PROFESSIONNELS DU TOURISME & COMMERÇANTS : « NOUS NE VOULONS PAS MOURIR »

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Après un premier confinement dont tout le monde pensait qu’il serait le seul, le secteur du C.H.R, du tourisme et de l’évènementiel a été confronté - après une saison d’été médiocre (sauf exception), voire totalement ratée dans les grandes villes - à une rentrée tout à fait horrible, puis à un couvre-feu et désormais à un nouveau confinement que le Gouvernement nous annonçait impensable. Cette situation est en train de ruiner totalement les professionnels du secteur, leurs collaborateurs et leurs fournisseurs.

Jusqu’à présent, les Pouvoirs Publics ne sont malheureusement pas rentrés intellectuellement dans la seule approche qui s’impose :

L’INDEMNISATION DU SECTEUR :

En effet, les aides, globalement très partielles – à la seule exception du chômage partiel (mais qui en outre ne couvre pas la charge des congés payés pour les entreprises) – n’ont jamais été construites dans une logique indemnitaire.

Or, nos secteurs ont été fermés ou empêchés de travailler dans une perspective d’intérêt général (éviter la propagation de l’épidémie).

Si les hôtels n’ont pas été fermés administrativement, ils ont été en réalité empêchés de facto de fonctionner depuis le 15 mars dernier car les déplacements des Français ont été et sont à nouveau contraints ou impossibles. Les frontières ont été fermées interdisant l’arrivée des touristes et des voyageurs d’affaires étrangers, tandis que l’interdiction des spectacles, manifestations sportives, congrès et expositions ainsi que le couvre-feu puis la fermeture totale des restaurants achèvent d’anéantir l’activité hôtelière.

C’est pourquoi ces fermetures administratives et ces mesures d’empêchements méritent une compensation intégrale de notre « manque à gagner ». Il ne s’agit pas là de réparer une éventuelle faute de l’État, mais de compenser la ruine et la faillite d'un certain nombre d'acteurs qu’a entrainée sa décision.

IL N’Y A AUCUNE RAISON QU’UNE PARTIE DES FRANÇAIS SOIT AINSI RUINÉE

Ceci est totalement contraire au principe de l’égalité devant les charges publiques.

Historiquement, la jurisprudence du Conseil d’État a toujours considéré qu’une décision – même légitime de l’État – pouvait donner lieu à indemnisation si elle portait préjudice à quelqu’un. Nous nous trouvons aujourd’hui dans cette situation pour notre secteur, comme cela est d’ailleurs le cas pour d’autres secteurs (le sport, l'événementiel et la culture par exemple).

ARRÊTONS DE PARLER D’AIDES AU SECTEUR, CE N'EST PAS LA VÉRITÉ. NOUS DEVONS ÊTRE INDEMNISÉS

L’État doit payer la destruction de nos entreprises qu’il nous fait subir. Nous n'avons pas mal géré nos entreprises, nous n'avons pas fauté, nous n'avons pas mal géré nos boutiques. Et au nom de quel principe devrions-nous subir le fait de devoir licencier nos collaborateurs dont nous savons parfaitement ce que nous leur devons grâce à leur travail acharné au quotidien et avec qui nous œuvrons depuis tant d'années ?

C’est pourquoi toutes nos professions réunies, demandons aujourd’hui l’indemnisation intégrale de notre « manque à gagner ».
Nous réclamons qu’un projet de loi d’indemnisation soit voté par le Parlement de toute urgence et, en tout état de cause, avant la fin de l’année 2020. Il prévoirait la compensation de la totalité de notre résultat d’exploitation, voir au-delà s’il devient négatif.

L’indemnisation serait calculée par établissement, le dossier certifié par l’expert-comptable de l’entreprise et avalisé par des commissions départementales composées entre autres de représentants des finances publiques, des chambres de commerce et des syndicats professionnels.

A défaut d’un tel mécanisme d’indemnisation mis en place à très court terme, l’ensemble de notre secteur (et d’autres d’ailleurs) se trouvera confronté dès les semaines à venir et au plus tard dans le courant de l’année à venir, à l’obligation de recourir aux procédures collectives, à commencer à minima par la procédure de sauvegarde, entrainant probablement une crise bancaire et systémique d’une ampleur jamais vue.

1er EMPLOYEUR DE FRANCE, LA DESTRUCTION DE NOTRE SECTEUR ENTRAINERAIT TOUT LE PAYS DANS SA CHUTE

L’État doit assumer le coût financier et arrêter de nous obliger à un surendettement forcé au travers des PGE mis en place.

Si l’Etat ne devait pas pouvoir payer, il parait assez aisé de comprendre que nous le pouvons encore moins

L’absence d’une telle mesure d’indemnisation déclencherait un immense désespoir et probablement une jacquerie, non seulement historique, mais sans précédent. Car l’État nous prive non seulement aujourd’hui, mais probablement aussi à l’issue de la crise, de notre « gagne-pain » et de notre retraite future.

AVEC NOUS, CE SERONT LES SALARIÉS QUI SERONT SACRIFIÉS, dans toutes les villes, toutes les régions, dans toutes les tranches d’âges et particulièrement chez les plus jeunes ainsi que tous nos fournisseurs qui ne seront pas payés et nous perdront comme clients.

Comment accepter cela alors que nous constatons que l’Etat paye sans compter pour protéger totalement les fonctionnaires et assimilés (SNCF, Air France,...) ?

Au moment où on nous demande d'être des européens convaincus, regardons ce qui est fait ailleurs en Europe (pas seulement quand cela nous arrange) et mettons urgemment ce principe indemnitaire en place comme certains de nos voisins.

NOUS SOMMES EN TRAIN DE NOUS FAIRE MASSACRER. RÉAGISSONS.