Transphobie à l’Université Libre de Bruxelles

Transphobie à l’Université Libre de Bruxelles

Le problème

Nous soussigné·e·x·s, membres de la communauté universitaire et citoyen·ne·x·s engagé·e·x·s, réagissons avec consternation à l’agression transphobe du 11 janvier 2024 à l’égard d'une étudiante, Victoriæ Defraigne, sur le campus du Solbosch. 

Cet évènement douloureux souligne l’urgence d’établir une politique antidiscriminatoire robuste, en particulier en ce qui concerne la genrisation actuelle des toilettes. Nous exhortons l’institution à agir immédiatement pour créer un environnement inclusif et propice au bon-vivre de tou·te·x·s les membres de la communauté. 

Contexte :

L’agression transphobe récemment subie par Victoriæ dans les toilettes de l’ULB est un rappel brutal des conséquences néfastes de l’absence de mesures antidiscriminatoires au sein des campus. Cette situation inacceptable met en lumière la nécessité urgente de repenser la politique de l’université en matière de genre et de sécurité des étudiant·x·e·s. 

Si certes l’université s’arroge les initiatives de l’Equality Law Clinic (qui en 2020 interpellait déjà les candidat·x·e·s au rectorat à propos de la mise en place de toilettes non genrées sur les campus), et se félicite de la mise en place de mesures insuffisantes contre la transphobie, force est de constater que ce sont les étudiant·x·e·s qui sont systématiquement à l’initiative sur ces sujets. 

Il est indéniable que cette position des étudiant·x·e·s ne découle pas uniquement de leur engagement au sein de l’université, mais met en évidence le besoin d’un engagement institutionnel plus proactif. 

Après avoir décliné une proposition de rencontre avec les autorités universitaires en raison de ses examens et du poids émotionnel lié à l’agression, Victoriæ est maintenant contrainte de comparaître devant le vice-recteur aux affaires étudiantes. Cette convocation, transmise par un courrier électronique de trois lignes, ne témoigne en aucun cas d’une attitude adéquate des autorités. Plutôt que de lui offrir soutien et protection, cette convocation obligatoire exacerbe son anxiété, sachant qu’elle redoute depuis son agression de se rendre à l’université. Cette situation est inacceptable et met en évidence l’impérieuse nécessité d’une action institutionnelle contre la transphobie, tout en soulignant l’importance du respect des droits fondamentaux des étudiant·x·e·s. 

Les toilettes genrées comme source de discrimination :

L’utilisation de toilettes genrées entraîne des conséquences directes et graves, comme l’a démontré l’incident transphobe récent. Cette structure binaire renforce les stéréotypes de genre et expose les membres de la communauté transgenre à des risques inutiles. De plus, la décision de placer une toilette non genrée au 9ème étage 
d’une bibliothèque crée des barrières à l’inclusion, obligeant les étudiant·x·e·s qui souhaitent l’utiliser à fréquenter une toilette séparée, éloignée et presque cachée. Ces obstacles compromettent l’accessibilité et perpétuent une discrimination indirecte. 

Il est impératif que l’ULB prenne des mesures immédiates pour remédier à cette situation et garantisse la sécurité de tou·te·x·s les étudiant·x·e·s. 

Défaillance du personnel de sécurité :

Il est également préoccupant de constater que le personnel de sécurité de l’université n’a pas apporté son assistance à la victime d’agression transphobe. Cette défaillance souligne l’urgence de sensibiliser et de former l’ensemble du personnel pour assurer la sécurité de tou·te·x·s les membres de la communauté. 

Nos revendications :

1. Élaboration d’une politique antidiscriminatoire claire : Nous exigeons que l’ULB élabore et mette en œuvre une politique antidiscriminatoire claire, spécifiquement axée sur la protection des minorités de genre 
2. Dégenrisation des toilettes : Nous appelons l’ULB à réellement faire de l’installation de toilettes non-genrées une priorité sur les campus et à prendre des mesures concrètes pour les rendre accessibles à tou·te·x·s, sans discrimination basée sur l’identité de genre.
3. Sensibilisation et formation : Nous demandons à l’ULB de mettre en place des programmes de sensibilisation et de formation obligatoires pour le personnel et les étudiant·x·e·s afin de promouvoir une culture inclusive, respectueuse et sécuritaire. 

Il est regrettable de constater que malgré sa prétention à être une université libre, l’ULB ne protège pas tou·te·x·s ses étudiant·x·e·s de la discrimination. Nous déplorons l’utilisation de l’image d’une université libre comme écran de fumée, masquant les discriminations persistantes qui se déroulent sur ses campus. 

Il est crucial de mettre fin à cette iniquité où les étudiant·x·e·s se trouvent contraint·x·e·s d’effectuer ce travail gratuit d’interpeller les autorités, sacrifiant leur santé mentale, leur réussite académique et affrontant le coût social que peut représenter une exposition sur ces questions. 

Il est temps pour l’ULB de passer de la rhétorique à l’action et de véritablement incarner les valeurs d’égalité et de liberté qu’elle prétend représenter. 


Notre appel à l’action : 

En signant cette pétition, nous exprimons notre solidarité envers Victoriæ Defraigne et exigeons des actions immédiates de la part de l’ULB pour créer un environnement universitaire véritablement inclusif et sécurisant. Il est temps d’agir pour prévenir de telles violences à l’avenir et garantir l’égalité pour tou·te·x·s membres de la communauté universitaire. 

 

COMMUNIQUÉ RELATIF AUX RÉACTIONS À CETTE PÉTITION :

Nous observons avec satisfaction que cette pétition commence à susciter l’attention, constituant ainsi une démarche significative pour promouvoir l’inclusivité et lutter contre les transphobies, le sexisme et les stéréotypes de genre au sein de l’ULB.
Face aux échanges en cours, il est impératif de fournir quelques clarifications cruciales concernant les revendications relatives aux toilettes non-genrées. Nous vous encourageons vivement à prendre connaissance de ces précisions et à les diffuser afin d’assurer une meilleure information et sensibilisation.
La pétition soutient le projet porté par Victoriæ, comme mentionné dans ses publications sur Instagram. Ce projet, qui revêt également une dimension stratégique, ne propose pas d’ouvrir toutes les toilettes des campus à l’ensemble de la communauté (notamment aux hommes cisgenres). Il vise plutôt à repenser la classification des WC et leur signalisation de manière non binaire, dans le but de mettre fin aux agressions, en particulier celles de nature transphobe. L’objectif est d’aménager des installations aussi inclusives que possible pour toutes les communautés oppressées. 
Deux catégories de toilettes seraient envisagées : 
•    Toilettes « FLINTA* » : destinées aux personnes de genre féminin, lesbienne, intersexe, non-binaire, trans, agenre, et toute personne faisant l’objet d’une discrimination patriarcale.
•    Toilettes TOUS GENRES : Comme indiqué ci-dessus, cette nouvelle catégorisation est une proposition, basée notamment sur les travaux de Victoriæ. L’idée de la pétition était bien d’interpeller l’ULB et ses communautés étudiante, professorale, etc., afin de repenser les infrastructures des campus pour les rendre plus inclusives.  
Le prisme adopté, axé sur la lutte contre les transphobies, s’inscrit ainsi dans le contexte global de la lutte contre toutes les formes de discrimination. Cette approche a également mis en évidence la nécessité de s’engager contre les discriminations religieuses. Dans le cadre de cette initiative de repenser les toilettes, la question de l’installation de miroirs du côté FLINTA* des cabines a également été soulevée.
Nous attendons une réaction appropriée de l’ULB, dans l’espoir que tous et toutes puissent bientôt se sentir en sécurité et inclus·x·es sur les campus, indépendamment de leur identité.

Cette pétition avait 1 078 signataires

Le problème

Nous soussigné·e·x·s, membres de la communauté universitaire et citoyen·ne·x·s engagé·e·x·s, réagissons avec consternation à l’agression transphobe du 11 janvier 2024 à l’égard d'une étudiante, Victoriæ Defraigne, sur le campus du Solbosch. 

Cet évènement douloureux souligne l’urgence d’établir une politique antidiscriminatoire robuste, en particulier en ce qui concerne la genrisation actuelle des toilettes. Nous exhortons l’institution à agir immédiatement pour créer un environnement inclusif et propice au bon-vivre de tou·te·x·s les membres de la communauté. 

Contexte :

L’agression transphobe récemment subie par Victoriæ dans les toilettes de l’ULB est un rappel brutal des conséquences néfastes de l’absence de mesures antidiscriminatoires au sein des campus. Cette situation inacceptable met en lumière la nécessité urgente de repenser la politique de l’université en matière de genre et de sécurité des étudiant·x·e·s. 

Si certes l’université s’arroge les initiatives de l’Equality Law Clinic (qui en 2020 interpellait déjà les candidat·x·e·s au rectorat à propos de la mise en place de toilettes non genrées sur les campus), et se félicite de la mise en place de mesures insuffisantes contre la transphobie, force est de constater que ce sont les étudiant·x·e·s qui sont systématiquement à l’initiative sur ces sujets. 

Il est indéniable que cette position des étudiant·x·e·s ne découle pas uniquement de leur engagement au sein de l’université, mais met en évidence le besoin d’un engagement institutionnel plus proactif. 

Après avoir décliné une proposition de rencontre avec les autorités universitaires en raison de ses examens et du poids émotionnel lié à l’agression, Victoriæ est maintenant contrainte de comparaître devant le vice-recteur aux affaires étudiantes. Cette convocation, transmise par un courrier électronique de trois lignes, ne témoigne en aucun cas d’une attitude adéquate des autorités. Plutôt que de lui offrir soutien et protection, cette convocation obligatoire exacerbe son anxiété, sachant qu’elle redoute depuis son agression de se rendre à l’université. Cette situation est inacceptable et met en évidence l’impérieuse nécessité d’une action institutionnelle contre la transphobie, tout en soulignant l’importance du respect des droits fondamentaux des étudiant·x·e·s. 

Les toilettes genrées comme source de discrimination :

L’utilisation de toilettes genrées entraîne des conséquences directes et graves, comme l’a démontré l’incident transphobe récent. Cette structure binaire renforce les stéréotypes de genre et expose les membres de la communauté transgenre à des risques inutiles. De plus, la décision de placer une toilette non genrée au 9ème étage 
d’une bibliothèque crée des barrières à l’inclusion, obligeant les étudiant·x·e·s qui souhaitent l’utiliser à fréquenter une toilette séparée, éloignée et presque cachée. Ces obstacles compromettent l’accessibilité et perpétuent une discrimination indirecte. 

Il est impératif que l’ULB prenne des mesures immédiates pour remédier à cette situation et garantisse la sécurité de tou·te·x·s les étudiant·x·e·s. 

Défaillance du personnel de sécurité :

Il est également préoccupant de constater que le personnel de sécurité de l’université n’a pas apporté son assistance à la victime d’agression transphobe. Cette défaillance souligne l’urgence de sensibiliser et de former l’ensemble du personnel pour assurer la sécurité de tou·te·x·s les membres de la communauté. 

Nos revendications :

1. Élaboration d’une politique antidiscriminatoire claire : Nous exigeons que l’ULB élabore et mette en œuvre une politique antidiscriminatoire claire, spécifiquement axée sur la protection des minorités de genre 
2. Dégenrisation des toilettes : Nous appelons l’ULB à réellement faire de l’installation de toilettes non-genrées une priorité sur les campus et à prendre des mesures concrètes pour les rendre accessibles à tou·te·x·s, sans discrimination basée sur l’identité de genre.
3. Sensibilisation et formation : Nous demandons à l’ULB de mettre en place des programmes de sensibilisation et de formation obligatoires pour le personnel et les étudiant·x·e·s afin de promouvoir une culture inclusive, respectueuse et sécuritaire. 

Il est regrettable de constater que malgré sa prétention à être une université libre, l’ULB ne protège pas tou·te·x·s ses étudiant·x·e·s de la discrimination. Nous déplorons l’utilisation de l’image d’une université libre comme écran de fumée, masquant les discriminations persistantes qui se déroulent sur ses campus. 

Il est crucial de mettre fin à cette iniquité où les étudiant·x·e·s se trouvent contraint·x·e·s d’effectuer ce travail gratuit d’interpeller les autorités, sacrifiant leur santé mentale, leur réussite académique et affrontant le coût social que peut représenter une exposition sur ces questions. 

Il est temps pour l’ULB de passer de la rhétorique à l’action et de véritablement incarner les valeurs d’égalité et de liberté qu’elle prétend représenter. 


Notre appel à l’action : 

En signant cette pétition, nous exprimons notre solidarité envers Victoriæ Defraigne et exigeons des actions immédiates de la part de l’ULB pour créer un environnement universitaire véritablement inclusif et sécurisant. Il est temps d’agir pour prévenir de telles violences à l’avenir et garantir l’égalité pour tou·te·x·s membres de la communauté universitaire. 

 

COMMUNIQUÉ RELATIF AUX RÉACTIONS À CETTE PÉTITION :

Nous observons avec satisfaction que cette pétition commence à susciter l’attention, constituant ainsi une démarche significative pour promouvoir l’inclusivité et lutter contre les transphobies, le sexisme et les stéréotypes de genre au sein de l’ULB.
Face aux échanges en cours, il est impératif de fournir quelques clarifications cruciales concernant les revendications relatives aux toilettes non-genrées. Nous vous encourageons vivement à prendre connaissance de ces précisions et à les diffuser afin d’assurer une meilleure information et sensibilisation.
La pétition soutient le projet porté par Victoriæ, comme mentionné dans ses publications sur Instagram. Ce projet, qui revêt également une dimension stratégique, ne propose pas d’ouvrir toutes les toilettes des campus à l’ensemble de la communauté (notamment aux hommes cisgenres). Il vise plutôt à repenser la classification des WC et leur signalisation de manière non binaire, dans le but de mettre fin aux agressions, en particulier celles de nature transphobe. L’objectif est d’aménager des installations aussi inclusives que possible pour toutes les communautés oppressées. 
Deux catégories de toilettes seraient envisagées : 
•    Toilettes « FLINTA* » : destinées aux personnes de genre féminin, lesbienne, intersexe, non-binaire, trans, agenre, et toute personne faisant l’objet d’une discrimination patriarcale.
•    Toilettes TOUS GENRES : Comme indiqué ci-dessus, cette nouvelle catégorisation est une proposition, basée notamment sur les travaux de Victoriæ. L’idée de la pétition était bien d’interpeller l’ULB et ses communautés étudiante, professorale, etc., afin de repenser les infrastructures des campus pour les rendre plus inclusives.  
Le prisme adopté, axé sur la lutte contre les transphobies, s’inscrit ainsi dans le contexte global de la lutte contre toutes les formes de discrimination. Cette approche a également mis en évidence la nécessité de s’engager contre les discriminations religieuses. Dans le cadre de cette initiative de repenser les toilettes, la question de l’installation de miroirs du côté FLINTA* des cabines a également été soulevée.
Nous attendons une réaction appropriée de l’ULB, dans l’espoir que tous et toutes puissent bientôt se sentir en sécurité et inclus·x·es sur les campus, indépendamment de leur identité.

Mises à jour sur la pétition

Partager la pétition

Pétition lancée le 17 janvier 2024