Un appel populaire à protéger la République française

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The Issue

Le débat démocratique français semble chaque jour un peu plus s’effacer dans un brouhaha où la polarisation interdit la nuance. Il y a peu encore, la mort de Quentin Deranque,  militant identitaire, ancien membre de Civitas et de l’Action française et néo-fasciste, nous a rappelé combien notre régime est  fragile, capable de vaciller sous les coups de boutoir de stratèges politiques rompus à l’utilisation de l’émotion. L’instrumentalisation du chaos est également orchestrée par des forces extérieures aux partis, développant des stratégies enseignées aux États-Unis et en France. Les États-Unis paient aujourd’hui sévèrement leur naïveté envers un leader démagogue, qui n’a jamais eu l’intention de respecter les règles. Ils pourraient basculer vers l’autocratie cette année.

Nous, Français(es) et démocrates de tous bords politiques, avons une histoire intime avec le fascisme, au contraire des États-Unis. Et l’Europe n’a oublié ni Franco, ni Salazar, ni Mussolini, ni Hitler. Notre phare républicain envoie depuis une trentaine d’années  des signaux de détresse toujours plus urgents. Pourtant,  l’extrême droite se banalise, offrant des visages souriants à des  caméras complaisantes, promptes à minimiser les tatouages néonazis, les saluts fascistes, et tant d’autres événements portant à croire que nous devrions nous habituer à cette violence. Mais nous savons très bien à quoi aboutit cette pensée, le rejet de l’autre et la recherche d’un dirigeant pour écraser l’État de droit. Les Américains ont pris à la légère ces signaux, et aujourd’hui des innocents sont tués en pleine rue, envoyés dans des prisons au Salvador ou en Floride, en toute illégalité. Donald Trump nous menace même directement, car sa vision  du monde, comme celle de Vladimir Poutine, se nourrit de  coercition, de brutalité et d’intérêts matérialistes à dimension mafieuse, tandis que la démocratie se fonde sur la raison, la persuasion par le débat et la primauté de l’intérêt collectif.

Trouver un équilibre n’est pas simple, mais la démocratie le permet. Pour preuve : les soutiens de ce texte ont des opinions politiques différentes, mais ils se retrouvent tous dans cette volonté de donner tort aux apôtres de la division et du démantèlement.

Rassemblons-nous. Échangeons comme nous ne l’avons jamais fait. Partageons nos attentes avec nos réseaux, nos médias, nos connaissances. Questionnons ce que nous croyons aller de soi, refusons la posture du jugement dans laquelle nous enferment idéologues et algorithmes.  Dénonçons les tentatives d’ingérence de l’étranger et leurs relais en France. Écoutons tous ceux qui souhaitent débattre authentiquement. Parlons-nous comme si notre vie en dépendait. 

Et soyons fermes : les droits humains ne seront pas au menu des débats. La soumission de l’État de droit non plus, car l’enseignement de la Seconde Guerre Mondiale nous l’interdit : il existe des visions du monde qui ne savent que détruire.

Engageons-nous à agir, sans reculer sur nos idéaux démocratiques. Parlons avec nos voisins, débattons des sujets qui nous touchent. Écrivons à nos députés. Organisons-nous pour l'élection présidentielle. Et rejetons la peur, toujours mauvaise conseillère.

2027, c’est demain.

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Jean-Claude VignoliPetition Starterhuman rights defender

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Le débat démocratique français semble chaque jour un peu plus s’effacer dans un brouhaha où la polarisation interdit la nuance. Il y a peu encore, la mort de Quentin Deranque,  militant identitaire, ancien membre de Civitas et de l’Action française et néo-fasciste, nous a rappelé combien notre régime est  fragile, capable de vaciller sous les coups de boutoir de stratèges politiques rompus à l’utilisation de l’émotion. L’instrumentalisation du chaos est également orchestrée par des forces extérieures aux partis, développant des stratégies enseignées aux États-Unis et en France. Les États-Unis paient aujourd’hui sévèrement leur naïveté envers un leader démagogue, qui n’a jamais eu l’intention de respecter les règles. Ils pourraient basculer vers l’autocratie cette année.

Nous, Français(es) et démocrates de tous bords politiques, avons une histoire intime avec le fascisme, au contraire des États-Unis. Et l’Europe n’a oublié ni Franco, ni Salazar, ni Mussolini, ni Hitler. Notre phare républicain envoie depuis une trentaine d’années  des signaux de détresse toujours plus urgents. Pourtant,  l’extrême droite se banalise, offrant des visages souriants à des  caméras complaisantes, promptes à minimiser les tatouages néonazis, les saluts fascistes, et tant d’autres événements portant à croire que nous devrions nous habituer à cette violence. Mais nous savons très bien à quoi aboutit cette pensée, le rejet de l’autre et la recherche d’un dirigeant pour écraser l’État de droit. Les Américains ont pris à la légère ces signaux, et aujourd’hui des innocents sont tués en pleine rue, envoyés dans des prisons au Salvador ou en Floride, en toute illégalité. Donald Trump nous menace même directement, car sa vision  du monde, comme celle de Vladimir Poutine, se nourrit de  coercition, de brutalité et d’intérêts matérialistes à dimension mafieuse, tandis que la démocratie se fonde sur la raison, la persuasion par le débat et la primauté de l’intérêt collectif.

Trouver un équilibre n’est pas simple, mais la démocratie le permet. Pour preuve : les soutiens de ce texte ont des opinions politiques différentes, mais ils se retrouvent tous dans cette volonté de donner tort aux apôtres de la division et du démantèlement.

Rassemblons-nous. Échangeons comme nous ne l’avons jamais fait. Partageons nos attentes avec nos réseaux, nos médias, nos connaissances. Questionnons ce que nous croyons aller de soi, refusons la posture du jugement dans laquelle nous enferment idéologues et algorithmes.  Dénonçons les tentatives d’ingérence de l’étranger et leurs relais en France. Écoutons tous ceux qui souhaitent débattre authentiquement. Parlons-nous comme si notre vie en dépendait. 

Et soyons fermes : les droits humains ne seront pas au menu des débats. La soumission de l’État de droit non plus, car l’enseignement de la Seconde Guerre Mondiale nous l’interdit : il existe des visions du monde qui ne savent que détruire.

Engageons-nous à agir, sans reculer sur nos idéaux démocratiques. Parlons avec nos voisins, débattons des sujets qui nous touchent. Écrivons à nos députés. Organisons-nous pour l'élection présidentielle. Et rejetons la peur, toujours mauvaise conseillère.

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