
Un an et demi de "travail" du ministère de la santé, des annonces multiples du ministre Agnès Buzyn et du premier ministre, un rapport sénatorial, un rapport du Conseil économique social et environnemental, en oubliant le lamentable rapport parlementaire sur les inégalités d'accès aux soins...pour déboucher sur l'annonce de notre Président Monsieur Macron d'un plan national de soutien à l'exercice libéral de la médecine avec comme premier soutien le fameux et très novateur Ordre des Médecins !!!
Pour enrayer la diminution depuis 15 ans de 10 000 médecins généralistes et le départ annoncé dans les trois ans de 15 000 médecins généralistes, notre président prévoit pour l'an prochain 400 médecins à mi temps hopital/désert médical !!
Devant le désamour écrit mille fois des jeunes médecins pour l'exercice libéral notre président invente un nouveau métier d'"assistant médical", 4000 postes financés par l'état pour sauver l'exercice libéral, les hausses de tarifs de consultations ne suffisant pas ni les multiples aides financières...mais quand on est libéral on n'a pas peur de ruiner les caisses de l'état pour sauver le libéralisme !
Ce plan Macron/Buzyn est un écran de fumée qui ne répond qu'aux exigences des médecins libéraux en place ( et évidemment pas dans les "déserts médicaux" puisqu'il n'y a pas de médecin libéral dans les "déserts")...
Ecran de fumée qui supprime le numérus clausus mais en même temps déclare qu'il n'y aura pas plus de 9000 médecins formés par an, ce qui est à peu près le chiffre du numerus clausus actuel.
Mr Macron est un libéral ad éternam, son système de pensée est vieux, dépassé, il est incapable de penser l'avenir, incapable d'entendre que les français demandent un service public de santé de qualité, que les jeunes médecins sont en quasi totalité favorables au salariat et au travail dans des structures pluridisciplinaires de ce service public de santé...Mr Macron utilise l'argent public, nos cotisations et nos impôts pour subventionner sans aucune contre partie réelle la médecine libérale.
Il n'y a donc qu'une solution ...attendre la fin de règne et après cinq ans perdus, après du gâchis d'argent public ...enfin voter pour un service public de santé digne de la France et du XXI eme siècle.