Suppression de l'AJAC : redoublement ou obligation d'arrêter les études

Suppression de l'AJAC : redoublement ou obligation d'arrêter les études

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Quand elle atteindra 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Solidaires Etudiant-e-s MONTPELLIER a lancé cette pétition adressée à Université Paul Valéry

Lors du CEVU ayant eu lieu hier matin, le mardi 5 octobre, la présidence de l’Université Paul Valéry a profité d’une journée de grève interprofessionnelle pour supprimer le statut AJAC (ajourné autorisé à continuer). Il s’agit d’un choix politique grave, inscrit dans l’arrêté licence, qui précarise encore plus les conditions d’études des étudiant-e-s.

En effet, l’AJAC, anciennement inscrit dans le règlement des études, permettait aux étudiant-e-s inscrit-e-s à l’université et ayant obtenu 40 ECTS d’une année universitaire à passer à l’année supérieure tout en rattrapant les matières non validées (passages L1/L2 et L2/L3). En supprimant l'AJAC, la présidence oblige les étudiants à faire une demande de redoublement. Cela pose deux problèmes. Le premier est que cette demande peut être refusée par les universités, obligeant ainsi les étudiant-e-s à mettre fin à leurs études. Le deuxième étant l'utilisation d'un crédit de bourses supplémentaire et donc, dans certains cas, la perte de leur bourse pour les étudiant-e-s qui ont déjà utilisé leurs crédits. 

Rappelons que la perte des bourses est souvent synonyme d'arrêts des études, les étudiant-e-s concerné-e-s n'ayant très souvent plus les moyens de continuer. Rappelons également que la première cause d'échec à l'université est le salariat étudiant. La présidence fait donc le choix avec cette mesure de fermer davantage les portes de l'université aux plus précaires d'entre nous.

On voit donc ici une parfaite illustration d’une ségrégation sociale et d’un total mépris des conditions de vie et d’études des étudiant-es de la part d’une administration au service de l’État libéral. En effet, les étudiant-e-s concerné-e-s négativement par cette réforme sont les plus précaires, et ceux et celles ayant des conditions matérielles de vie et d’études les plus difficiles.

En outre, cette mesure s’inscrit dans la logique de l’arrêté licence ainsi qu’une succession de réformes mises en place dans un contexte de libéralisation de l’enseignement supérieur et de la recherche de plus en plus agressive. Alors même que Mme Fraisse, élue il y a un an, se disait alors la candidate de la défense d’une université de service public, on constate que limiter les possibilités de poursuite d’études des étudiant-e-s les plus précaires ne lui pose pas problème. Or un service public n’en est pas un s’il n’est pas accessible aux plus précaires.

Cette suppression va créer un climat anxiogène pour les étudiant-e-s, notamment boursier-e-s, va encore une fois pousser les plus précaires à la porte et augmenter le risque de décrochage du système universitaire.

Nous exigeons, dans la continuité de notre combat contre l'arrêté licence, l’annulation immédiate de la suppression du statut AJAC. Nous attendons de tout-e-s les élu-e-s du Conseil d’Administration de l’Université Paul Valéry, qui se réunira le 19 octobre, qu'ils et elles se prononcent contre cette mesure libérale et précarisante ! Par ailleurs, nous appelons dès aujourd’hui à un rassemblement devant le CA le 19 octobre  à 8h30, devant le bâtiment L les Guihlems de l’Université Paul Valéry.


Unissons-nous pour une université libre, gratuite, démocratique, populaire, émancipatrice, formatrice, critique et tolérante !

Signataires : Solidaires Etudiant-e-s Montpellier, Le Poing Levé Montpellier

 

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