Un toit pour chaque élève à Paris

Un toit pour chaque élève à Paris

Le problème

Madame la Rectrice,


Nous, enseignant.e.s d'établissements secondaires parisiens, faisons cours tous les jours à des élèves qui dorment à la rue, notamment suite à l'évacuation de la Gaité Lyrique, et qui sont exposé.e.s ainsi à tous les dangers. 


Ces élèves rejoignent celles et ceux qui ont été jeté.e.s à la rue du jour au lendemain, suite à la fermeture du "dispositif lycéen", conjointement décidée par le Rectorat et la Préfecture de Paris.  Ce dispositif garantissait un hébergement stable à nos élèves précaires, et donc la possibilité de suivre une scolarité dans des conditions normales. 


Depuis, pour palier les conséquences dramatiques de ces décisions sur la santé, la sécurité et la scolarité de ces enfants, nous, professeur.e.s et parents d'élèves, nous organisons pour trouver des solutions d'hébergement. Ces solutions, précaires et temporaires, exposent nos élèves au risque d'être de nouveau mis à la rue. Pour la plupart mineur.e.s, ils et elles n'ont ni accès aux hébergements d'urgence de la ville de Paris ni à des locations temporaires. 


La plupart de ces élèves ont eu beaucoup de difficultés à accéder à la scolarité, souvent après des mois d'attente pour s'inscrire à des tests au CASNAV (le service académique pour la scolarisation des élèves allophones), délivrés au compte-gouttes. Des dizaines d'autres jeunes désespèrent encore d'obtenir des rendez-vous pour intégrer la scolarité à laquelle ils et elles ont pourtant droit.


Une telle situation est indigne et ne peut perdurer. Une institution républicaine telle que l’Éducation nationale ne peut empêcher l'accès à la scolarisation ni exposer des mineur.e.s aux dangers de la rue. Elle se doit d'incarner des valeurs humanistes et garantir les conditions d'émancipation de nos élèves. Une institution qui déshumanise des mineur.e.s au point de les laisser volontairement à la rue s'aligne de fait sur l'agenda raciste et xénophobe de l'extrême droite. 


Nous, professeurs et parents, citoyen.ne.s concerné.e.s, exigeons du Rectorat de Paris que ces élèves soient traité.e.s dignement ! Nous réclamons : 
    
   - l'intégration immédiate des jeunes en attente de scolarisation, avec la mise en place d'une procédure facilitée pour l'accès aux tests du CASNAV (notamment avec des guichets physiques d'accueil des candidats) et une réduction drastique des délais pour l'affectation effective
   - le rétablissement immédiat du dispositif lycéen et son accroissement en volume
   - l'ouverture de places d'internat au sein de l'académie de Paris
   - la prise en charge des cartes de transports


Nous vous prions d'agréer, Madame la Rectrice, l'expression de nos salutations respectueuses et de notre profond attachement au service public de l'éducation.

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David GOMESLanceur de pétition

925

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Le problème

Madame la Rectrice,


Nous, enseignant.e.s d'établissements secondaires parisiens, faisons cours tous les jours à des élèves qui dorment à la rue, notamment suite à l'évacuation de la Gaité Lyrique, et qui sont exposé.e.s ainsi à tous les dangers. 


Ces élèves rejoignent celles et ceux qui ont été jeté.e.s à la rue du jour au lendemain, suite à la fermeture du "dispositif lycéen", conjointement décidée par le Rectorat et la Préfecture de Paris.  Ce dispositif garantissait un hébergement stable à nos élèves précaires, et donc la possibilité de suivre une scolarité dans des conditions normales. 


Depuis, pour palier les conséquences dramatiques de ces décisions sur la santé, la sécurité et la scolarité de ces enfants, nous, professeur.e.s et parents d'élèves, nous organisons pour trouver des solutions d'hébergement. Ces solutions, précaires et temporaires, exposent nos élèves au risque d'être de nouveau mis à la rue. Pour la plupart mineur.e.s, ils et elles n'ont ni accès aux hébergements d'urgence de la ville de Paris ni à des locations temporaires. 


La plupart de ces élèves ont eu beaucoup de difficultés à accéder à la scolarité, souvent après des mois d'attente pour s'inscrire à des tests au CASNAV (le service académique pour la scolarisation des élèves allophones), délivrés au compte-gouttes. Des dizaines d'autres jeunes désespèrent encore d'obtenir des rendez-vous pour intégrer la scolarité à laquelle ils et elles ont pourtant droit.


Une telle situation est indigne et ne peut perdurer. Une institution républicaine telle que l’Éducation nationale ne peut empêcher l'accès à la scolarisation ni exposer des mineur.e.s aux dangers de la rue. Elle se doit d'incarner des valeurs humanistes et garantir les conditions d'émancipation de nos élèves. Une institution qui déshumanise des mineur.e.s au point de les laisser volontairement à la rue s'aligne de fait sur l'agenda raciste et xénophobe de l'extrême droite. 


Nous, professeurs et parents, citoyen.ne.s concerné.e.s, exigeons du Rectorat de Paris que ces élèves soient traité.e.s dignement ! Nous réclamons : 
    
   - l'intégration immédiate des jeunes en attente de scolarisation, avec la mise en place d'une procédure facilitée pour l'accès aux tests du CASNAV (notamment avec des guichets physiques d'accueil des candidats) et une réduction drastique des délais pour l'affectation effective
   - le rétablissement immédiat du dispositif lycéen et son accroissement en volume
   - l'ouverture de places d'internat au sein de l'académie de Paris
   - la prise en charge des cartes de transports


Nous vous prions d'agréer, Madame la Rectrice, l'expression de nos salutations respectueuses et de notre profond attachement au service public de l'éducation.

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David GOMESLanceur de pétition

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