Non à l’islamophobie banalisée au sein de l’Université de Lille

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AFFAIRE GÉRALD MOREL

En début d´année dernière, une étudiante veut réaliser un rêve ancien : s’initier à la boxe. C’était sans compter sur Gérald MOREL qui lui refuse l’accès aux cours qu’il dispense sous prétexte qu’elle se couvre les cheveux d´un foulard, tout en ignorant la loi et la circulaire de 2004 proscrivant certes, le port des signes religieux ostentibles dans les écoles, collèges et lycées mais pas dans l’enseignement supérieur. Ce refus, justifié par des arguments aberrants tels que « avoir la tête couverte lors d’un effort peut provoquer des malaises y compris cardiaques » (port du voile pourtant autorisé par la FIFA depuis 2014 - la FIBA depuis 2017 - par le comité exécutif de la fédération mondiale de karaté depuis 2013 - par l’IAAF depuis 2012) mais aussi par le fait qu’il associerait le foulard porté par l’étudiante à celui que porte les femmes atteintes d’un cancer. Ayant enregistré la conversation, la jeune fille a par la suite contacté le syndicat étudiant UNEF et Martine BENOIT la référente du racisme et antisémitisme de l’université de Lille pensant y trouver un soutien, malheureusement après plusieurs confrontations, ces derniers justifient ces paroles haineuses par de la simple maladresse.

Cf article complet de Médiapart du 8 juin 2020 « Discrimination : l’Université de Lille refuse de sanctionner un enseignant allergique au voile » de Faiza ZEROUALA

Il s’agit d’arrêter de rester passif face à ces actes banalisés discriminatoires, soutenus par l’inaction des institutions prétextant agir contre ces mêmes discriminations mais regardant de l´autre côté lorsqu’il s´agit de sanctionner. Ne nous rendons pas complices en faisant de même.