Touche pas à mon Centre !

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Jeudi 08 Février 2018, le Tribunal Administratif de Nantes a annulé un vote du Conseil Municipal de Nantes attribuant une subvention de fonctionnement à Nosig, Centre LGBTI de Nantes et ordonné le remboursement de son montant de 22 000€ sous un délai de deux mois, mettant ainsi en péril l’existence même de l’association.  


Les accusations portées contre NOSIG, visant à démontrer que l’association ne relève pas de l’utilité publique, au double prétexte que ses actions sont prioritairement destinées aux personnes LGBTI+, et qu’elle a accueilli dans ses locaux une réunion d’information sur un sujet sensible (La GPA), masquent bien mal une attaque politique frontale et organisée contre les valeurs d’égalité que Nosig prône depuis sa création.


Nosig est bel et bien une association d’intérêt général. Par les actions d’accueil, d’écoute et de sensibilisation qu’il réalise, le Centre permet de lutter contres toutes les discriminations et de garantir l’inclusion des personnes LGBTI+.


Cette décision intolérable survient dans un contexte extrêmement sensible où les discriminations et violences envers les personnes LGBTI+ prospèrent et nécessitent un combat incessant. En Loire Atlantique, 70% à 80% des signalements d’homophobie viennent de Nantes.  


En créant une interdiction d’informer sur une pratique interdite par la loi, ce jugement créé un grave précédent pour l’ensemble du tissu associatif français. Quid de la légalisation de l’IVG, de l’abolition de la peine de mort ou de la dépénalisation de l’homosexualité si des associations n’avaient pas, en leur temps, informé et pris position sur ces questions de société ? Et va-t-on, demain, retirer leurs subventions aux associations de solidarité ou aux associations de prévention des addictions au prétexte qu’elles accueillent parfois des personnes en situation illégale ou ayant des pratiques illicites ?


En jouant sur la confusion entre engagement politique, au sens de “participation à la vie de la cité”, et positionnement partisan, cette décision vise en réalité à museler toutes les associations œuvrant pour faire progresser nos législations.

Nous, militant.e.s associatifs et citoyen.ne.s, demandons aux institutions politiques de prendre position contre ce jugement délétère, qui instrumentalise la justice pour attaquer les personnes LGBTI+ et les associations qui les accueillent, de s’engager à défendre nos structures, attaquées de manière coordonnées dans plusieurs villes de France, et de légiférer au plus vite en faveur de l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes, afin de ne pas laisser le champ libre à la haine contre les personnes LGBTI+.

 



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