Salle de sieste et de relaxation à l'Université de Montréal

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Considérant que l’enquête Ça va? a démontré que l’état de santé psychologique de la population étudiante de l’Université de Montréal est inquiétant (22 % rapportent des symptômes de dépression et 3,4 % des symptômes d’épuisement professionnel suffisamment importants pour justifier un traitement thérapeutique);

Considérant que, selon la même étude, les facteurs nuisant à la santé psychologique des étudiant(e)s sont le manque de sommeil et les sentiments de solitude, de précarité financière, de compétition et de ne pas pouvoir être authentique;

Considérant que le recteur, Guy Breton, indique que «les problèmes de santé mentale augmentent partout dans les universités» et que l’Université «travaill[e] fort pour offrir [aux] étudiants un campus bienveillant»;

Considérant que les orientations de la secrétaire générale, du coordonnateur à la vie de campus et de la coordinatrice aux affaires associatives de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM) incluent l’amélioration de la santé psychologique des étudiant(e)s de l’Université;

Considérant que la directrice du Centre de santé et de consultation psychologique (CSCP), Virginie Allard-Caméus, assure que le service de consultation du Centre «est à pleine capacité», que le temps d’attente moyen pour un rendez-vous est «autour de seize semaines» et qu’il «ne faut pas juste regarder l’offre de consultations» puisque le problème d’accessibilité aux services de consultation concerne surtout «les cas non urgents»;

Considérant que le recteur, Guy Breton, considère que les activités de groupe qui seraient offertes dans la salle permettraient de réduire le stress des étudiant(e)s et «de réduire les temps d’attente pour avoir accès à ces soins [de consultation psychologique]»;   

Considérant que le déménagement vers le Campus MIL va libérer des locaux dans certains pavillons, que l’Université est présentement en cours de réflexion sur la façon d’utiliser à leur plein potentiel ces locaux libérés et que l'engagement 5 du plan d'action Transcender les frontières vise notamment à dynamiser les espaces intérieurs;

Considérant que beaucoup d’étudiant(e)s, en particulier ceux et celles qui vivent à distance, demandent un lieu de repos et relaxation accessible entre les cours et sur le campus, à proximité de leur lieu d’étude;

Considérant que, selon l’Enquête sur l’utilisation des services de santé psychologique à l’Université de Montréal, la précarité financière, le manque de temps ou une accessibilité réduite sont des obstacles à l’utilisation des ressources ayant un impact sur le bien-être des étudiant(e)s;

Considérant que la présence d’un lieu permanent de repos et relaxation sur la campus serait un catalyseur pour créer une grande communauté composé d’étudiant(e)s ou de membres du personnel qui s’intéressent au bien-être tout comme pour faciliter l'organisation d'activités favorisant le bien-être;

Considérant que cette salle aurait pour effet s’attaquer aux problèmes soulevés par l'enquête Ça va? en offrant des solutions concrètes contre le sentiment de solitude, le stress et l’épuisement : se détendre, méditer, se masser, participer à des activités de relaxation, partager et de recevoir du support moral, prendre une petite sieste, pouvoir s’exprimer authentiquement, etc.;

Considérant que l’aménagement d’une salle serait complémentaire à la campagne Ça va aller, nécessiterait très peu de ressources et permettrait de mobiliser concrètement beaucoup d'étudiant(e)s et d'employé(e)s de la communauté de l'Université de Montréal;

Considérant que le projet-pilote temporaire de salle de relaxation et méditation mené en collaboration par le regroupement étudiant SOI - Le salon zen et la bibliothèque ÉPC-Biologie l’Université de Montréal en décembre 2018 et avril 2019 a démontré que ce type d’espace (et les activités qui s’y déroulent) est réalisable et apprécié par la communauté étudiante (voir le rapport);

Considérant que le regroupement étudiant SOI - Le salon zen de l’Université de Montréal (désormais appelé Communauté bien-être) existe depuis 2015, possède de l’équipement pour aménager deux salles, mobilise la communauté étudiante pour promouvoir le bien-être sur le campus, a offert plus de cent activités gratuites par les étudiant(e)s et employé(e)s, a démontré sa capacité à offrir beaucoup avec peu de ressources et collabore avec un grand nombre d’acteurs du campus (associations étudiantes, regroupements étudiants et employé(e)s);

Considérant que les mesures qui suivent sont appuyées par l'équipe du SOI - Le salon zen, le regroupement Communauté Bien-Être, le journal étudiant l'Amnésique, la Brigade (sciences biomédicales de l'UdeM) VOXUM - Voix-Capella de l'Université de Montréal, AGÉÉPUM, l'exécutif de l'AGÉPEUM;

Nous, soussignés, demandons à l'Université de Montréal et au comité de gestion des espaces de vie :

  • de consacrer deux salles comme lieu de repos et relaxation au pavillon Marie-Victorin et dans un autre pavillon;
  • de rendre accessible les salles tout au long de la journée;
  • de former un comité de gestion des salles composé du regroupement étudiant Communauté Bien-Être, des associations étudiantes du pavillon et d'autres membres de la communauté de l'Université (par exemple un(e) employé(e) ou une personne d'un autre regroupement étudiant);
  • de consacrer un budget afin de se procurer du matériel pour l’aménagement et l’entretien des lieux.