Mise à jour sur la pétitionStop the impunity of NestléThe taste of pain / Le goût de la souffrance (English/Français)
Yasmine MOTARJEMINyon, Suisse
25 mars 2022


 English
 
It always amazes me how the media takes people for fools and how some people take the words of our leaders at face value.
 
In the current controversy over Nestlé's continued operations in Russia, while war is raging in Ukraine, the mainstream media reports Nestlé's explanations without questioning their validity and without analyzing the real stakes.  
 
"We don't make a profit! It's just essential products!  In these words, Nestlé's management justifies its continued business in Russia.  (See Financial Times: https://www.ft.com/content/1484606c-3e8f-494e-9e88-528a79aeeeaa )

These explanations, subtly insinuating humanitarian/moral values, are nonsense, and none of Nestlé's products are essential. Millions of people live without buying Nestlé products. Moreover, humanitarian/moral values and compassion are simply not on the agenda at Nestlé.
 
Nestlé is a business, and its primary objective is money and profit. If not, what is the justification for the company to choose and support a "bully/mobber" as its director of product quality and care little about the safety of its products? For instance, see the following link for the unsanitary conditions of food production in Russia. https://www.cvcicaisseavs.ch/fileadmin/CVCI/Medias/Revue_de_presse/2011/11_04_15_24heures_comp_administration.pdf
 
In my experience, there are three reasons why Nestlé maintains its presence in Russia. There may also be other hidden agendas, such as personal ties.
 
First, Nestlé has invested heavily in Russia. According to Nestlé Russia and Eurasia CEO Martial Rolland, "Over the past 20 years, Nestlé has invested more than $2 billion in local production infrastructure in Russia".  He recalled that in 2019 the company has eight factories on the country's territory and exports its products to the markets of the Commonwealth of the Independent States and the European Union  (( St. Petersburg International Economic Forum (PMEF) June 7, 2019).  In addition, the company also makes profits from sales of products imported from other markets, such as Switzerland, a major exporter of coffee and chocolate products. (https://retail-loyalty.org/en/news/nestle-invested-over-2-1-billion-dollars-into-local-production-in-russian/
 
Second, Russia is too important a market for Nestlé to lose. It is not Cuba or Fiji. When, in 2009, the research department of the Swiss Ministry of Agriculture, Agroscope, asked for my expertise to evaluate its research activities, Nestlé management refused to authorize me to take the mission and to make my services available. "Switzerland represents only 2% of our sales; there is no point wasting our time with Switzerland" said Nestlé's Head of Quality. This is how Nestlé's management reasoned. Similarly, in the era of apartheid, Nestlé continued its activities in South Africa, an essential base for its business in the African region.  In 1986 it owned 15 factories in South Africa.  (https://www.joc.com/maritime-news/nestle-staying-s-africa_19861127.html
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Third, Nestlé is investing for the long term and the post-war period. It knows that a return will be more complex and that their absence will leave room for the growth of local companies.   Which, after all, would not be too bad a trend for Russia. It will balance a society currently too monopolized by big businesses
 
In conclusion, neither the words of a President at war nor those of a person under the blows of Nestlé management can soften the hearts of businessmen devoid of conscience and compassion. Money talks loudest in the battle!
 
Français
 
Je suis toujours étonnée de voir comment les médias prennent les gens pour des imbéciles et comment certaines personnes prennent les paroles de nos dirigeants pour argent comptant.
 
Dans la controverse actuelle sur la poursuite des activités de Nestlé en Russie, alors que la guerre fait rage en Ukraine, les grands médias rapportent les explications de Nestlé sans remettre en cause leur validité et sans analyser les véritables enjeux.  
 
"Nous ne faisons pas de bénéficesCe ne sont que des produits essentiels ! C'est ainsi que la direction de Nestlé justifie la poursuite de ses activités en Russie.  (voir Finanical Times: https://www.ft.com/content/1484606c-3e8f-494e-9e88-528a79aeeeaa
 
Ces explications, insinuant subtilement des objectifs humanitaires/valeurs morales, sont un pur non-sens, et aucun des produits de Nestlé n'est essentiel. Des millions de personnes vivent sans acheter de produits Nestlé. De plus, les valeurs humanitaires/morales et la compassion ne sont tout simplement pas à l'ordre du jour chez Nestlé.
 
Nestlé est un business, et son objectif premier est l'argent et le profit. Sinon, qu'est-ce qui justifie que l'entreprise choisisse et soutienne un harceleur en tant que directeur de la qualité de ses produits et se soucie peu de leur sécurité  ? Voir le lien suivant pour les conditions insalubres de la production alimentaire en Russie. https://www.cvcicaisseavs.ch/fileadmin/CVCI/Medias/Revue_de_presse/2011/11_04_15_24heures_comp_administration.pdf
 
D'après mon expérience, il y a trois raisons pour lesquelles Nestlé maintient sa présence en Russie. Il peut également y avoir d'autres agendas cachés, comme des liens personnels.
 
Premièrement, Nestlé a beaucoup investi en Russie. Selon le directeur général de Nestlé Russie et Eurasie, Martial Rolland, "Au cours des 20 dernières années, Nestlé a investi plus de 2 milliards de dollars dans les infrastructures de production locales en Russie".  Il a rappelé que l'entreprise dispose de huit usines sur le territoire du pays et exporte ses produits vers les marchés de la Communauté des États Indépendants  et de l'Union Européenne  ( Forum économique international de Saint-Pétersbourg (PMEF)le 7 juin 2019).  A cela s'ajoute que l'entreprise réalise également des profits grâce aux ventes de produits importés d'autres marchés, par exemple de Suisse, un important exportateur de produits à base de café et de chocolat. (https://retail-loyalty.org/en/news/nestle-invested-over-2-1-billion-dollars-into-local-production-in-russian/
 
Deuxièmement, la Russie est un marché trop important pour que Nestlé le perde. Ce n'est pas Cuba ou les Fidji. Lorsqu'en 2009, le département de recherche du ministère suisse de l'agriculture, Agroscope, a demandé mon expertise pour évaluer ses activités de recherche, la direction de Nestlé a refusé  de m’autoriser de participer dans cette mission et de prêter mes services. "La Suisse ne représente que 2% de nos ventes ; il est inutile de perdre notre temps avec la Suisse", a déclaré le responsable de la qualité de Nestlé. C'est ainsi que la direction de Nestlé raisonne. De même, à l'époque de l'apartheid, Nestlé a poursuivi ses activités en Afrique du Sud, une base essentielle pour ses affaires dans la région africaine.  En 1986, elle possédait 15 usines en Afrique du Sud (https://www.joc.com/maritime-news/nestle-staying-s-africa_19861127.html
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Troisièmement, Nestlé investit à long terme et pour la période d'après-guerre. Elle sait qu'un retour sera plus complexe et que leur absence laissera la place à la croissance des entreprises locales.   Ce qui, après tout, ne serait pas une trop mauvaise tendance pour la Russie. Elle équilibrera une société actuellement trop monopolisée par les grandes entreprises.
 
En conclusion, ni les mots d'un président en guerre, ni ceux d'une personne sous les coups de la direction de Nestlé ne peuvent adoucir le cœur d'hommes d'affaires dénués de conscience et de compassion.  Comme on dit "Money talks loudest in the battle!"

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