Alerte patrimoniale | Démolition rue du Marais : la HUB (Odisee) a reçu son permis !

La démolition des immeubles remarquables situés l'angle rue du Marais rue des Sables, rénovés en 1992, en partie dus à l'architecte Paul Saintenoy (auteur de l'Old England), et dans la zone de protection des Anciens magasins Waucquez de Victor Horta, classés (CBBD), est plus que jamais d'actualité : la haute école a reçu son permis !
À l’heure où les pouvoirs publics prônent des économies d’énergie à toutes les échelles, et où les Bruxellois font de plus en plus entendre leur voix pour demander aux décideurs le respect du patrimoine de leur ville, il est inadmissible que le gouvernement bruxellois soutienne un tel gaspillage d’énergie grise et un tel saccage patrimonial .
Comme l'ARAU l'écrivait déjà dans une alerte en 2013, puis dans deux analyses, en plaidant fermement pour un projet de réaffectation respectueuse du site : démolir ces immeubles constitue un non-sens urbanistique, un non-sens patrimonial, un non-sens environnemental et un non-sens économique.
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Rétroactes
Le projet de nouveau campus Odisee (ex HUB - Hogeschool Universiteit Brussel) reposant sur un pur projet de démolition-reconstruction, avait reçu l’aval de fonctionnaires régionaux en septembre 2014 (avis de la Commission de concertation du 30 septembre 2014).
L'ARAU avait, après avoir lancé une première alerte en 2013, diffusé une première fois la pétition ainsi qu'une analyse développant l'intérêt patrimonial des bâtiments mais aussi les enjeux de leur réaffectation et rénovation, tout à fait possibles.
La Ville de Bruxelles avait pour sa part remis en 2014 un avis négatif, qui était resté minoritaire. Le Collège de la Ville avait ensuite, en 2017, déposé un recours en annulation au Conseil d’État contre le permis octroyé par la Région, pour tenter d'empêcher la démolition. On pouvait espérer depuis une évolution du projet et des consciences en faveur du maintien du patrimoine... il en est rien. On apprend en cette fin d'année 2019 que la haute école a reçu son permis.
La pétition de l'ARAU lancée en 2014, relancée en 2017, mérite donc, de nouveau, une rediffusion... à partager !