

TRIBUNE POUR DÉFENDRE LA CRÉATION VISUELLE


TRIBUNE POUR DÉFENDRE LA CRÉATION VISUELLE
Le problème
Stop à la dévalorisation !
Nous, artistes-auteur·rices, designer·euses graphiques, typographes, photographes, communicant·es, illustrateur·rices et enseignant·es en design, dénonçons des pratiques qui fragilisent profondément notre profession.
Lors d’appels à projet ou consultations, les commanditaires exigent de plus en plus des pistes graphiques ou notes d’intention non ou peu rémunérées. Cette dérive est particulièrement marquée dans les appels d’offres ouverts, largement diffusés sur les réseaux sociaux : ils génèrent une production massive de travail gratuit dans un contexte de concurrence accrue. Les consultations fermées ne sont pas exemptes de critiques lorsqu’elles imposent elles aussi des phases de conception non valorisées financièrement, pour des budgets trop souvent déconnectés des réalités du métier.
Au-delà des charges incompressibles, la création visuelle exige un investissement constant : années de formation, recherche, veille, expérimentation et développement d’un savoir-faire technique et conceptuel. Un engagement durable, pourtant peu reconnu et non protégé, contrairement à d’autres secteurs artistiques dotés de statuts adaptés.
Pourtant, les images que nous produisons jouent un rôle déterminant dans la construction et la diffusion de la notoriété d’une structure, d’un projet ou d’un événement.
Malgré une conjoncture difficile, le secteur culturel et institutionnel est un espace politique, défenseur de valeurs : il doit les incarner, notamment à travers des pratiques exemplaires de mise en concurrence. Reconnaître et soutenir la création visuelle à sa juste valeur est indispensable.
Nous proposons des pistes pour organiser des consultations respectueuses :
• Limiter la sélection à quelques profils.
• Sélectionner sur book et entretien.
• Rémunérer correctement les candidat·es non retenu·es lorsque des esquisses ou notes d’intention sont demandées.
• Proposer des budgets adaptés à la valeur réelle du travail et à l’ampleur de sa diffusion.
À travers cette tribune, nous exprimons notre désarroi face à la précarisation de notre métier, déjà affecté, entre autres, par la démocratisation de l’intelligence artificielle. Nous appelons les professionnel·les du secteur à rappeler que la création graphique mérite respect et rémunération : pour nous, pour celles et ceux qui débutent et qui suivront.
Plus de 130 professionnel·les se sont déjà regroupé·es pour alerter les commanditaires, notamment du secteur public et culturel.
Pour plus d’informations
La pétition "Les métiers des arts visuels se mobilisent pour dire non à la dévalorisation de leur métier" www.non-aux-creations-gratuites.com
L’article sur le blog d’Étapes www.etapes.com/2025/09/23/appels-doffres-en-design-entre-concurrence-feroce-et-derives
Le manifeste de l’Alliance française des designers www.alliance-francaise-des-designers.org/dites-non-aux-idees-gratuites
La commande de design graphique du CNAP www.cnap.fr/ressource-professionnelle/guides-telechargeables/la-commande-de-design-graphique
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Le problème
Stop à la dévalorisation !
Nous, artistes-auteur·rices, designer·euses graphiques, typographes, photographes, communicant·es, illustrateur·rices et enseignant·es en design, dénonçons des pratiques qui fragilisent profondément notre profession.
Lors d’appels à projet ou consultations, les commanditaires exigent de plus en plus des pistes graphiques ou notes d’intention non ou peu rémunérées. Cette dérive est particulièrement marquée dans les appels d’offres ouverts, largement diffusés sur les réseaux sociaux : ils génèrent une production massive de travail gratuit dans un contexte de concurrence accrue. Les consultations fermées ne sont pas exemptes de critiques lorsqu’elles imposent elles aussi des phases de conception non valorisées financièrement, pour des budgets trop souvent déconnectés des réalités du métier.
Au-delà des charges incompressibles, la création visuelle exige un investissement constant : années de formation, recherche, veille, expérimentation et développement d’un savoir-faire technique et conceptuel. Un engagement durable, pourtant peu reconnu et non protégé, contrairement à d’autres secteurs artistiques dotés de statuts adaptés.
Pourtant, les images que nous produisons jouent un rôle déterminant dans la construction et la diffusion de la notoriété d’une structure, d’un projet ou d’un événement.
Malgré une conjoncture difficile, le secteur culturel et institutionnel est un espace politique, défenseur de valeurs : il doit les incarner, notamment à travers des pratiques exemplaires de mise en concurrence. Reconnaître et soutenir la création visuelle à sa juste valeur est indispensable.
Nous proposons des pistes pour organiser des consultations respectueuses :
• Limiter la sélection à quelques profils.
• Sélectionner sur book et entretien.
• Rémunérer correctement les candidat·es non retenu·es lorsque des esquisses ou notes d’intention sont demandées.
• Proposer des budgets adaptés à la valeur réelle du travail et à l’ampleur de sa diffusion.
À travers cette tribune, nous exprimons notre désarroi face à la précarisation de notre métier, déjà affecté, entre autres, par la démocratisation de l’intelligence artificielle. Nous appelons les professionnel·les du secteur à rappeler que la création graphique mérite respect et rémunération : pour nous, pour celles et ceux qui débutent et qui suivront.
Plus de 130 professionnel·les se sont déjà regroupé·es pour alerter les commanditaires, notamment du secteur public et culturel.
Pour plus d’informations
La pétition "Les métiers des arts visuels se mobilisent pour dire non à la dévalorisation de leur métier" www.non-aux-creations-gratuites.com
L’article sur le blog d’Étapes www.etapes.com/2025/09/23/appels-doffres-en-design-entre-concurrence-feroce-et-derives
Le manifeste de l’Alliance française des designers www.alliance-francaise-des-designers.org/dites-non-aux-idees-gratuites
La commande de design graphique du CNAP www.cnap.fr/ressource-professionnelle/guides-telechargeables/la-commande-de-design-graphique
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Pétition lancée le 28 mai 2026