Un jour, peut-être, un inconnu vous aidera à vivre

The Issue

“Un jour, peut-être, un inconnu vous aidera à vivre.”


À aller aux toilettes.
À vous laver.
À vous habiller.
À manger.
À vous relever après une chute.
À simplement traverser une journée de plus.

 

C’est brutal à lire.

 

Mais c’est la réalité de millions de personnes âgées, handicapées ou atteintes de maladies invalidantes.

 

Et pourtant, celles et ceux qui accompagnent cette réalité au quotidien restent invisibles.

 

Les auxiliaires de vie ne “font pas un peu de ménage”.


Nous portons littéralement une partie de la dignité humaine à bout de bras.

 

Nous accompagnons :

la vieillesse ;
le handicap ;
les maladies neurodégénératives ;
la perte d’autonomie ;
les douleurs chroniques ;
les corps qui ne répondent plus comme avant ;
les vies rendues plus difficiles par une société qui valorise uniquement les personnes valides, autonomes, rapides et productives.


Parce que oui : notre société est profondément validiste.

 

Elle détourne les yeux de la dépendance.


Elle invisibilise les personnes handicapées et les personnes âgées tant qu’elles ne “dérangent pas”.


Elle parle d’inclusion mais laisse des millions de personnes lutter pour simplement vivre dignement chez elles.

 

Et pendant ce temps-là, les métiers qui rendent cette dignité possible sont méprisés, précarisés et épuisés.

 

Notre quotidien, c’est :

porter des corps jusqu’à nous détruire le dos,
nettoyer l’urine, les selles, le vomi ;
calmer des angoisses ;
accompagner la solitude ;
voir des personnes s’excuser d’avoir besoin d’aide pour des gestes essentiels ;
manger dans nos voitures entre deux interventions ;
parcourir des kilomètres pendant que le prix du carburant explose ;
continuer malgré l’épuisement physique et mental.


Nous sommes présentes dans l’intimité la plus fragile des êtres humains.


Là où les corps lâchent.
Là où l’autonomie disparaît.
Là où beaucoup détournent le regard parce que cela rappelle une vérité inconfortable :

la dépendance peut toucher tout le monde.

 

Le vieillissement.
Le handicap.
L’accident.
La maladie.
Aucun être humain n’est à l’abri.

 

Et pourtant, malgré l’explosion des besoins d’accompagnement, les moyens diminuent.

 

Le gel prudentiel annoncé le 8 avril 2026 bloque des centaines de millions d’euros destinés au secteur de l’autonomie.
Le décret du 10 avril 2026 complique encore davantage l’accès à certaines aides à domicile.

 

Toujours moins de moyens pour accompagner toujours plus de personnes vulnérables.

 

Pendant combien de temps encore notre société continuera-t-elle à traiter la dignité humaine comme une variable budgétaire ?

 

Nous demandons :

 

une revalorisation immédiate des salaires ;


des indemnités kilométriques adaptées au coût réel du carburant ;


la reconnaissance officielle de la pénibilité physique et psychologique ;


des financements dignes pour l’aide à domicile et le secteur du handicap ;


du temps humain auprès des bénéficiaires ;


de vraies politiques contre le validisme et l’exclusion des personnes dépendantes ;


et du respect.


Parce qu’auxiliaire de vie n’est pas un “petit métier”.


C’est un métier essentiel.

 

Un métier qui permet chaque jour à des millions de personnes âgées, handicapées ou malades de continuer à vivre dignement.

 

La dépendance n’est pas une honte.
Le handicap n’est pas une faute.
Vieillir n’est pas un échec.

 

Mais abandonner celles et ceux qui accompagnent ces réalités humaines, oui.

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The Issue

“Un jour, peut-être, un inconnu vous aidera à vivre.”


À aller aux toilettes.
À vous laver.
À vous habiller.
À manger.
À vous relever après une chute.
À simplement traverser une journée de plus.

 

C’est brutal à lire.

 

Mais c’est la réalité de millions de personnes âgées, handicapées ou atteintes de maladies invalidantes.

 

Et pourtant, celles et ceux qui accompagnent cette réalité au quotidien restent invisibles.

 

Les auxiliaires de vie ne “font pas un peu de ménage”.


Nous portons littéralement une partie de la dignité humaine à bout de bras.

 

Nous accompagnons :

la vieillesse ;
le handicap ;
les maladies neurodégénératives ;
la perte d’autonomie ;
les douleurs chroniques ;
les corps qui ne répondent plus comme avant ;
les vies rendues plus difficiles par une société qui valorise uniquement les personnes valides, autonomes, rapides et productives.


Parce que oui : notre société est profondément validiste.

 

Elle détourne les yeux de la dépendance.


Elle invisibilise les personnes handicapées et les personnes âgées tant qu’elles ne “dérangent pas”.


Elle parle d’inclusion mais laisse des millions de personnes lutter pour simplement vivre dignement chez elles.

 

Et pendant ce temps-là, les métiers qui rendent cette dignité possible sont méprisés, précarisés et épuisés.

 

Notre quotidien, c’est :

porter des corps jusqu’à nous détruire le dos,
nettoyer l’urine, les selles, le vomi ;
calmer des angoisses ;
accompagner la solitude ;
voir des personnes s’excuser d’avoir besoin d’aide pour des gestes essentiels ;
manger dans nos voitures entre deux interventions ;
parcourir des kilomètres pendant que le prix du carburant explose ;
continuer malgré l’épuisement physique et mental.


Nous sommes présentes dans l’intimité la plus fragile des êtres humains.


Là où les corps lâchent.
Là où l’autonomie disparaît.
Là où beaucoup détournent le regard parce que cela rappelle une vérité inconfortable :

la dépendance peut toucher tout le monde.

 

Le vieillissement.
Le handicap.
L’accident.
La maladie.
Aucun être humain n’est à l’abri.

 

Et pourtant, malgré l’explosion des besoins d’accompagnement, les moyens diminuent.

 

Le gel prudentiel annoncé le 8 avril 2026 bloque des centaines de millions d’euros destinés au secteur de l’autonomie.
Le décret du 10 avril 2026 complique encore davantage l’accès à certaines aides à domicile.

 

Toujours moins de moyens pour accompagner toujours plus de personnes vulnérables.

 

Pendant combien de temps encore notre société continuera-t-elle à traiter la dignité humaine comme une variable budgétaire ?

 

Nous demandons :

 

une revalorisation immédiate des salaires ;


des indemnités kilométriques adaptées au coût réel du carburant ;


la reconnaissance officielle de la pénibilité physique et psychologique ;


des financements dignes pour l’aide à domicile et le secteur du handicap ;


du temps humain auprès des bénéficiaires ;


de vraies politiques contre le validisme et l’exclusion des personnes dépendantes ;


et du respect.


Parce qu’auxiliaire de vie n’est pas un “petit métier”.


C’est un métier essentiel.

 

Un métier qui permet chaque jour à des millions de personnes âgées, handicapées ou malades de continuer à vivre dignement.

 

La dépendance n’est pas une honte.
Le handicap n’est pas une faute.
Vieillir n’est pas un échec.

 

Mais abandonner celles et ceux qui accompagnent ces réalités humaines, oui.

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Petition created on 9 May 2026