COVID 19: libérons nos aînés
COVID 19: libérons nos aînés
Le problème
Après le confinement qui aurait du être accompagné d'un dépistage massif de la population, vient le temps des projets de déconfinement dont sont d'ores et déjà exclus les seniors, selon la déclaration du 13 avril du Président de la République.
Cette annonce est anxiogène en l'absence de précision concernant l'âge seuil:60,70,75,80 ans...
Le prétexte est de diminuer le risque de saturation des services de réanimation en cas de rebond de l'épidémie, sachant que l'accès à ceux-ci fut interdit à bien de nos anciens.
Il s'agit d'un non-sens médical.Si les personnes âgées ont un taux de mortalité plus élevé que leurs cadets, en cas d'infection par COVID 19, comme pour toute autre infection de même nature, ceci est du aux pathologies dont elles souffrent.
En revanche elles n'ont plus de risque d'être contaminées que le reste de la population si les gestes barrières sont respectés.
Dans ces conditions elles ne doivent pas être discriminées sur un critère d'âge.
Nous connaissons de solides vieillards de 90 ans et de petits vieux de 50 ans.
Le décalage de déconfinement pour les anciens est enfin une faute morale dont nombre furent, en quelque sorte, sacrifiés dans les EHPAD, faute de dépistage du personnel de soins, vecteur involontaire, malgré son dévouement, de l'épidémie.
Ils furent aussi condamnés par absence de tests pour eux, aboutissant à une méconnaissance des cas, dont seul le repérage aurait permis un isolement des malades et une limitation des contaminations.
Enfermés ensemble ils ont vécu un sentiment d'abandon, les visites étant interdites, même à leurs derniers instants.
Combien de syndromes de glissement, de désespoirs muets ou hurlés furent observés.
Combien de souffrances psychologiques et de sentiments de culpabilité ont hanté les familles.
Hors des institutions, les personnes âgées seules ont vécu le confinement en grande difficulté matérielle et morale.
Si le confinement est prolongé demain pour nos parents, grands-parents, nous observerons, chez eux des dégâts majeurs tant physiques que psychologiques. Exigeons qu'ils bénéficient des même droits que le reste de la population et ne constituent pas la variable d'ajustement de la politique sanitaire.
Docteur Christophe Dumon
Le problème
Après le confinement qui aurait du être accompagné d'un dépistage massif de la population, vient le temps des projets de déconfinement dont sont d'ores et déjà exclus les seniors, selon la déclaration du 13 avril du Président de la République.
Cette annonce est anxiogène en l'absence de précision concernant l'âge seuil:60,70,75,80 ans...
Le prétexte est de diminuer le risque de saturation des services de réanimation en cas de rebond de l'épidémie, sachant que l'accès à ceux-ci fut interdit à bien de nos anciens.
Il s'agit d'un non-sens médical.Si les personnes âgées ont un taux de mortalité plus élevé que leurs cadets, en cas d'infection par COVID 19, comme pour toute autre infection de même nature, ceci est du aux pathologies dont elles souffrent.
En revanche elles n'ont plus de risque d'être contaminées que le reste de la population si les gestes barrières sont respectés.
Dans ces conditions elles ne doivent pas être discriminées sur un critère d'âge.
Nous connaissons de solides vieillards de 90 ans et de petits vieux de 50 ans.
Le décalage de déconfinement pour les anciens est enfin une faute morale dont nombre furent, en quelque sorte, sacrifiés dans les EHPAD, faute de dépistage du personnel de soins, vecteur involontaire, malgré son dévouement, de l'épidémie.
Ils furent aussi condamnés par absence de tests pour eux, aboutissant à une méconnaissance des cas, dont seul le repérage aurait permis un isolement des malades et une limitation des contaminations.
Enfermés ensemble ils ont vécu un sentiment d'abandon, les visites étant interdites, même à leurs derniers instants.
Combien de syndromes de glissement, de désespoirs muets ou hurlés furent observés.
Combien de souffrances psychologiques et de sentiments de culpabilité ont hanté les familles.
Hors des institutions, les personnes âgées seules ont vécu le confinement en grande difficulté matérielle et morale.
Si le confinement est prolongé demain pour nos parents, grands-parents, nous observerons, chez eux des dégâts majeurs tant physiques que psychologiques. Exigeons qu'ils bénéficient des même droits que le reste de la population et ne constituent pas la variable d'ajustement de la politique sanitaire.
Docteur Christophe Dumon
Pétition fermée
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Les décisionnaires
Pétition lancée le 15 avril 2020