Actualización de la peticiónUn réseau national de centres de santé pour lutter contre les déserts médicauxDes médecins fonctionnaires ?
Alain FROBERTFrancia
10 mar 2017
Médecins fonctionnaires ? Parle-t-on d’infirmières fonctionnaires, d’enseignants fonctionnaires, de chercheurs fonctionnaires ? Non on parle d’infirmières, d’enseignants, de chercheurs du service public. A tort bien sur ce terme crée des fantasmes et même des peurs chez les médecins libéraux, certains entendent à travers lui étatisme, bureaucratie, perte de liberté d’initiative. Les médecins des centres de santé ne seront pas fonctionnaires d’état mais seront salariés pour une fonction qui va inclure dans leur temps de travail, le temps des soins, le temps de la formation continue, le temps de la coordination d’équipe, le temps pour des actions d’épidémiologie de terrain et de prévention. La gestion de ces centres sera au plus près de la structure associant l’équipe des centres avec les représentants territoriaux et les représentants des financeurs. La bureaucratie ou plutôt la paperasserie qui absorbent le tiers du temps du médecin libéral, les médecins ne la connaitront plus. Les médecins seront recentrés sur leur cœur de métier, les soins, l’observation et la prévention. Oui à la liberté de travailler où on le désire ! La liberté d’installation en libéral est une illusion. Il faut raisonner en entrepreneur, créer une entreprise avec toutes ses contraintes et fonctionner ensuite en nombre d’actes pour que cette entreprise soit le plus rentable possible. Quand on a l’impression d’être libre de choisir son lieu d’installation, on s’engage en fait sans réelle solution de changer un jour de pratique en ayant un doute de ne pas pouvoir revendre son entreprise et perdre ainsi son investissement. Le réseau National de Centre de Santé va permettre au contraire la mobilité des médecins qui le souhaitent comme ils le souhaitent. Les centres de santé seront de formes différentes en fonction des besoins des territoires, leur plateau technique et humain différents selon les lieux, le contenu de leur pratique sera aussi différent selon la démographie, la structure urbaine ou rurale, la région et il sera possible de passer d’une structure à l’autre. Ce cadre de travail en raison du caractère dans un premier temps de réponse aux déserts médicaux sera proposé comme prioritaire aux doyens de faculté de médecine et les médecins en fin d’étude devront en priorité passer par ce terrain de stage, ce sera ainsi une modalité concrète de connaitre les avantages de ce cadre de travail et pour certains d’en faire leur premier engagement. Les médecins qui veulent arrêter le libéral parce qu’il sont saturés des contraintes de ce type d’exercice pourront intégrer soit à temps partiel soit à temps plein les centres de santé, comme les médecins en pré retraite ou les jeunes retraités et ceci sera sans doute nécessaire pour démarrer un réseau national de plusieurs milliers de centres. Enfin des milliers de professionnels de santé seront tentés par cet exercice pluridisciplinaire intégrant soins, épidémiologie, activités de groupe en prévention ou éducation sanitaire, infirmiers, psychologues, ergothérapeutes, kinésithérapeutes, aides soignants, diététiciens, orthophonistes … Un comité de réflexion. Plus de 47 000 personnes ont signé ce jour la pétition pour « Un réseau national de centres de santé contre les désert médicaux » les journaux nationaux commencent à parler de cette demande, il est temps de créer un comité de réflexion pour que cette démarche soit collective et ainsi amplifier ce mouvement, préciser son contenu. Ce comité de réflexion devrait être ouvert à ceux qui sont prêts à s’investir pour ce futur, il doit être composé de toutes tranches d’âge, de différentes couches sociales, de différents professionnels de santé, d’experts et observer la parité homme –femmes. Ses objectifs pourraient être : - Répertorier les territoires demandeurs de centres de santé - Enrichir le projet de contenus de pratiques - Proposer un type de gestion et de financement qui garantissent le contenu des pratiques Dès maintenant je vous demande de solliciter les Maires de petites ou grandes communes, les conseillers généraux et régionaux, les associations d’usagers pour faire apparaitre la réalité des besoins de santé des territoires. A tous bon courage mais l’objectif rencontre un grand écho et il faut le faire connaitre, en parler, enrichir son contenu !
Copiar enlace
WhatsApp
Facebook
X
Email