Petition updateAutoriser Socialfave a récupérer ses comptes Twitter, suspendus le 19 mars 2018

M. Macron, agissez pour la sécurité des startups françaises sur #Twitter - #PourLuc et son génie.

Philippe TREBAULBREST, France
15 Apr 2018
Réseaux sociaux. La jeune pousse brestoise «bloquée» par Twitter © Le Télégramme Leur start-up avait développé une plateforme permettant d'accroître aisément son audience sur Twitter. Mais depuis un mois, sans plus d'explication, l'outil et la société ont vu leur accès au réseau social bloqué. Et la jeune entreprise est dans l'impasse. L'homme n'est pas totalement inconnu du paysage économique breton. En 1992, c'est lui qui avait lancé, au port de commerce de Brest le groupe Adn. Une petite entreprise spécialisée dans l'impression numérique qui avait compté jusqu'à 52 salariés, avant de s'effondrer, avec la crise économique, et de baisser le rideau en 2011. Depuis, Philippe Trébaul a cherché à rebondir. Avec Luc l'un de ses anciens ex-collaborateurs, brillant informaticien, il a monté « Socialfave » en 2014. Ce dernier, Luc, a actuellement entamé une grève de la faim constatant que depuis un mois il avait totalisé moins de 30 heures de sommeil, et que son « bébé » qui pour naître lui avait demandé près de 4 ans de développement informatique à raison de 16 heures par jour, 7 jours sur 7 et 365 jours par an, était bel et bien mis à mort si Twitter décidait de camper sans fondement, sans justification aucune, sur ses décisions. Car en effet sous le nom de Socialfave se cache une puissante boîte à outil permettant de gérer au mieux son activité sur le réseau social : sauvegarder, classer, analyser ses publications, animer une communauté, créer des journaux thématiques, etc. Bref, le couteau suisse idéal pour gérer son activité et développer son audience tout en sauvant un temps précieux, et sans automatisations. Pour l'heure, environ 3.000 utilisateurs avaient été séduits par l'outil commercialisé sous forme d'abonnement et estimé, par beaucoup, comme le plus puissant de sa catégorie, et ceci après seulement 6 mois de mise sur le marché. Un succès d'estime, au moins, qui lui a permis de très bien figurer au concours « Let's go France » et de hisser son compte Twitter au premier rang des influenceurs mondiaux du « Made in France » et même fièrement du « Made in Breizh » sur le réseau. Pétition en ligne et courrier à M. Macron Seulement, le 18 mars dernier, Twitter décidait de couper l'accès de la société brestoise à son API (interface de programmation) et de suspendre tous ses comptes, sans préavis. Aujourd'hui, Philippe Trébaul assure que Socialfave respectait « scrupuleusement » l'ensemble des règles Twitter. Et a bien une idée sur l'origine de cette sanction : des Tweets où il accusait, en creux, Twitter de plagier sa solution dans son nouvel outil maison. Depuis, malgré plusieurs mails adressés aux équipes dirigeantes de Twitter France (que le Télégramme n’a pas non plus pu joindre, malgré plusieurs tentatives, obtenant la réponse « Nous n’avons pas à nous justifier des décisions que nous prenons, pas même à la Presse ») et de Twitter à San Francisco, Socialfave est toujours « bloqué ». Résultat, la petite entreprise est à l'arrêt, « alors qu'un investisseur important s'apprêtait à nous rejoindre ». Face à cette situation, Philippe Trébaul a lancé une pétition sur la plateforme Change.org, sur laquelle il compte beaucoup, espérant faire ainsi bouger les lignes et rétablir le dialogue, mais aussi recueillir le soutien de quelques personnages publics. Il a également écrit au Président Macron. Le chef de cabinet de ce dernier lui a répondu, précisant avoir transmis le dossier au Secrétaire d'État en charge du numérique, Mounir Mahjoubi, mais ce dernier demeure sans réponse depuis près d’un mois. Philippe Trébaul espère enfin pouvoir interpeller directement les représentants de Twitter France et Twitter San Francisco, informés régulièrement de l’avancement de cette pétition, afin que ceux-ci cessent de se murer dans le silence et d’imposer à cette startup brestoise cette cloche de verre qui peu à peu anéantit leurs forces en les asphyxiant. Pour l'entrepreneur, il y a urgence : depuis un mois, l'entreprise dans laquelle il a investi toutes ses économies est « réduite au silence total, dans l'impossibilité de vendre, de satisfaire ses clients existants ». Et puis, selon lui qui est malgré tout rempli de bonnes intentions à l’égard de Twitter, se serait bien passé d’une telle débauche d’énergie après ces presque quatre ans de travail presque démentiels, mais passionnels, se serait satisfait de continuer à promouvoir indirectement Twitter sur d’autres plateformes telles que Facebook, Instagram, LinkedIn, Google Plus, Scoopit…(*) il serait quand même bien plus sage de la part des équipes dirigeantes de Twitter d’enfin établir le dialogue, de chercher conjointement une issue positive et constructive pour les deux parties à cette situation. Car il veut bien admettre avoir commis quelques maladresses en se positionnant clairement en concurrence face à la dernière fonctionnalité de Twitter (le bookmaking, inspiré de Socialfave version 1 sortie en Avril 2015), et est bien conscient que tout utilisateur utilise gratuitement les ressources de Twitter, mais ne peut se résoudre à être ainsi traité comme un…terroriste (le sort qui lui a été réservé sur la plateforme est le même…). Bref il entend bien qu’entre personnes physiques et morales intelligentes et de bonne volonté, chacun pourrait rapidement sortir de cette impasse en tendant une main bienveillante l’un vers l’autre, et qu’il s’agirait là d’une décision de raison. Car il affirme aussi que se trouvant ainsi le dos au mur, constatant également de jours en jours la dégradation rapide de Luc, son associé, il ne cessera pas son combat tant qu’il n’aura pas obtenu gain de cause. Souhaitons pour eux, telle que le souhaite Philippe Trébaul, qu’enfin un contexte de dialogues positifs et constructifs pour les deux parties s’instaure rapidement, et qu’une issue favorable soit rapidement trouvée. Pour y contribuer, partagez cette cause, faîtes résonner dans vos familles et auprès de vos amis et proches ses voix qui s’élèvent pour survivre, pour revivre. Grazyna T, associée. (*) Car tel est effectivement leur cas en commercialisant leur solution sur ces plateformes également, et en y mettant en avant les profils Twitter de leurs utilisateurs.
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