence en éthologie et éthique animale, Université de Strasbourg ; Fabien Moizeau, Professeur à l'Université de Rennes 1 ; Odile Petit, Directrice de Recherche au CNRS en éthologie ; Philippe Léna, Géographe, Chercheur émérite IRD/MNHN ; Adrien Blanchet, maître de conférences, TSE/IAST ; Maren Köpp, Maîtresse de conférence, Université Paris 8  ; Eve-Angéline Lambert, Université de Lorraine et BETA ; Laurent Bègue-Shankland, Institut Universitaire de France / Université Grenoble Alpes / CNRS ; Philippe Quirion, Directeur de recherche au CNRS ; Dalila Bovet, Professeur en éthologie, Université Paris Nanterre ; Benjamin Monnery, enseignant-chercheur en économie, Université Paris Nanterre ; Philippe Reigné, Professeur agrégé des facultés de droit ; Nicolas Treich, économiste ; Audrey Maille, Maîtresse de conférences en biologie du comportement des primates ; Marie Pelé, chargée de recherche en éthologie, Université Catholique de Lille ; Ninon Maillard, Historienne du droit, Université de Paris-Nanterre (CHAD EA4417) ; Camille Coye, Institut Jean-Nicod ; Isabel Iribarren, Professeure d'Histoire médiévale à la faculté de Théologie catholique de l'Université de Strasbourg ; Tarik Tazdaït, Directeur de recherche CNRS ; Frédéric Cherbonnier, Toulouse School of Economics et Sciences-Po Toulouse ; Catrin Bellay, enseignante chercheuse en linguistique et didactique des langues, Université Rennes 2 ; Estiva Reus, anciennement maître de conférences en Sciences économiques, Université de Bretagne occidentale ; David Chauvet, docteur en droit privé et sciences criminelles, membre de l'Institut de Droit Européen des Droits de l'Homme (IDEDH) ; Claudia Gérard, Maître de conférences en Biologie Animale (UFR Sciences de la Vie et de l'Environnement), Université de Rennes 1 ; Corine Pelluchon, Philosophe, professeur à l'université Gustave Eiffel. ; Aurélie Choné, Université de Strasbourg ; Barbara Schapira, mathématicienne, Université Rennes 1 ; Jean-Marc Baud, Université Sorbonne Nouvelle ; Christian Berner, Professeur de philosophie, Université Paris Nanterre ; Marie Dominique Garnier, Etudes de genre, Université de Paris 8 ; Nathalie Picard, BETA, Université de Strasbourg ; Anaïs Choulet-Vallet, doctorante en philosophie, CNRS / Université Lyon 3 ; Alessia Trivellone, Maîtresse de conférences en Histoire médiévale, Université Paul Valéry Montpellier ; Laurent Marsan, Université Versailles St Quentin ; Yann Bugeaud, mathématicien, Université de Strasbourg ; Natalie Depraz, Département de philosophie, Université de Rouen Normandie et Archives-Husserl de Paris, ENS ; Jules Falquet, MCF, Université de Paris ; Ludovic Jami, doctorant en biophysique, Université de Tours ; Alexandre Senegacnik, Chercheur enseignant en droit, Sciences Po ; Emmanuel Picavet, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Fabrice Flipo, philosophe, LCSP / Université de Paris ; Georges Chapouthier, Directeur de Recherche Emérite au CNRS ; Makis Solomos, Professeur de musicologie, Université Paris 8 ; Carine Barbier, Ingénieure de recherche au CNRS, économiste de l'environnement ; Florence Burgat, Philosophe, Directrice de recherche, INRAE/ENS ; Jacques Déverchère, Professeur en géosciences, Université de Bretagne ; Jean-Claude Gens, Professeur émérite de philosophie à l'Université de Bourgogne ; Antoine Leblois, Chargé de recherches en économie (INRAE), Centre d'Economie de l'Environnement de Montpellier (CEEM) ; Sylvain Lamprier, MCF, LIP6 - Sorbonne Université ; Julie Ing, Maître de conférences en économie à l'Université de Rennes 1 ; Jean-Noël Castorio, historien, premier vice-président de l'Université Le Havre Normandie ; Raphael Leblois, chercheur INRAE en écologie/évolution, Montpellier ; Béatrice Canel-Depitre, Maître de conférences HDR, Université Le Havre ; Laurent Fonbaustier, Professeur à Paris-Saclay ; Nicolas Maudet, Professeur d'informatique, Sorbonne Université ; Sylvie Perceau, Littérature grecque, UPJV Trame ; Véronique Le Ru, Professeure des Universités en philosophie, Université de Reims ; Ioana Deniaud, Maître de conférences, BETA, Université de Strasbourg ; Cécile Huchard, Université de Lorraine ; Evelyne Cash, médecin, consultante en santé publique ; Roland Cash, médecin, consultant en économie de santé ; Maryline Pioz, chargée de recherche INRAE en épidémiologie animale ; Jérôme Lang, DR CNRS, informatique, Université Paris-Dauphine ; Agnès Rico, ERIC-Universite Claude Bernard Lyon 1 ; Julien Fuchs, Professeur en STAPS, Université de Brest ; Laura Guérin, sociologue, post-doctorante à l'Université de Lille ; Antony Memboeuf, Maître de conférences Chimie-Physique, Université de Brest ; Amandine Andruchiw, doctorante en philosophie, chargée d'enseignements Université de Reims Champagne-Ardenne ; Philippe Muller, Maître de Conférences en Informatique, Université de Toulouse ; David Haigron, enseignant-chercheur en études anglophones, Université Rennes 2 ; Baptiste Privé, doctorant en économie, Université de Reims Champagne-Ardenne ; Aurélien Djament, mathématicien, chargé de recherche au CNRS, Lille ; Sylvie Borau, Professeure associée, TBS Business School ; Aline Bertin, chercheure INRAE en éthologie ; Dominique Memmi, Directrice de recherche, CSU-CRESPPA ; Patrice Dumas, chercheur au CIRAD ; Anne-Claude Ambroise-Rendu, professeure d’Histoire contemporaine, Université de Versailles St-Quentin-enYvelines/ Paris Saclay, directrice du CHCSC. ; Laure Vieu, DR CNRS, IRIT, Toulouse ; Monique Jeudy-Ballini, anthropologue CNRS ; Adrien Barton, Chargé de recherche CNRS en philosophie et informatique, IRIT, Toulouse ; Marie-Anne Arrio, chercheuse CNRS à Sorbonne Université, Paris ; Cédric Herpson, Maître de Conférences en informatique, Sorbonne Université ; Marion Desquilbet, économiste, INRAE ; Nathalie Aussenac-Gilles, DR CNRS, IRIT, Toulouse ; François-Xavier Roux-Demare, Doyen de la Faculté de Droit, Economie, Gestion et AES de l'Université de Brest ; Marta Segarra, Directrice de recherche au CNRS (Laboratoire d'études de genre et de sexualité) ; Setti Nadia, Professeure Université Paris 8, LEGS Laboratoire études de genre et de sexualité ; Clélia Sirami, écologue, INRAE ; Eve Fouilleux, Directrice de Recherches au CNRS ; Sébastien Barot, Directeur de Recherche IRD ; Anthony Fardet, chercheur en alimentation préventive et durable à l'unité de Nutrition Humaine de l'INRA Clermont-Ferrand/Theix - Université Clermont-Auvergne ; Sonia Dayan-Herzbrun, Sociologue, Professeure émérite à l’Université de Paris ; Alain Minet, chercheur/formateur en travail social, associé au LCSP ; Elodie Hommel, Université Paul Valéry Montpellier 3 ; Brigitte Dormont, Professeur d'économie à l'université Paris Dauphine-PSL ; Sophie Bouju, MCF en géographie, Université de Bordeaux Montaigne ; Zoé Mesnil, Maîtresse de conférence en didactique des mathématiques, Université de Paris ; Floriane Clément, chercheure INRAE ; Julian Carrey, Enseignant-chercheur, physicien, INSA Toulouse ; Allison Loconto, Sociologue à l'INRAE ; Soizic Rochange, MCF Université Toulouse 3 ; Ricardo Azambuja, enseignant-chercheur, Rennes School of Business ; Brendan Prendiville, Enseignant-chercheur en anglais/écologie politique ; Matthieu Romagny, professeur, Université Rennes 1 ; Charlotte Marchina, MCF en anthropologie et études mongoles, Inalco, IFRAE ; Elodie Merlot, agronome et chercheuse en physiologie animale à l’INRAE ; Chloé Braud, Chargée de Recherche CNRS en Sciences de L'information, IRIT, Toulouse ; Mathieu Lefebvre, Professeur en économie, Université de Strasbourg ; Mélissa Berthet, PhD, Ecole Normale Supérieure, France ; Stéphanie Monjon, Enseignante-chercheuse, Université Paris Dauphine ; Angelo Giavatto, Maître de conférences en philosophie, Université de Nantes ; Olivier Réchauchère, agronome, INRAE ; Clémence Magnien - DR CNRS en informatique - LIP6 (CNRS, Sorbonne Université) ; Marc Deconchat, DR, INRAE ; Bénédicte Rouland, économiste, Université de Nantes ; Ludovic Temple, Cirad, UMR Innovation, Montpellier ; Mélanie Dulong de Rosnay, chargée de recherche au CNRS, Centre Internet et Société ; Marine Lercier, Université Autonome de Barcelone ; Quitterie Roquebert, BETA, Université de Strasbourg ; Claire Carvallo, enseignante-chercheuse, Sorbonne Université ; Laurence Gaume, écologue, CNRS, Université de Montpellier ; Nolwenn Cabon, Université de Rennes 1 ; Thierry Brugvin, Sociologue, Université de Besançon ; Marie Boltz, BETA, Université de Strasbourg ; Marianne Tenand, Economiste, Erasmus School of Health Policy & Management, Rotterdam ; Claire Vial, Professeur de droit public, Université de Montpellier ; Nicolas Taconet, Chercheur, Ecole des Ponts Paristech ; Guy Meunier, Chercheur, INRAE ; Etienne-Pascal Journet, agronome, chercheur CNRS, Toulouse ; Emmanuel Paroissien, Chargé de recherche, INRAE ; Tony Ferri, philosophe, chercheur au Gerphau, auteur ; Johannes Huisman, mathématicien, Université de Brest ; Sylvaine Lemeilleur, chercheur en économie politique, CIRAD ; Marie Vicet, ATER, Université de Picardie Jules Verne ; Fanny Bugnon, MCF en Histoire contemporaine et Etudes sur le genre, Rennes 2

Note : Les signatures sont à titre individuel et n’engagent pas les institutions auxquelles les signataires sont rattachés.


Sources :

[1] Poore, J., & Nemecek, T. (2018). Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers. Science, 360(6392), 987-992.

[2] Empreintes sol, énergie et carbone de l'alimentation, ADEME, Février 2021.

[3] Erb, K. H., Lauk, C., Kastner, T., Mayer, A., Theurl, M. C., & Haberl, H. (2016). Exploring the biophysical option space for feeding the world without deforestation. Nature communications, 7(1), 1-9.

[4] Theurl, M. C., Lauk, C., Kalt, G., Mayer, A., Kaltenegger, K., Morais, T. G., ... & Haberl, H. (2020). Food systems in a zero-deforestation world: Dietary change is more important than intensification for climate targets in 2050. Science of The Total Environment, 735, 139353.

[5] Clark, M. A., Domingo, N. G., Colgan, K., Thakrar, S. K., Tilman, D., Lynch, J., ... & Hill, J. D. (2020). Global food system emissions could preclude achieving the 1.5° and 2° C climate change targets. Science, 370(6517), 705-708.

[6] https://www.who.int/news-room/q-a-detail/cancer-carcinogenicity-of-the-consumption-of-red-meat-and-processed-meat 

[7] Springmann, M., Godfray, H. C. J., Rayner, M., & Scarborough, P. (2016). Analysis and valuation of the health and climate change cobenefits of dietary change. Proceedings of the National Academy of Sciences, 113(15), 4146-4151.

[8] Espinosa, R., Tago, D., & Treich, N. (2020). Infectious diseases and meat production. Environmental and Resource Economics, 76(4), 1019-1044.

[9] https://romainespinosa.com/dataviz-abattage-france/

[10] https://www.lci.fr/population/fact-check-trop-de-viande-importee-dans-nos-cantines-scolaires-et-entreprises-a-la-loupe-2118791.html

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