Une décision incompréhensible ou hélas trop compréhensible pour les urgences de laval ?


Une décision incompréhensible ou hélas trop compréhensible pour les urgences de laval ?
Le problème
Depuis le 1er décembre, Caroline Brémaud n'est plus cheffe du service des urgences de l'hôpital de Laval. Décision conjointe du Directeur de l'hôpital et du Président de la Communauté Médicale de l'Etablissement. Raison officiellement invoquée, une "gouvernance unifiée au sein du département de médecine d'urgence". Mais la vraie raison est toute autre.
Caroline Brémaud alerte. Elle dit la casse de l'hôpital public, la dégradation de l'accès aux soins, en Mayenne en particulier, et la mise en danger de la population avec des fermetures totales ou partielles du service des urgences des hôpitaux mayennais, et de celui de Laval en particulier. Elle le dit à la presse. Elle le dit à la population qu'elle invite à se mobiliser pour refuser cette politique qui détruit l'hôpital public et entrave l'accès aux soins.
Et ces prises de position, ces alertes lancées ne plaisent pas.
La destruction de l'hôpital public est avérée. Les moyens manquent. Les équipes sont épuisées, détruites à force de conditions de travail dégradées, et quittent le navire. Les conditions d'accueil des patients sont jugées indignes par les équipes elles-mêmes.
Elles n'ont plus que le temps des gestes techniques, et plus celui de l'écoute. Les patients sont hospitalisés dans les couloirs des urgences, parfois plusieurs jours, faute de lits d'hospitalisation en aval. Et le nombre de patients pour chaque soignant est tel que la peur de l'erreur médicale et celle qu'une mort évitable survienne sont omniprésentes.
L'hôpital public se meurt, détruit par une politique qui, depuis des années, lui demande d'être rentable et de fonctionner comme une entreprise, mais ses équipes n'ont, de toute évidence, pas le droit de le dire.
Caroline Brémaud le dit. Elle est sanctionnée, privée de sa chefferie.
Cette sanction est inacceptable.
Alerter la population sur la casse de notre système de santé ne peut pas faire l'objet d'une sanction.
Les deux termes de l'alternative sont clairs :
Ou nous obtenons que cesse la destruction de l'hôpital public et de ses équipes.
Ou il ne nous restera plus qu'à regarder services d'urgences et d'hospitalisation fermer leurs portes, compter les morts évitables et se souvenir que l'hôpital public, c'était l'excellence des soins pour tous.
Caroline Brémaud est sanctionnée parce qu'elle défend notre accès aux soins.
Nous avons le devoir de la soutenir et d'exiger avec les Collectifs et syndicats mobilisés à ses côtés que soit levée la sanction totalement injustifiée qui lui est imposée.
C'est le sens de cette pétition.
Esther Morel, Denis Roth
Le problème
Depuis le 1er décembre, Caroline Brémaud n'est plus cheffe du service des urgences de l'hôpital de Laval. Décision conjointe du Directeur de l'hôpital et du Président de la Communauté Médicale de l'Etablissement. Raison officiellement invoquée, une "gouvernance unifiée au sein du département de médecine d'urgence". Mais la vraie raison est toute autre.
Caroline Brémaud alerte. Elle dit la casse de l'hôpital public, la dégradation de l'accès aux soins, en Mayenne en particulier, et la mise en danger de la population avec des fermetures totales ou partielles du service des urgences des hôpitaux mayennais, et de celui de Laval en particulier. Elle le dit à la presse. Elle le dit à la population qu'elle invite à se mobiliser pour refuser cette politique qui détruit l'hôpital public et entrave l'accès aux soins.
Et ces prises de position, ces alertes lancées ne plaisent pas.
La destruction de l'hôpital public est avérée. Les moyens manquent. Les équipes sont épuisées, détruites à force de conditions de travail dégradées, et quittent le navire. Les conditions d'accueil des patients sont jugées indignes par les équipes elles-mêmes.
Elles n'ont plus que le temps des gestes techniques, et plus celui de l'écoute. Les patients sont hospitalisés dans les couloirs des urgences, parfois plusieurs jours, faute de lits d'hospitalisation en aval. Et le nombre de patients pour chaque soignant est tel que la peur de l'erreur médicale et celle qu'une mort évitable survienne sont omniprésentes.
L'hôpital public se meurt, détruit par une politique qui, depuis des années, lui demande d'être rentable et de fonctionner comme une entreprise, mais ses équipes n'ont, de toute évidence, pas le droit de le dire.
Caroline Brémaud le dit. Elle est sanctionnée, privée de sa chefferie.
Cette sanction est inacceptable.
Alerter la population sur la casse de notre système de santé ne peut pas faire l'objet d'une sanction.
Les deux termes de l'alternative sont clairs :
Ou nous obtenons que cesse la destruction de l'hôpital public et de ses équipes.
Ou il ne nous restera plus qu'à regarder services d'urgences et d'hospitalisation fermer leurs portes, compter les morts évitables et se souvenir que l'hôpital public, c'était l'excellence des soins pour tous.
Caroline Brémaud est sanctionnée parce qu'elle défend notre accès aux soins.
Nous avons le devoir de la soutenir et d'exiger avec les Collectifs et syndicats mobilisés à ses côtés que soit levée la sanction totalement injustifiée qui lui est imposée.
C'est le sens de cette pétition.
Esther Morel, Denis Roth
Pétition fermée
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Pétition lancée le 4 décembre 2023