Appel pour un "Coefficient Survie Solidaire": Urgence pour l'écologie et l'humanité

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----------------------------- EN BREF ------------------------------ 

De la « taxe carbone » à un « Coefficient Survie Solidaire » :

Appel pour une fiscalité écologique et solidaire qui permette d'amortir un effondrement dû à la surconsommation, qui permette à chacun de vivre dignement tout en décourageant les pollutions inutiles.

Proposition pour réduire efficacement l’épuisement des ressources, le réchauffement climatique, et la destruction de la biodiversité ; éviter une crise mondiale ou les famines, épidémies, et guerres pourraient toucher des milliards de personnes, voire mener à notre extinction.
 
Un coefficient qui dépend de l’empreinte écologique et de la nécessité, à appliquer à toutes les taxes existantes, factures énergies, prêts bancaires, transactions.

Un coefficient pondéré pour permettre à tous de vivre dignement et freiner efficacement les pollutions inutiles qui mettent en péril l'humanité.

- Limitation des pollutions inutiles : Le coefficient décourage l’achat, la production, et les investissements en produits ou matériaux polluants et non nécessaires (Ex: tripler le coût des grosses voitures, voyages non justifiés, yachts, résidences secondaires, produits importés, etc)

- Financement d'une transition efficace tout en permettant à chacun de vivre dignement : Le coefficient peut rendre une taxe "positive". Il fait baisser le prix des produits nécessaires et écologiques (locaux, d’occasions, durables.. ). Il encourage aussi la récupération et la réparation plutôt que l'achat neuf qui nécessite production / transport / traitement des déchets. Il permet à chacun de subvenir aux besoins de bases.

=> Le Coefficient Survie Solidaire permet donc d'en finir avec le spectre des catastrophes annoncées si on dépasse les +1,5°C  (Fonte du permafrost et autres réactions en chaîne qui mènent à un +10°C sur les continents, à des vagues de chaleur qui pourraient provoquer des baisses massives de rendements agricoles, famines, épidémies, guerres pour les ressources) 


"Chacun ou qu'on soit, qui que l'on soit, on doit accueillir, participer, encourager, initier le changement. On est dans un enjeu universel. La seule utopie est de croire qu'on peut continuer de croître dans un monde fini" 
(Nicolas Hulot, 11/01/2019, Radio Canada)


« Participer au pompage des ressources c’est prendre un peu de l’avenir de nos enfants » 
(Vincent Mignerot, 5/12/2018 Effondrements)

------------------------- Détail et argumentaire -------------------------

Urgence climatique, urgence écologique, épuisement des ressources

Pour ne pas dépasser une augmentation de 1,5°C le GIEC préconise une baisse de 63% des émissions mondiales. Si nous continuons sur notre lancée, d’ici quelques années nous serons confrontés au possible commencement de réactions en chaîne incontrôlables : libération du méthane prisonnier sous les glaces (1500 milliards de tonnes d’eq. CO2), dégazage des hydrates de méthane dans l'océan, dépérissement des forêts boréale et amazonienne, libération du carbone des sols...  Ces réactions en chaîne, bombes à retardement, mènent à une potentielle augmentation de +10°C sur les continents (ceux-ci étant plus chauds que les océans), température à laquelle cultiver et nourrir tout le monde deviendrait difficile, voire impossible, surtout dans un contexte ou les sols sont épuisés. A ces possibles pénuries alimentaires viennent s'ajouter l'épuisement de divers ressources (métaux, énergies fossiles, sable .. ). Un scénario donc de famines, d’épidémies, de guerres pour la survie, ou il pourrait ne rester que 10% des humains d'ici la fin du siècle. Un scénario qui est malheureusement de plus en plus probable, qui suscite régulièrement des cris d'alarmes de la communauté scientifique, et aujourd'hui de la jeunesse qui se met en grève face à l'inaction des générations précédentes pour leur offrir un monde vivable.
 
Notre modèle économique d’aujourd’hui « épuise nos ressources et détruit les écosystèmes, il est incompatible avec l'avenir de l'humanité » (Nicolas Hulot, 11/1/2019, RC) , et la plupart d’entre nous se sent impuissant devant la catastrophe annoncée.

Nous devons tous faire des efforts

Chacun accuse l’autre de polluer sans vouloir faire d’effort : les citoyens rejettent la faute sur les industriels et les politiques ; les entreprises se dédouanent au nom de la compétitivité et de la pression de leurs actionnaires ; les politiciens se disent impuissants face à Bruxelles, aux pressions des industriels, au remboursement de la dette, à la concurrence internationale, aux Gilets Jaunes qui ne veulent pas de taxe carbone. Pourtant nous devons tous, sans exceptions (consommateurs, industriels, investisseurs, politiques) faire des efforts et nous entraider, aller dans le sens de la sobriété et de la solidarité.

Une taxe carbone injuste et inefficace
 
La taxe carbone ne permet pas de réduire les émissions de 63%, seuil nécessaire à un scénario acceptable (qui évite guerres / famines / épidémies) ; de plus elle est injuste car elle ne taxe pas les grosses pollutions inutiles mais des trajets nécessaires dans notre modèle actuel (travail/école/courses... ) et donc précarise les familles les plus démunies.
 
"Injustice carbone" : 3 exemples
-       Un propriétaire d’un hélicoptère et d’une voiture raconte que ça lui coûte moins cher en carburant de traverser la France en hélicoptère qu’en voiture.
-       La taxe carbone dissuade-t-elle les consommateurs d’acheter des denrées alimentaires, des matériaux, ou des vêtements qui ont traversé les océans (fioul), les continents (kérosène), le pays (gasoil) ? Dissuade-t-elle d’acheter les produits fabriqués dans des pays dont l’électricité provient de centrales au charbon ou gaz ?
-       La taxe carbone dissuade-t-elle les banques d’utiliser notre argent pour investir dans les énergies fossiles, ou financer des projets polluants d'extraction ou de production en Inde, en Chine, en Guyane ? Dissuade-t-elle le citoyen de placer son épargne dans ces banques ?
 
Pour qu’elle soit efficace la taxe carbone devrait donc s’appliquer à la fois à l’investissement, aux bénéfices, à la consommation. Elle devrait prendre en compte à la fois la production, le transport (taxe fonction du nombre de kilomètres parcourus), l’usage, le traitement des déchets, et permettre une diminution suffisante des émissions en GES pour éviter le désastre, sans pénaliser les plus démunis.
 
De plus elle devrait financer une transition efficace vers un monde durable (économie circulaire, sobriété, etc). Ce qui n’est pas le cas. Elle est devenue finalement une taxe punitive dont les plus gros pollueurs sont exonérés, elle ne dissuade pas la surconsommation ou la surproduction de richesse, ni les échanges de marchandises entre continents. Les Français se sont donc sentis trahis et de là est né le mouvement Gilets Jaunes, mouvement qui ne peut que s’amplifier au vu des pénuries en ressources qui s’annoncent.
 
Dans quel monde veut-on vivre ?
 
On est sûrement tous d’accord pour dire qu’on souhaite vivre dans un monde sans guerres pour les ressources, avec des arbres, des oiseaux, des insectes, et une solidarité suffisante pour que chacun puisse vivre dignement. Qui s’opposerait à cela ?
 
Mais est-il admissible que les 20% les plus riches continuent à s’enrichir quand on sait que toute consommation ou investissement produit une empreinte et met en péril l’humanité, qu’il faudrait globalement diminuer nos émissions de 63% d’ici 2030, et que pour y arriver tout en permettant aux 20% les plus riches de croître il faudrait donc contraindre la moitié de la population à une extrême pauvreté, exposant le monde à des combats de classe et à des guerres pour les ressources ?
 
Au vu de l’urgence il est sûrement plus juste et paisible pour tous de demander aux 20% les plus riches de limiter les pollutions inutiles et d’investir massivement dans la transition vers notre survie plutôt que la seule recherche de profit.  Voici un graphique pour comprendre l’injustice climatique :    Epargne, travail, habitat, consommation, transport: empreinte carbone en fonction des revenus 

=> Les plus grandes causes d’émissions carbone pour la France sont l’épargne et le travail des 20% les plus riches. En moyenne, l'empreinte carbone causée un compte épargne est de 80T/an/français, celle du travail de 30T/an, celle de la consommation de 10T/an, celle de la voiture 2T/an. Ne faut-il pas s'attaquer au vrai problème: celui des investissements à profits, quelqu'en soient les conséquences écologiques et sociales ?
 
Si nous voulons une diminution globale des émissions de 63%, et permettre l’accroissement des richesses (et donc consommation, investissements, pollutions) des plus riches, cela conduit nécessairement à plonger dans la misère les classes les plus pauvres. Inversement pour permettre à tous de vivre dignement et baisser l’empreinte globale de 63%, il faut prendre des mesures pour limiter la pollution des plus riches. Ne peut-on pas exiger ou au moins inciter une baisse des consommations inutiles, et surtout exiger de l’épargne et des investissements qu’ils soient responsables et vertueux ?
 
Mouvements sociaux et écologie : sortir de l’impasse ?
 
La page Facebook Actions pour l’écologie est née il y a 4 ans pour, au quotidien, inspirer un maximum de gens à agir en montrant des exemples d’actions, notamment d’actions à fort impacts, en expliquant les actions et l’impact. Des actions de citoyens, de maires, d’entreprises sociales, d’associations. Des actions pour limiter l’empreinte carbone, la 6ème extinction de masse, et l’empreinte forêt.  Au début du mouvement Gilets Jaunes, nous avons posé la question de la pertinence écologique de la taxe carbone, rappelé que les émissions des 20% les plus riches sont environ 14 fois supérieurs à celle des 20% les plus pauvres, relayé les discours qui montraient pourquoi « fin du monde et fin du mois sont un même combat ». Le débat était tendu, beaucoup de médias essayant de diviser les mouvements écologistes et les Gilets Jaunes.
 
Nous avons donc, au fil des débats sur la page et le groupe, réfléchi à une mesure qui pourrait à la fois mettre fin à l’injustice sociale et à la crise climatique. Le gouvernement a choisi d’utiliser l’écologie comme prétexte pour trouver une source de revenus, mais il a choisi de taxer le carburant des particuliers, et donc de précariser les familles les plus démunies. Aujourd’hui si il veut mettre fin aux mouvements sociaux, il peut placer l’écologie et notre survie comme objectif pour freiner efficacement la surconsommation et la surproduction, les investissements polluants, financer un entreprenariat vertueux, une transition écologique efficace tout en permettant à chacun de vivre dignement.
 
Un possible effondrement qui gagne les consciences
 
Chaque jour des initiatives naissent partout dans le pays. A ce jour l’Affaire du Siècle a récolté 2 182 000 signatures, les vidéos de Pablo Servigne, Aurélien Barrau ou Greta Thunberg font le tour des réseaux sociaux. Les grands médias publient toutes les semaines des articles sur l’effondrement. Sur notre page les publications « buzz » atteignent le million de vue, une masse critique de citoyens s’approprie les concepts d’effondrement mais se sent impuissante et continue amèrement de nourrir la machine en consommant les produits fabriqués par les industries qu’elle dénonce, en travaillant pour les industries qu’elle dénonce et en prêtant ses économies à des banques qui investissent dans les projets qu’elle dénonce.  Elle appuie chaque jour sur l’accélérateur, mais ferme les yeux pour ne pas regarder le ravin dans lequel elle se précipite. Elle avait besoin d’aide pour prendre conscience du problème, maintenant elle a besoin d’aide pour stopper la machine, pour se mettre en marche dans un véhicule un peu moins gourmand en énergies et espérer amortir le choc de la chute. Car il est aujourd'hui avéré que quoi qu'il arrive nous allons devoir faire face à des pénuries en ressources et en énergie, il est donc plus que temps d'apprendre à vivre avec sobriété et à partager si on veut éviter que ces pénuries tournent en violences, voire guerres et extinction de l'humanité.


"C’est indispensable de se mobiliser puisque notre gouvernement est sourd. Extrême urgence pour l'humanité." Marie Paule R.

"C'est LA pétition du siècle. Les autres sont inutiles si la bataille du climat n'est pas une priorité." Marie Eve R.

"Sans doute la mesure la plus puissante pour enrayer le réchauffement ..." Matthias M.

"Je signe car c'est tout simplement une aberration et complètement injuste que les plus gros pollueurs ne soient pas taxés" Mélanie B.

"Il FAUT que les gens prennent conscience de l'urgence dans laquelle nous sommes!" Benjamin P.

"Je veux proteger mes enfants et suis terrifiée par l’inaction climatique mondiale." Emilie R.
 
Les pionniers de la transition
 
Devant cette masse critique il y a les pionniers, les déterminés, ceux qui veulent croire qu’on peut y arriver, ceux qui montrent la voie. Des citoyens, des associations, des entreprises, des maires, des députés, des ministres.
 
Le citoyen fait sa propre transition : il consomme bio et devient vegan pour éviter de participer à la 6è extinction de masse et à la déforestation. Il choisit une banque et un travail éthique pour diminuer drastiquement son empreinte carbone et même être acteur de la transition. Parfois il s’autonomise en chauffage, en électricité, en eau, en nourriture pour stopper complètement ses émissions carbone.
 
Le maire fait la transition de son village, comme à Langouët en Bretagne : 100% permaculture, autonomie alimentaire, cantine bio, conserverie, autonomie en énergie, etc
En ville il finance la gratuité des transports en commun, installe des péages pour les voitures, des toitures végétalisées, la permaculture des toits et des balcons.
 
L’entrepreneur devient entrepreneur social : le profit est entièrement reversé à la mission écologique ou sociale du projet. Il créé ces projets qui permettent une réduction d’empreinte à grande échelle, ou une sortie de la pauvreté à grande échelle, ou les deux.
 
Les pionniers sèment l’espoir et font tache d’huile, ils deviennent de plus en plus nombreux. Ils étaient vus comme marginaux utopistes, ils deviennent des modèles d’inspiration, des exemples d’un autre monde possible, ou monde ou tout le monde peut vivre bien, en s’entraidant, en consommant avec modération, avec éthique, parfois même en s’autonomisant.
 
Proposition pour une transition tous ensemble : « Un coefficient humanité solidaire »
 
Comment trouver une mesure qui permette
-       La conscience de l’urgence climatique et de la nécessité d’une baisse radicale de nos émissions (>63%) pour éviter un scénario +10°C avec possible effondrement de notre civilisation ?
-       A chacun de vivre dignement ?
-       L’accompagnement des citoyens et des entreprises à une transition solidaire ?
-       De regrouper toutes les propositions habituelles pour le climat en une seule ?
 
Le cabinet BL-évolution a donné en décembre une série d’exemples de mesures radicales qu’on pourrait prendre pour parvenir aux -63% : interdire l’achat non justifié de voiture neuve ou billets d’avion, relocaliser la production, limiter à 30m2 par personne la construction de nouveaux logements … Ces mesures semblent aujourd’hui difficilement acceptables par la population.
 
Le collectif Gilets Verts, en réaction au mouvement gilet jaune, a publié une pétition et une série de propositions.
 
Sur la page « Actions pour l’écologie », nous avons invité plusieurs fois au débat, à la proposition de mesures.
 
Nous avons réfléchi à une mesure qui pourrait englober toutes les autres, qui serait satisfaisante pour la majorité.
 
La taxe carbone ne taxe ni les avions ni les cargos, de plus elle ne marque pas l’urgence de la mesure. Nous avons alors pensé à une « Taxe survie solidaire » qui ne cache plus l'enjeu de notre survie, ni le fait qu'elle doit passer par la solidarité. Mais la seule logique punitive a montré son inefficacité. Nous avons ensuite proposé un « coefficient survie solidaire » ou, moins angoissant, un « coefficient humanité solidaire ».

Ce coefficient serait appliqué à toutes les transactions et taxes qui existent déjà, il serait dépendant de l’empreinte écologique et de la nécessité. On l'appliquerait donc aux biens, investissements, produits ou services, prêts, factures d’énergies via TVA, IR, IS, taxe d’habitation, taxe sur les dividendes, taxes sur les transactions financières, factures en électricité, gaz, carburant, etc
 
Ce coefficient serait proportionnel à l’empreinte écologique : non seulement l’empreinte carbone, mais aussi l’empreinte forêt, et l’empreinte sur la biodiversité.
 
L'empreinte carbone doit prendre en compte les émissions à toutes les étapes : production (électricité du pays? machines thermiques?) / transport (fonction du nombre de kilomètres) / usage / traitement des déchets.
 
Enfin ce coefficient serait inversement proportionnel à la nécessité c’est-à-dire que moins un produit est nécessaire et plus il coûte cher. (Paliers de besoins ou lissage à définir par voie parlementaire)
 
Globalement ce coefficient doit être pondéré de manière à
 
-       Dissuader efficacement l’achat ou la production des produits et services inutiles et polluants, les longs transports en cargos, avions ou camions
-       Inciter efficacement à choisir les produits et services les moins polluants : alimentation bio, produits locaux et durables, etc (par exemple faire en sorte que le bio coûte deux fois moins cher que le non bio pour préserver la biodiversité, faire en sorte que le « made in France » soit au moins 2 fois moins cher que les produits qui viennent par cargos, etc)
-       Permettre la consommation des produits et services de première nécessité (Ce qui serait le cas des trajets voitures vers le travail ou l’école, à moins qu’il y ait une véritable alternative de transport en commun : un réseau dense, fréquent et à prix abordable,  auto-partage, etc)
-       Aider les projets d’entrepreneurs sociaux qui s’investissent dans la transition
-       Garantir une baisse suffisante des émissions carbone pour éviter le scénario catastrophe
 
Pour cela il faut sortir de la « petite mesure », le prix d’un produit inutile et polluant pourrait être multiplié par 2, 5, 10… Afin de permettre une baisse de 63% d’émission CO2 nécessaire à notre survie, l’ordre de grandeur, dans tous les cas doit être assez élevé.
 
Inversement le prix d’un produit « durable » (garantie 10ans par exemple) ou garantissant la survie des espèces (bio), ou facilitant la transition énergétique, ou de « première nécessité » pourrait lui être subventionné de façon à coûter au consommateur la moitié de ce qu’il coûte aujourd’hui.
 
En une phrase
 
« Financer une transition écologique et solidaire efficace pour notre survie collective en dissuadant les pollutions inutiles »

Ou 

« Un coefficient qui permette une fiscalité écologique et solidaire, à la fois incitative et dissuasive »
 
En trois mots:
 
Un « coefficient survie solidaire » ou « coefficient humanité solidaire »
 
 
Exemples d’actions à encourager: actions citoyennes, politiques, entreprenariat, finance
 
-       Face au réchauffement climatique : La sobriété (moins consommer, habitat léger, sobriété énergétique, sobriété des dividendes), l’autonomie (énergie, alimentation), le choix d’une épargne éthique, d’une finance éthique (taxer fortement les investissements polluants, les transactions financières sur produits polluants), la permaculture
 
-       Face à la 6ème extinction de masse :  Le 100% bio (0 produits chimiques), permaculture, diminution de la consommation en protéines animales (multiplication des espaces naturels)
 
-       Face à la déforestation : interdire l’achat de tout produit issu de la déforestation (œufs/volaille/produits laitiers/porcs nourris au soja OGM notamment) mais de façon générale la consommation en protéines animales (permettre et financer la « reforestation »), la permaculture.
 
 
  
Exemples d’applications de la mesure
 
=> TVA :

Dissuader : le transport, l'alimentation traitée chimiquement, le plastique, les emballages, les produits/services inutiles et polluants (4x4, vedette, yacht, piscine privée, voyage non justifié par une cause écologique ou solidaire, véhicule non justifié, kilomètres non justifiés)

Inciter : La sobriété, l’autonomie électrique, le bio / paysan / local / de saison, la réparation (voitures / électronique .. ) / l’achat d’occasion / la revalorisation/ les matériaux naturels / l'utilisation des transports en commun, du vélo / permaculture / planter des arbres

=> Charges patronales (salaires)
Dissuader les très gros salaires (qui conduisent à la surconsommation, surproduction, et donc au dépassement de la biocapacité)
 
=> IR
Plus de tranches (plafonnement de revenus ? )
Inciter : les investissements dans la transition écologique (déductions d’impôts), la réparation, planter des arbres, permaculture

=> Importations
Taxe fonction du kilomètre parcouru
Inciter: la relocalisation de la production

=> Energies (électricité, gaz, carburant)
Prix par paliers (nécessaire peu cher, inutile très cher) 
Inciter : l’autonomie, l’efficacité, et la sobriété énergétique
Dissuader : le gaspillage énergétique

=> Taxe habitation / foncière
Dissuader : les résidences secondaires non justifiées, les piscines privées, les pièces inutilisées
Inciter : L'éco-construction, l'habitat léger, les maisons passives, l'autonomie

=> IS, dividendes, prêts bancaires
Dissuader: les bénéfices sur investissements polluants et non nécessaires (exemple : la mine d’or en Guyane), la délocalisation
Inciter : l’entreprenariat écologique et social, la transition écologique, la relocalisation des industries, la réparation, l'économie du partage


 
 
 
La question de la compétitivité internationale : montrer l’exemple
 
Lorsqu’un entrepreneur social fait un « business plan social », il a un objectif : la mission écologique et sociale, il cherche à maximiser le profit de son entreprise pour le reverser à la mission. Son business plan se termine par 3 lignes : le profit, l’impact écologique, l’impact social. Plus le projet a un impact écologique et sociale et plus il va devenir populaire, prendre des parts de marché, augmenter son profit, et maximiser son impact (cercle vertueux). Son business model passe par différentes stratégies. L’une d’elle est la stratégie d’expansion par la réplication : expliquer les fonctionnements du modèle afin qu’il puisse être répliqué au maximum par d’autres entrepreneurs sociaux.
 
Aujourd’hui l’entreprise sociale, c’est la France, avec un ministère de l’écologie et de la solidarité. La mission, c’est la survie de l’humanité, éviter les guerres pour les ressources. Nous devons changer d’indicateurs, ne plus nous contenter du PIB, mais, comme dans toute entreprise sociale mesurer l’impact écologique et social, les avoir comme objectifs annuels. Ne plus chercher les seuls profits personnels mais en reverser le nécessaire à la mission, et montrer l’exemple à l’international d’un modèle qui peut sortir l’humanité de la possibilité d’un suicide collectif, afin que un par un, les autres pays deviennent eux aussi des « entreprises sociales », et que, finalement, la transition devienne globale.
 
Impact possible d'un coefficient solidarité climat
 
Une vraie baisse efficace de nos émissions par une baisse des consommations et productions inutiles, la sortie du scénario catastrophe +5°C, la mise en place d’une véritable solidarité où chacun puisse vivre dignement, la sortie par le haut d'un système qui crée inégalités, injustices sociales, misère dans le monde, et guerres pour les ressources.
 
En bonus six autres propositions pour une transition écologique et solidaire, rapide et efficace
 
1/ Nationaliser les entreprises clefs pour une transition écologique rapide et efficace
=>Impact : contrôle plus rapide de la transition par le gouvernement
 
2/ Reconnaitre le « crime climatique » ou « crime contre les générations futures » => d’ici 2 ans punir par des sanctions financières ou pénales radicales toute entreprise, banque, ou collectivité qui n’aurait pas commencé une transition écologique et solidaire (cahier des charges à établir), punir d’une amende tout citoyen qui n’aurait pas commencé sa transition (actions principales à définir)
=>Impact : responsabiliser et impliquer l’ensemble des acteurs
 
3/ Combattre efficacement la fraude et l’évasion fiscale, les paradis fiscaux. Utiliser le remboursement des sommes non payées sur les 20 dernières années par les fraudeurs pour financer la transition écologique, le remboursement de la dette, la fin de l’austérité, le déploiement de pistes cyclables, d’un service de bus et trains dense, fréquent et à prix abordables, pour inciter l’abandon de la voiture.
 
4/ Quotas carbone ou revenu maximum : un maximum d’émissions autorisées par personne
 
5/ Soumettre à critères écologiques la politique d’investissements de la caisse des dépôts et de consignations

6/ Créer une monnaie duelle (quantitative et qualitative). L'empreinte écologique représente la qualité, ainsi moins on pollue plus on s'enrichie. La qualité se propage entre les vendeurs et les acheteurs. ("et si on osait ? vivre de façon plus équitable" Fabien FERT)
 
Agissons maintenant !
 
C’est ce gouvernement, et pas le suivant, qui peut éviter le possible scénario catastrophe +5°C. C’est à nous de lui montrer que nous voulons, en nombre, une transition écologique et solidaire, rapide et efficace. Vous pouvez agir dès maintenant: en signant cette pétition, en la diffusant sur vos réseaux, en parlant de l'urgence climatique autour de vous, en changeant de banque (choisir une banque éthique permet d'économiser en moyenne 40T de CO2 / an / Français).

Merci à tous pour votre soutien !
 


Voulez-vous partager la pétition ?