Solidarité contre l'acharnement sur le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier

0 a signé. Allez jusqu'à 100 !


VIDÉO

https://www.youtube.com/watch?v=Q7NP07wswFE

RÉSUMÉ

Après la mobilisation étudiante à l'Université Paul Valéry Montpellier, la direction cherche un bouc émissaire pour montrer l'exemple.

Elle l'a trouvé chez le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier, plus précisément en désignant l'un de ses représentants.

Cette attaque est une individualisation stratégique :

  • Elle saisit cette occasion pour abattre un représentant syndical défendant la cause étudiante et lycéenne.
  • Elle cherche à prétendre que le mouvement n'était constitué que de quelques agents provocateurs.
  • Elle évite de devoir étudier le mouvement au sens large.

Cette attaque représente un acharnement contre les syndicats :

  • Elle s'attaque au SCUM (et à Solidaires) car il les gêne. En effet, il défend les étudiants et étudiantes depuis plusieurs années, se mettant souvent en opposition directe à l'administration.
  • Le SCUM a notamment soutenu avec succès les sans-fac et les étudiants à exonérer des frais d'inscription.

Somme toute, le SCUM soutient un certain nombre de causes que les étudiants soutiennent mais auxquelles l'université s'oppose (en contradiction totale avec les valeurs qu'elle professe). Comme il la gêne, elle veut saisit cette occasion pour s'en débarasser.

Ne soyons pas dupes de ce discours, et ne laissons pas un camarade tomber.

Communiqué ici : https://combatuniversitaire.wordpress.com/2018/06/07/exclusions-mensonges-et-videos-repression-anti-syndicale-a-luniversite-paul-valery/

APPEL À ACTION

En solidarité avec le SCUM et ses porte-paroles, apportez votre voix à son soutien et faites-vous entendre par la direction universitaire.

Vous pouvez :

  • Signer la pétition, la partager sur les réseaux ou forums — lien raccourci de la pétition : bit.ly/soutienscum
  • Envoyer un mail à l'administration, notamment au président patrick.gilli@univ-montp3.fr — vous pouvez vous servir de la lettre-type plus bas ou piocher des infos pertinentes sur cette page
  • Rejoindre le rassemblement prévu devant l'audience du 18 juin.

RASSEMBLEMENT

La commission disciplinaire aura lieu le lundi 18 juin 2018 à 11h30 en Salle 002 au site Saint-Charles, Rue du Professeur Henri Serre, 34080 Montpellier. (Arrêt de tram Albert 1er, ligne 1.)

CHEFS D'ACCUSATION

  • Blocage du campus de Paul Valéry le 12 septembre 2017.
  • Blocage du bâtiment administratif le 11 octobre 2017.
  • Tenue d'un stand "pause café" sans autorisation, échange de cigarettes.
  • Occupation de la Maison des étudiants du 24 au 29 janvier 2018.
  • Tentative d'intrusion dans l'Amphi A le 30 avril.
  • Intrusions dans le bâtiment administratif les 13 avril et 7 mai.

REMISE EN CONTEXTE

  • Bloquer la fac pour défendre les droits des étudiants qui se sont vu refuser toute inscription universitaire.
  • Créer un moment de détente dans une vie trop souvent tenaillante, et échanger sur le thème tabou de l'addiction en prévision d'une journée de conférences et projections sur le sujet.
  • S'opposer à l'expulsion du local syndical de la Maison des étudiants.
  • Prendre partie à un mouvement national de contestation des lois séléctives élaborées par le gouvernement et mises en place par l'université.
  • Contester la tenue d'un Conseil sur la séléction, fermé aux étudiants et pendant laquelle les vigiles ont mis un élu étudiant à sang.

LETTRE À LA PRÉSIDENCE

Mr Patrick Gilli,

Nous contestons votre décision de faire d'un élu syndical un bouc émissaire pour les aspects du mouvement étudiant qui vous dérangent.

Vous cherchez à prétendre que la mobilisation n'était constituée que de quelques agents provocateurs, évitant ainsi de vous confronter au fait qu'une large fraction des étudiant·es s'oppose à vos mesures.

Vous cherchez à montrer l'exemple dans une logique répressive, et à détruire l'un des syndicats les plus actifs de l'université Paul Valéry car il entrave votre gouvernance, gouvernance déconnectée de la réalité sur le terrain et jugée illégitime par des milliers en assemblée générale.

Lors des actions que vous citez, le SCUM a défendu la cause des sans-fac, que vous avez mis sur le carreau, ainsi que celle des étudiants éligibles à être éxonéré des frais d'inscription, que vous avez laissé galérer.

Le SCUM soutient un certain nombre de causes que les étudiants soutiennent mais auxquelles l'université s'oppose en contradiction totale avec les valeurs qu'elle professe. Ainsi, il vous gêne, et vous cherchez un prétexte pour l'abbattre.

Il nous paraît évident que votre démarche est corrompue, et nous vous invitons à la cesser. Il est temps d'écouter les étudiant·es, plutôt que de les mépriser.

Cordialement,

Des étudiantes et étudiants.

 

COMMUNIQUÉ COMPLET (lien)

Depuis septembre notre association syndicale étudiante est victime de répression au sein de l’université Paul Valéry – Montpellier 3.

Nos élus ont été pris à partie, humiliés et insultés en plein Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CÉVU) par le président de l’université et son entourage. L’équipe de direction s’adonne à un tir de barrage systématique pour faire craquer nos élus. D’autre fois, ce sont des violences physiques qu’ont subit les membres du SCUM pour avoir signifié pacifiquement leur mécontentement. Soit directement de la part de l’équipe de direction comme lors de la réunion ParcourSup du 7 mai, soit matraqués par la police ainsi que la nouvelle sécurité privée et ses dobermans sous le regard impassible des vice-présidents de l’université.

Notre engagement dans la lutte contre la sélection, et pour la défense des droits des étudiants, est la raison de la violente répression que nous subissons. Un de nos militants et élu étudiant a reçu un dossier de 59 pages dont l’objectif est de l’inculper pour sanctionner ses activités syndicales.

Une répression ciblée basée sur des accusations fantaisistes.
Il y est accusé d’avoir participé au blocage du campus de l’université Paul Valéry le 12 septembre dernier. Ainsi, la présidence de l’université tente de faire passer une action syndicale et collective comme l’acte isolé d’un seul individu. Il aurait donc bloqué l’université tout seul ? En réalité, ce blocage de l’université était à l’initiative des étudiants « sans facs » dont l’inscription était refusée par la présidence de l’université. Nous l’avons activement soutenu et nous assumons cette participation de façon collective. Nous prévenons d’ores et déjà : à chaque fois qu’il le faudra, le SCUM sera présent sur les piquets de grève !

Les autres chefs d’accusation oscillent entre absurdité et mauvaise foi. En effet, fin janvier, la présidence de l’université à expulsé notre syndicat de son local au sein de la MDE (Maison Des Étudiants). Le prétexte ? Une action syndicale revendicative, menée en décembre, consistant en l’installation de tables, chaises et micro-ondes pour permettre aux étudiants précaires de faire réchauffer leurs plats et de se restaurer au chaud. Dans la perspective de la tenue d’une journée dédiée à la réduction des risques concernant les addictions, de la documentation de prévention était aussi mise à disposition. Ainsi, notre camarade se retrouve accusé d’avoir participé à cette initiative contre la précarité et même, comble du ridicule, d’avoir enfreint la Loi Evin !

Face à l’imminence de l’expulsion de notre local, nous avons fait le choix de rester dans notre local et d’organiser un repas partagé appelé « raclette party ». De nombreux soutiens sont venus et la mobilisation s’est élargie à des revendications liées à la gestion autoritaire de la vie associative par la direction de l ‘université. En référence à la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes, les étudiants venus en soutient ont formé la « Maison à Défendre » (MAD) et ont entrepris l’occupation de toute la Maison des Etudiants. A la suite du démantèlement de cette occupation, c’est encore une fois le SCUM qui a été accusé de façon fantaisiste de vols et dégradations. Désormais, notre camarade, qui n’était même pas présent au moment des faits, se retrouve individuellement mis en cause.

La mobilisation massive contre la généralisation de la sélection qui a débuté en février a aussi été l’occasion pour l’université de se servir de notre camarade comme bouc-émissaire. La répression concentrée sur un élu étudiant qui a contribué à médiatiser les revendications étudiantes, dont la demande de la démission de Patrick Gilli, a comme objectif clair de faire peur à l’ensemble des étudiants mobilisés. Notre camarade a été interdit d’université pour 30 jours (la sanction maximale que le président de l’université peut ordonner), pile au moment où avaient lieu ses examens en présentiels.  Veut-on l’empêcher de mener à bien la suite de ses études universitaires ?

Nous condamnons cette tentative d’intimidation dont le but n’est ni plus ni moins que d’attaquer une personne gênante pour la direction de l’université. Et dont le seul « délit » est de s’être insurgé contre les injustices que subissent au quotidien les étudiant-e-s, de plus en plus précarisés, repoussés dans toujours plus d’incertitude quant à leur avenir.

Il est à noter que lui et plusieurs de nos membres ont aussi été pris en photos et en vidéo à leur insu depuis septembre. Sur certaines photos, on peut voir des membres du SCUM simplement… marcher dans la fac ! Non seulement ces filatures systématiques dignes d’un mauvais film d’espionnage sont illégales, mais elles démontrent aussi une tendance perverse et malsaines de la part de certains membres de la direction de l’université. Il s’agit ni plus ni moins que d’un fichage souterrain des éléments que la direction juge dérangeants.

L’université Paul Valéry n’est pas le lieu d’expression du pluralisme démocratique qu’elle prétend être. Mais plutôt le pré-carré d’une direction qui prend toutes ses distances avec la légalité, de façon à se débarrasser de celles et ceux qu’elle juge trop regardants sur sa politique.

Notre syndicat et nos élus étudiants mènent un travail considérable pour mettre à jour les abus et les pratiques ombrageuses de la direction. Toujours avec sérieux et détermination. Nous tenons à prévenir que nous ne baisserons pas les bras au moment où la situation de l’université est plus inquiétante que jamais.

Ainsi, en plus de notre camarade victime de sanctions disciplinaires et de filatures injustifiées, nous avons appris qu’un membre de l’association étudiante Solidaires est aussi sous le coup d’une procédure disciplinaire pour sa participation à la mobilisation en tant qu’étudiant et personnel. La convergence entre étudiants et personnels ferait-elle peur à Patrick Gilli ?

Nous tenons à rappeler que nous sommes réprimés car on est un syndicat qui combat la sélection et qui dénonce ceux que d’autres n’auraient pas le courage de faire. Nous avions par exemple en décembre, dénoncé des cas harcèlements sexuels de la part d’enseignants sur des étudiant-e-es sur le campus ainsi que la politique douteuse de la présidence pour soi-disant aider ces victimes. Étrangement, une semaine après nous apprenions notre expulsion de notre local syndical.

Nous sommes visés aujourd’hui, à travers un de nos porte-paroles,  car nous avons participé au mouvement de blocage des étudiants et personnels et que nous avons appelé à l’amplifier. La présidence de l’université veut masquer, en s’attaquant à notre camarade, que le mouvement était massif et dépassait les syndicats. Par ce tour de passe-passe grotesque, Patrick Gilli tente de faire passer un mouvement de milliers d’étudiants comme le seul fait de quelques agitateurs minoritaires.

A la lumière de l’historique des événements, les multiples accusations cristallisées contre notre camarade apparaissent en réalité comme du harcèlement, dans le seul but de le conduire à renoncer à poursuivre ses activités syndicales et ses études.

Ces attaques ne font que renforcer notre détermination à nous battre contre la sélection sociale, et pour notre droit à un avenir !



Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier compte sur vous aujourd'hui

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier SCUM a besoin de votre aide pour sa pétition “Université Paul Valéry Montpellier: Solidarité contre l'acharnement sur le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier”. Rejoignez Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier et 69 signataires.