Universités de Bordeaux : Un plan sanitaire à la hauteur pour que les facs ne ferment pas


Universités de Bordeaux : Un plan sanitaire à la hauteur pour que les facs ne ferment pas
Le problème
Les universités sont les principaux foyers de clusters selon l'Agence Santé publique France, situation qui révèle l’impréparation de la rentrée. À l’Université de Bordeaux et Bordeaux Montaigne, les mesures sont hétérogènes et les moyens lacunaires : les présidences cautionnent la politique criminelle du gouvernement en appliquant des mesures palliatives à la crise et en pointant les responsabilités individuelles.
Dans le même temps l’université en crise structurelle est incapable d’accueillir le surplus de 35 000 nouveaux étudiants par manque de moyens, conséquence des lois qui réduisent ses financements publics.
Face au manque de places, de structures et de personnels, la principale mesure mise en place aujourd’hui consiste à faire des cours à distance, une bascule en ligne qui sera totale si aucune mesure d’urgence n’est prise pour faire face à la reprise de l’épidémie. Nous refusons que la crise sanitaire serve de prétexte pour la sélection sociale à l'entrée des universités. En effet, une fermeture des facs approfondirait les inégalités sociales, avec des accès matériels inégaux aux cours en ligne, l’isolement et des conditions de vie dégradées, accentuées par la crise économique qui touche de plein fouet la jeunesse, et par conséquent des milliers d’étudiants qui ne pourront pas suivre leurs cours ou les abandonneront.
De plus, les prises de décisions et le suivi de la situation restent opaques, nous apprenons dans les médias le nombre de cas covid dans nos propres lieux d’études ! Les instances décisionnaires de l’université n’incluent que quelques étudiants (beaucoup moins nombreux que les représentants extérieurs non-elus !) et sont de ce fait anti-démocratiques. Il est aujourd’hui urgent que nous puissions prendre en main l’organisation des facs dans cette période de crise, aux côtés des professeurs et du personnel universitaire, dont beaucoup verraient leur contrat terminé par une éventuelle fermeture.
Pour que les universités restent ouvertes à tous et toutes, nous revendiquons :
- Des masques gratuits pour tous, pour ne pas avoir à en utiliser des périmés au vu de leurs coûts. Mais aussi des centres de dépistages supplémentaires, notamment sur les campus, pour suivre réellement l’évolution de l’épidémie.
- La transparence de l’évolution de l’épidémie et des décisions prises. Nous ne voulons plus subir les directives arbitraires qui nous mènent à la catastrophe.
- L'allègement et l’aménagement des cours en présentiel, seule solution concrète au vu du manque de moyens, pour ne pas accentuer les inégalités d’accès à l’enseignement supérieur.
Dans ce contexte les conditions d'études ne pourront pas être normales, ce qui semble être la seule préoccupation des directions. Pour la moitié des étudiants qui travaillent, il sera insoutenable de suivre le rythme des cours tout en s'inquiétant de remplir leur frigo, payer leur loyer, et pour cela assurer une source de revenu alors que les licenciements et le chômage augmentent. Pour que l'université ne soit pas une pression supplémentaire, nous exigeons la levée du contrôle d'assiduité et des sanctions administratives ou pédagogiques ainsi que la validation automatique de l'année pour tous les étudiants, sans partiels ni contrôle continu.
Les conditions et le contenu de nos études doivent s'adapter à la situation d'une année exceptionnelle. Dans ce contexte, nous voulons que la jeunesse prenne sa place dans la résolution de la crise et que l’université soit à ce service

Le problème
Les universités sont les principaux foyers de clusters selon l'Agence Santé publique France, situation qui révèle l’impréparation de la rentrée. À l’Université de Bordeaux et Bordeaux Montaigne, les mesures sont hétérogènes et les moyens lacunaires : les présidences cautionnent la politique criminelle du gouvernement en appliquant des mesures palliatives à la crise et en pointant les responsabilités individuelles.
Dans le même temps l’université en crise structurelle est incapable d’accueillir le surplus de 35 000 nouveaux étudiants par manque de moyens, conséquence des lois qui réduisent ses financements publics.
Face au manque de places, de structures et de personnels, la principale mesure mise en place aujourd’hui consiste à faire des cours à distance, une bascule en ligne qui sera totale si aucune mesure d’urgence n’est prise pour faire face à la reprise de l’épidémie. Nous refusons que la crise sanitaire serve de prétexte pour la sélection sociale à l'entrée des universités. En effet, une fermeture des facs approfondirait les inégalités sociales, avec des accès matériels inégaux aux cours en ligne, l’isolement et des conditions de vie dégradées, accentuées par la crise économique qui touche de plein fouet la jeunesse, et par conséquent des milliers d’étudiants qui ne pourront pas suivre leurs cours ou les abandonneront.
De plus, les prises de décisions et le suivi de la situation restent opaques, nous apprenons dans les médias le nombre de cas covid dans nos propres lieux d’études ! Les instances décisionnaires de l’université n’incluent que quelques étudiants (beaucoup moins nombreux que les représentants extérieurs non-elus !) et sont de ce fait anti-démocratiques. Il est aujourd’hui urgent que nous puissions prendre en main l’organisation des facs dans cette période de crise, aux côtés des professeurs et du personnel universitaire, dont beaucoup verraient leur contrat terminé par une éventuelle fermeture.
Pour que les universités restent ouvertes à tous et toutes, nous revendiquons :
- Des masques gratuits pour tous, pour ne pas avoir à en utiliser des périmés au vu de leurs coûts. Mais aussi des centres de dépistages supplémentaires, notamment sur les campus, pour suivre réellement l’évolution de l’épidémie.
- La transparence de l’évolution de l’épidémie et des décisions prises. Nous ne voulons plus subir les directives arbitraires qui nous mènent à la catastrophe.
- L'allègement et l’aménagement des cours en présentiel, seule solution concrète au vu du manque de moyens, pour ne pas accentuer les inégalités d’accès à l’enseignement supérieur.
Dans ce contexte les conditions d'études ne pourront pas être normales, ce qui semble être la seule préoccupation des directions. Pour la moitié des étudiants qui travaillent, il sera insoutenable de suivre le rythme des cours tout en s'inquiétant de remplir leur frigo, payer leur loyer, et pour cela assurer une source de revenu alors que les licenciements et le chômage augmentent. Pour que l'université ne soit pas une pression supplémentaire, nous exigeons la levée du contrôle d'assiduité et des sanctions administratives ou pédagogiques ainsi que la validation automatique de l'année pour tous les étudiants, sans partiels ni contrôle continu.
Les conditions et le contenu de nos études doivent s'adapter à la situation d'une année exceptionnelle. Dans ce contexte, nous voulons que la jeunesse prenne sa place dans la résolution de la crise et que l’université soit à ce service

Pétition fermée
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Les décisionnaires
Pétition lancée le 29 septembre 2020