Tribune : « Le silence des hommes doit cesser » d'ONU Femmes France


Tribune : « Le silence des hommes doit cesser » d'ONU Femmes France
Le problème
Le silence des hommes doit cesser.
Tribune. Alors que les violences faites aux femmes persistent et que les discours masculinistes gagnent du terrain, un collectif d'hommes appelle à rompre avec l'inaction masculine.
Attention : les dons via “change.org” ne soutiennent pas ONU Femmes France.
Si vous souhaitez soutenir les actions d'ONU Femmes France, c'est par ici : https://don.onufemmes.fr/violences/
Des hommes ordinaires
Une femme sur trois subit au cours de sa vie des violences, commises dans plus de 90 % des cas par des hommes. Dans 97 % des cas de viols et 96 % des agressions sexuelles, les auteurs sont des hommes. Derrière ces chiffres, ce sont des millions de récits de douleur, de souffrance, d'injustice et de silence.
Il est essentiel de le rappeler : les auteurs de violences ne sont pas des cas isolés et n'ont pas de profil particulier. Ce sont des hommes ordinaires, de tous âges, tous milieux sociaux, toutes professions.
Certains d'entre nous ont découvert la violence dans leurs propres familles. D'autres l'ont côtoyée sans la voir. Tous, nous avons compris que le silence ne protège personne et en premier lieu jamais les victimes.
Une retenue qui laisse le champ libre
Face à ce constat, la majorité des hommes désapprouve, rejette, condamne ces violences. Mais beaucoup restent en retrait. Par indifférence ou par doute : est-ce notre place ? Que pouvons-nous vraiment faire ? Ne risquons-nous pas de nous mêler de ce qui ne nous regarde pas ? Cette retenue laisse le champ libre aux auteurs de violence. Elle permet au sexisme ordinaire de prospérer, aux violences de se perpétuer. Ne rien faire, c'est laisser faire.
Un contexte qui rend l'urgence criante
Aujourd'hui, le contexte rend notre engagement d'autant plus urgent. Sur les réseaux sociaux, des discours masculinistes séduisent de plus en plus de jeunes garçons. Des influenceurs condamnés pour trafic d'êtres humains et viol cumulent des milliards de vues en vendant aux adolescents un modèle de virilité toxique déguisé en "développement personnel". Sur TikTok, YouTube ou Instagram, des contenus misogynes se diffusent massivement, présentant les femmes comme des adversaires à manipuler ou des objets à conquérir.
Les cyberviolences envers les femmes atteignent une virulence inédite : partage de contenus sexuels sans le consentement, cyberharcèlement, raids numériques contre celles qui prennent la parole. Dans de nombreuses parties du monde, les droits des femmes reculent ou sont mis en péril.
L'impact social de ces violences est dévastateur, y compris pour notre économie : problèmes de santé, addictions, tentatives de suicides, arrêts de travail, invalidité, etc. Le rapport du Sénat en date du 2 juillet 2025, cite plusieurs études évaluant le coût sociétal annuel des violences conjugales à 3,6 milliards d'euros par an, rien qu'en France.
Nous ne pouvons plus tolérer ni rester inactifs face à la souffrance des femmes victimes.
Nos voix peuvent faire la différence
En tant qu'hommes, il est temps de reconnaître la réalité : nos voix, nos actes peuvent faire la différence. Nous ne pouvons plus être seulement témoins. Nous avons tous un rôle à jouer pour faire reculer ces violences qui menacent toutes les femmes, y compris nos mères, nos filles, nos partenaires, nos collègues, nos amies. Être solidaire, ce n'est pas seulement ne pas commettre de violence, c'est aussi passer à l’action.
Que faire concrètement ?
Nous pouvons agir à plusieurs niveaux.
Dans notre quotidien, cela commence par l'écoute et le respect, par l'égalité dans le foyer et le partage réel des tâches domestiques et parentales. Il ne s’agit pas “d'aider", mais de prendre notre part. Cela passe aussi par l'exemplarité auprès des jeunes garçons : les éduquer au consentement, au respect, à l'égalité. Leur montrer qu'être un homme ne signifie pas dominer, mais respecter.
Dans nos interactions sociales, nous pouvons intervenir dès qu'un propos sexiste est tenu. Dire simplement "cette blague n'est pas drôle, elle est dévalorisante pour les femmes" ou "ce comportement n'est pas acceptable" peut suffire. Ne plus rire par politesse. Ne plus laisser passer "pour ne pas plomber l'ambiance". Recadrer un ami qui insiste lourdement en soirée. Signaler un collègue dont le comportement pose problème.
Dans notre entourage, nous pouvons questionner et faire évoluer nos comportements. Être de véritables acteurs de prévention auprès des autres hommes, auprès des garçons. Relayer la parole des femmes, défendre la cause, devenir des alliés actifs. Croire les victimes plutôt que de protéger les agresseurs qu'on connaît, même quand c'est difficile.
Par notre engagement, nous pouvons relayer des messages de prévention et de lutte contre les violences masculines, comme cette tribune. Apporter un soutien financier aux organisations féministes comme ONU Femmes France qui luttent sans relâche pour les droits des filles et des femmes, ou nous engager à leurs côtés.
Un combat collectif
Nous ne sommes pas les premiers hommes à prendre la parole. D'autres l'ont fait avant nous, d'autres le feront après. C'est par cette répétition, cette amplification collective que nous ferons bouger les lignes.
Les moyens de s'engager concrètement sont nombreux, mais quelle que soit la forme que cela prend, en tant qu'hommes, nous ne pouvons plus accepter de rester passifs face à ce déferlement de violence au quotidien. En ce 25 novembre, journée internationale pour l'élimination des violences à l’encontre des femmes, faisons entendre notre voix, agissons véritablement à leurs côtés.
Signataires :
Matthieu Arrault, Administrateur ONU Femmes France
Gilles Lazimi, Administrateur ONU Femmes France
David Pelicot, Père et mari
Thomas Perraud, Administrateur ONU Femmes France
Bruno Solo, Comédien
Michel Cymes, Médecin
Mory Sacko, Chef du restaurant étoilé Mosuke
Vianney, Auteur-compositeur-interprète-parolier
Nagui, Père et mari
Philippe Caverivière, Humoriste
Jérémy Ferrari , Humoriste
Florian Gazan, Journaliste et animateur
Arnaud Tsamère, Humoriste
Baptiste Lecaplain, Humoriste
Samuel Arnold, Acteur
Humbert de Fréminville, Professeur associé en médecine générale
Claude Richet, Administrateur du GAMS
Pierre-Yves Ginet, Consultant égalité, membre du HCE
Maxime Ruszniewski, Fondateur de Remixt
Guillaume Richard, Directeur-Général de Oui Care
François Destribois, Directeur-Général de Hitachi
Anthony Babkine, Co-fondateur de l'association Diversidays et du festival UNIQUES
Didier Gustin, Acteur et humoriste
Michel Jonasz, Auteur-compositeur-interprète
François Fatoux, Consultant RSE et égalité femmes/hommes
David Lacombled, Président de la Villa Numéris
Nils Pedersen, Délégué Général du Pacte Mondial Réseau France
Hugo Marchand, Danseur étoile de l'Opéra de Paris et Directeur de l'association Hugo Marchand pour la danse
David Smetanine, Champion paralympique de natation
Timothée Delacôte, Délégué Général de la Fondation Agir Contre l'Exclusion (FACE)
Francis Renaud, Acteur
Abdelaali El Badaoui, Président et fondateur de l’association Banlieues Santé
Jean-François Halin, Scénariste
Alex Lutz, Acteur et humoriste
Stéphane Foenkinos, Réalisateur
Davy Sardou, Comédien
Jarry, Humoriste et acteur
---------------------------------------------------------------------------------
English version
The silence of men must end.
Op-ed. While gender-based violence intensifies and masculinist rhetoric gains traction online and in public discourse, a group of men is calling out on other men to speak up and take action.
Ordinary Men
One in three women experiences violence during her lifetime, and in over 90% of cases, the perpetrators are men. Almost all cases of rape and sexual assault, 97% and 96% respectively, are committed by men. Behind these numbers lie millions of stories of pain, suffering, and silence.
It’s important to remember: perpetrators are not isolated cases with a specific profile. They are ordinary men, of all ages, backgrounds, and professions. Some of us grew up witnessing violence in our own families. Others encountered it without fully seeing it. Yet, we all understand that silence protects no one, and especially not the victims.
Inaction Leaves the Field Open
Faced with this reality, most men disapprove of, reject, and condemn this violence. Yet many remain passive. Out of indifference or uncertainty: is this our place? What can we truly do? Are we risking interfering in matters that don’t concern us? This restraint leaves the field open to perpetrators. It allows everyday sexism to thrive and violence to continue. Inaction is not neutrality; it is complicity.
Why Action Is Urgent
Today, the context makes our engagement even more urgent. On social media, masculinist rhetoric increasingly appeals to young boys. Influencers convicted of human trafficking and rape accumulate billions of views while selling adolescents a model of toxic masculinity disguised as “personal development.”
The current environment makes action more urgent than ever. Across social media, masculinist ideas are finding a growing audience among young boys. Influencers convicted of human trafficking and rape gain billions of views while selling a distorted, toxic version of masculinity as “self-development.” On TikTok, YouTube, and Instagram, misogynistic content spreads widely, portraying women as adversaries to manipulate or objects to conquer.
Cyberviolence against women has reached unprecedented levels: sharing sexual content without consent, online harassment, digital raids targeting women who speak out. In many parts of the world, women’s rights are receding or under threat.
The social impact of this violence is devastating, including for our economy: health problems, addictions, suicide attempts, sick leave, disability, and more. According to the latest Global Peace Index report, violence cost the world economy nearly 17.5 trillion dollars in 2022. In France, a Senate report dated July 2, 2025, cites several studies estimating the annual societal cost of domestic violence at €3.6 billion per year, just in France.
We can no longer stand by while women pay the price of our silence.
Our Voices Can Make a Difference
As men, it is time to recognise that our voices and actions matter. We cannot be mere witnesses. We all have a role to play in fighting the violence women face every day, our mothers, daughters, partners, colleagues, and friends included. Solidarity is more than not committing violence; it is actively standing against it.
What Can We Do?
We can act on multiple levels:
At home: Listen, respect, and share responsibilities equally, both household and parenting duties. Lead by example for young boys: teach them about consent, respect, and equality. Show that being a man doesn’t mean dominating, it means respecting others.
In social settings: Speak up against everyday sexism. Say : “That joke is not funny; it’s degrading to women,” or “That behaviour is not acceptable.” Stop laughing out of politeness. Challenge friends who cross the line. Report colleagues whose behaviour is harmful.
In our communities: Reflect and change our own behaviours. Be proactive allies: amplify women’s voices, defend their cause, and hold other men accountable. Believe victims rather than protect perpetrators, even when it’s difficult. Support organisations like UN Women France financially or through active engagement.
A Collective Effort
We are not the first men to speak out, and we will not be the last. Change happens through repeated, collective action. There are many ways to engage, but whatever form it takes, we can no longer stand by while violence goes unchallenged.
On November 25, International Day for the Elimination of Violence Against Women, let’s raise our voices and take meaningful action alongside women.

43 792
Le problème
Le silence des hommes doit cesser.
Tribune. Alors que les violences faites aux femmes persistent et que les discours masculinistes gagnent du terrain, un collectif d'hommes appelle à rompre avec l'inaction masculine.
Attention : les dons via “change.org” ne soutiennent pas ONU Femmes France.
Si vous souhaitez soutenir les actions d'ONU Femmes France, c'est par ici : https://don.onufemmes.fr/violences/
Des hommes ordinaires
Une femme sur trois subit au cours de sa vie des violences, commises dans plus de 90 % des cas par des hommes. Dans 97 % des cas de viols et 96 % des agressions sexuelles, les auteurs sont des hommes. Derrière ces chiffres, ce sont des millions de récits de douleur, de souffrance, d'injustice et de silence.
Il est essentiel de le rappeler : les auteurs de violences ne sont pas des cas isolés et n'ont pas de profil particulier. Ce sont des hommes ordinaires, de tous âges, tous milieux sociaux, toutes professions.
Certains d'entre nous ont découvert la violence dans leurs propres familles. D'autres l'ont côtoyée sans la voir. Tous, nous avons compris que le silence ne protège personne et en premier lieu jamais les victimes.
Une retenue qui laisse le champ libre
Face à ce constat, la majorité des hommes désapprouve, rejette, condamne ces violences. Mais beaucoup restent en retrait. Par indifférence ou par doute : est-ce notre place ? Que pouvons-nous vraiment faire ? Ne risquons-nous pas de nous mêler de ce qui ne nous regarde pas ? Cette retenue laisse le champ libre aux auteurs de violence. Elle permet au sexisme ordinaire de prospérer, aux violences de se perpétuer. Ne rien faire, c'est laisser faire.
Un contexte qui rend l'urgence criante
Aujourd'hui, le contexte rend notre engagement d'autant plus urgent. Sur les réseaux sociaux, des discours masculinistes séduisent de plus en plus de jeunes garçons. Des influenceurs condamnés pour trafic d'êtres humains et viol cumulent des milliards de vues en vendant aux adolescents un modèle de virilité toxique déguisé en "développement personnel". Sur TikTok, YouTube ou Instagram, des contenus misogynes se diffusent massivement, présentant les femmes comme des adversaires à manipuler ou des objets à conquérir.
Les cyberviolences envers les femmes atteignent une virulence inédite : partage de contenus sexuels sans le consentement, cyberharcèlement, raids numériques contre celles qui prennent la parole. Dans de nombreuses parties du monde, les droits des femmes reculent ou sont mis en péril.
L'impact social de ces violences est dévastateur, y compris pour notre économie : problèmes de santé, addictions, tentatives de suicides, arrêts de travail, invalidité, etc. Le rapport du Sénat en date du 2 juillet 2025, cite plusieurs études évaluant le coût sociétal annuel des violences conjugales à 3,6 milliards d'euros par an, rien qu'en France.
Nous ne pouvons plus tolérer ni rester inactifs face à la souffrance des femmes victimes.
Nos voix peuvent faire la différence
En tant qu'hommes, il est temps de reconnaître la réalité : nos voix, nos actes peuvent faire la différence. Nous ne pouvons plus être seulement témoins. Nous avons tous un rôle à jouer pour faire reculer ces violences qui menacent toutes les femmes, y compris nos mères, nos filles, nos partenaires, nos collègues, nos amies. Être solidaire, ce n'est pas seulement ne pas commettre de violence, c'est aussi passer à l’action.
Que faire concrètement ?
Nous pouvons agir à plusieurs niveaux.
Dans notre quotidien, cela commence par l'écoute et le respect, par l'égalité dans le foyer et le partage réel des tâches domestiques et parentales. Il ne s’agit pas “d'aider", mais de prendre notre part. Cela passe aussi par l'exemplarité auprès des jeunes garçons : les éduquer au consentement, au respect, à l'égalité. Leur montrer qu'être un homme ne signifie pas dominer, mais respecter.
Dans nos interactions sociales, nous pouvons intervenir dès qu'un propos sexiste est tenu. Dire simplement "cette blague n'est pas drôle, elle est dévalorisante pour les femmes" ou "ce comportement n'est pas acceptable" peut suffire. Ne plus rire par politesse. Ne plus laisser passer "pour ne pas plomber l'ambiance". Recadrer un ami qui insiste lourdement en soirée. Signaler un collègue dont le comportement pose problème.
Dans notre entourage, nous pouvons questionner et faire évoluer nos comportements. Être de véritables acteurs de prévention auprès des autres hommes, auprès des garçons. Relayer la parole des femmes, défendre la cause, devenir des alliés actifs. Croire les victimes plutôt que de protéger les agresseurs qu'on connaît, même quand c'est difficile.
Par notre engagement, nous pouvons relayer des messages de prévention et de lutte contre les violences masculines, comme cette tribune. Apporter un soutien financier aux organisations féministes comme ONU Femmes France qui luttent sans relâche pour les droits des filles et des femmes, ou nous engager à leurs côtés.
Un combat collectif
Nous ne sommes pas les premiers hommes à prendre la parole. D'autres l'ont fait avant nous, d'autres le feront après. C'est par cette répétition, cette amplification collective que nous ferons bouger les lignes.
Les moyens de s'engager concrètement sont nombreux, mais quelle que soit la forme que cela prend, en tant qu'hommes, nous ne pouvons plus accepter de rester passifs face à ce déferlement de violence au quotidien. En ce 25 novembre, journée internationale pour l'élimination des violences à l’encontre des femmes, faisons entendre notre voix, agissons véritablement à leurs côtés.
Signataires :
Matthieu Arrault, Administrateur ONU Femmes France
Gilles Lazimi, Administrateur ONU Femmes France
David Pelicot, Père et mari
Thomas Perraud, Administrateur ONU Femmes France
Bruno Solo, Comédien
Michel Cymes, Médecin
Mory Sacko, Chef du restaurant étoilé Mosuke
Vianney, Auteur-compositeur-interprète-parolier
Nagui, Père et mari
Philippe Caverivière, Humoriste
Jérémy Ferrari , Humoriste
Florian Gazan, Journaliste et animateur
Arnaud Tsamère, Humoriste
Baptiste Lecaplain, Humoriste
Samuel Arnold, Acteur
Humbert de Fréminville, Professeur associé en médecine générale
Claude Richet, Administrateur du GAMS
Pierre-Yves Ginet, Consultant égalité, membre du HCE
Maxime Ruszniewski, Fondateur de Remixt
Guillaume Richard, Directeur-Général de Oui Care
François Destribois, Directeur-Général de Hitachi
Anthony Babkine, Co-fondateur de l'association Diversidays et du festival UNIQUES
Didier Gustin, Acteur et humoriste
Michel Jonasz, Auteur-compositeur-interprète
François Fatoux, Consultant RSE et égalité femmes/hommes
David Lacombled, Président de la Villa Numéris
Nils Pedersen, Délégué Général du Pacte Mondial Réseau France
Hugo Marchand, Danseur étoile de l'Opéra de Paris et Directeur de l'association Hugo Marchand pour la danse
David Smetanine, Champion paralympique de natation
Timothée Delacôte, Délégué Général de la Fondation Agir Contre l'Exclusion (FACE)
Francis Renaud, Acteur
Abdelaali El Badaoui, Président et fondateur de l’association Banlieues Santé
Jean-François Halin, Scénariste
Alex Lutz, Acteur et humoriste
Stéphane Foenkinos, Réalisateur
Davy Sardou, Comédien
Jarry, Humoriste et acteur
---------------------------------------------------------------------------------
English version
The silence of men must end.
Op-ed. While gender-based violence intensifies and masculinist rhetoric gains traction online and in public discourse, a group of men is calling out on other men to speak up and take action.
Ordinary Men
One in three women experiences violence during her lifetime, and in over 90% of cases, the perpetrators are men. Almost all cases of rape and sexual assault, 97% and 96% respectively, are committed by men. Behind these numbers lie millions of stories of pain, suffering, and silence.
It’s important to remember: perpetrators are not isolated cases with a specific profile. They are ordinary men, of all ages, backgrounds, and professions. Some of us grew up witnessing violence in our own families. Others encountered it without fully seeing it. Yet, we all understand that silence protects no one, and especially not the victims.
Inaction Leaves the Field Open
Faced with this reality, most men disapprove of, reject, and condemn this violence. Yet many remain passive. Out of indifference or uncertainty: is this our place? What can we truly do? Are we risking interfering in matters that don’t concern us? This restraint leaves the field open to perpetrators. It allows everyday sexism to thrive and violence to continue. Inaction is not neutrality; it is complicity.
Why Action Is Urgent
Today, the context makes our engagement even more urgent. On social media, masculinist rhetoric increasingly appeals to young boys. Influencers convicted of human trafficking and rape accumulate billions of views while selling adolescents a model of toxic masculinity disguised as “personal development.”
The current environment makes action more urgent than ever. Across social media, masculinist ideas are finding a growing audience among young boys. Influencers convicted of human trafficking and rape gain billions of views while selling a distorted, toxic version of masculinity as “self-development.” On TikTok, YouTube, and Instagram, misogynistic content spreads widely, portraying women as adversaries to manipulate or objects to conquer.
Cyberviolence against women has reached unprecedented levels: sharing sexual content without consent, online harassment, digital raids targeting women who speak out. In many parts of the world, women’s rights are receding or under threat.
The social impact of this violence is devastating, including for our economy: health problems, addictions, suicide attempts, sick leave, disability, and more. According to the latest Global Peace Index report, violence cost the world economy nearly 17.5 trillion dollars in 2022. In France, a Senate report dated July 2, 2025, cites several studies estimating the annual societal cost of domestic violence at €3.6 billion per year, just in France.
We can no longer stand by while women pay the price of our silence.
Our Voices Can Make a Difference
As men, it is time to recognise that our voices and actions matter. We cannot be mere witnesses. We all have a role to play in fighting the violence women face every day, our mothers, daughters, partners, colleagues, and friends included. Solidarity is more than not committing violence; it is actively standing against it.
What Can We Do?
We can act on multiple levels:
At home: Listen, respect, and share responsibilities equally, both household and parenting duties. Lead by example for young boys: teach them about consent, respect, and equality. Show that being a man doesn’t mean dominating, it means respecting others.
In social settings: Speak up against everyday sexism. Say : “That joke is not funny; it’s degrading to women,” or “That behaviour is not acceptable.” Stop laughing out of politeness. Challenge friends who cross the line. Report colleagues whose behaviour is harmful.
In our communities: Reflect and change our own behaviours. Be proactive allies: amplify women’s voices, defend their cause, and hold other men accountable. Believe victims rather than protect perpetrators, even when it’s difficult. Support organisations like UN Women France financially or through active engagement.
A Collective Effort
We are not the first men to speak out, and we will not be the last. Change happens through repeated, collective action. There are many ways to engage, but whatever form it takes, we can no longer stand by while violence goes unchallenged.
On November 25, International Day for the Elimination of Violence Against Women, let’s raise our voices and take meaningful action alongside women.

43 792
Voix de signataires
Pétition lancée le 20 novembre 2025