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Petitioning Cour d'appel de Montpellier Cour d'appel de Montpellier

TGI/Cour d'appel de Montpellier: Sachez que Kevin est reconnu et apprécié comme individu non-violent

Acampadamontpellier lance un appel à soutien : La police municipale de Montpellier a déposé une plainte contre Kevin, l'un des fervents défenseurs des cabanes de l'Esplanade Charles de Gaulle, en raison de coups qu'il aurait administré aux représentants de la force publique. Le procès aura lieu à Montpellier le jeudi 13 septembre 2012. (Actualisation : le procès s'est ouvert devant la Cour d'appel de Montpellier le mardi 11 juin 2013 mais est renvoyé au mardi 10 décembre 2013 à partir de 14h pour supplément d'information.)

Rappel des faits :
- Le samedi 12 mai 2012, au soir de la journée mondiale globalisant les luttes, un camp d'Indignés comme une cabane s'installent sur l'Esplanade Charles de Gaulle à Montpellier.
Si la forme de manifestation en hauteur est pratiquée, c'est en partie parce qu'au sol les manifestations permanentes sont automatiquement expulsées, à toute heure du jour et de la nuit, sans même utiliser préalablement la justice pour s'assurer du bien fondé de la démarche. Cela sera é-prouvé durant un mois entier sur le campement au sol.
Peut-on penser que la politique de la ville, qui travaille plus sur son image de marque que la réalité sociale du mouvement, pousse ses manifestants à se mettre en danger ? Car s'ils n'étaient pas chassés au sol, le référé du 31 mai 2011 rendant le camp des citoyens Indignés de Bayonne non-expulsables aurait pu faire jurisprudence.
Hélène Mandroux, maire de la ville de Montpellier, disait vouloir faire de Montpellier la première ville écologique et respectueuse de la biodiversité, lors de son discours sur l'Esplanade Charles de Gaulle. Cela ne commence-t-il pas par le respect d'êtres vivants véhiculant des valeurs de solidarité, de partage et de sens sociétal ? Cela ne commence-t-il pas par utiliser le dialogue avant/à la place de la force ?

- Le dimanche 13 mai 2012, l'existence de la cabane est constatée par la police municipale sur ordre de la Mairie alors que, légalement, c'est à un huissier de justice de venir constater l'occupation illégale puis au juge de décider d'une éventuelle expulsion. Ceci est inscrit dans le référé du 31 mai 2011. L' accès de la cabane est bloqué, la police municipale ne laisse aucun individu grimper dans l'arbre et n'accorde pas de ravitaillement en nourriture, en eau afin de faire descendre les individus alors nichés au creux des branches.
Kevin arrive à l'Esplanade salue les deux policiers municipaux et d'autres personnes puis se dirige vers l'arbre pour grimper. Les policiers tentent alors de l'en empêcher alors que Kévin était déjà à plus de deux mètres de haut et pouvait penser qu'il est dans son droit, pour les raisons mentionnées plus haut dans ce même tiret. Les policiers municipaux demandent à Kévin de descendre, mais à aucun moment les policiers municipaux n'ont expliqué à Kévin pourquoi il n'avait pas le droit de monter dans l'arbre.
Des coups ont lieu : ceux administrés par la police municipale, à l'aide d'une tonfa, et prouvés par un certificat médical et, selon la plainte, ceux administrés par Kevin aux policiers municipaux.
Un attroupement de centaines de personnes se forme en réaction aux cris de Kevin. Est demandé aux policiers de cesser leur action. Les policiers municipaux appellent du renfort, des policiers nationaux arrivent. Kevin parvient à rejoindre la plateforme. Les policiers municipaux et nationaux s'en vont sur ordre des policiers nationaux. La cabane est de nouveau libre et sans surveillance policière, qui veut changer de stratégie après le scandale qu'ils viennent de commettre.

- Cinq semaines plus tard, des policiers remettent à Kevin une assignation en justice pour coups sur représentants de la force publique.

Pour ce qui lui est reproché, Kevin risque une amende comme une peine de prison pouvant aller jusqu'à 5 ans.

Cette pétition a pour finalité d'exprimer combien Kevin eu un comportement calme et non-violent durant ces semaines de manifestation permanente à Montpellier. Il véhicule des valeurs telles que le respect : de la nature, des peuples, des idées... Il salue les passants chaque jours, les invite à boire un thé. Des passants ont témoigné de la confiance à son égard en lui remettant un être vivant - un oiseau - à soigner. Kevin passait des heures à ranger la cabane, à la tenir propre et accueillante. Il tentait de lutter contre la consommation de drogues aux alentours de l'arbre.
Qui plus est, Kevin n'a pas de considération méprisante à l'égard des forces de l'ordre, il est doté d'un incroyable sang froid et considère l'omniprésence policière sous un œil créateur : cette présence est selon lui bénéfique aux mouvements puisqu'elle fait déplacer la presse.
En somme Kevin utilise sa capacité pensante pour faire des choix - allant jusqu'à ne pas avoir de papiers ou de compte bancaire -, tenter de vivre en phase avec ses idées et les partager, puisqu'il est conscient de ne pas vivre seul.

Nous appelons à soutenir que Kevin avait un comportement non-violent. Ce soutien se manifestera dans les témoignages, dans la signature de la pétition présente comme dans la présence devant le tribunal le jeudi 13 septembre 2012. (Actualisation : le procès s'est ouvert devant la Cour d'appel de Montpellier le mardi 11 juin 2013 mais est renvoyé au mardi 10 décembre 2013 à partir de 14h pour supplément d'information.)

Letter to
Cour d'appel de Montpellier Cour d'appel de Montpellier
Je viens de signer la pétition suivante adressée à: TGI/Cour d'appel de Montpellier

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Sachez que Kevin est reconnu et apprécié comme individu non-violent

Acampadamontpellier lance un appel à soutien : La police municipale de Montpellier a déposé une plainte contre Kevin, l'un des fervents défenseurs des cabanes de l'Esplanade Charles de Gaulle, en raison de coups qu'il aurait administré aux représentants de la force publique. Le procès aura lieu à Montpellier le jeudi 13 septembre 2012. (Actualisation : le procès se tiendra devant la Cour d'appel de Montpellier le mardi 11 juin 2013 à 14h.)

Rappel des faits :
- Le samedi 12 mai 2012, au soir de la journée mondiale globalisant les luttes, un camp d'Indignés comme une cabane s'installent sur l'Esplanade Charles de Gaulle à Montpellier.
Si la forme de manifestation en hauteur est pratiquée, c'est en partie parce qu'au sol les manifestations permanentes sont automatiquement expulsées, à toute heure du jour et de la nuit, sans même utiliser préalablement la justice pour s'assurer du bien fondé de la démarche. Cela sera é-prouvé durant un mois entier sur le campement au sol.
Peut-on penser que la politique de la ville, qui travaille plus sur son image de marque que la réalité sociale du mouvement, pousse ses manifestants à se mettre en danger ? Car s'ils n'étaient pas chassés au sol, le référé du 31 mai 2011 rendant le camp des citoyens Indignés de Bayonne non-expulsables aurait pu faire jurisprudence.
Hélène Mandroux, maire de la ville de Montpellier, disait vouloir faire de Montpellier la première ville écologique et respectueuse de la biodiversité, lors de son discours sur l'Esplanade Charles de Gaulle. Cela ne commence-t-il pas par le respect d'êtres vivants véhiculant des valeurs de solidarité, de partage et de sens sociétal ? Cela ne commence-t-il pas par utiliser le dialogue avant/à la place de la force ?

- Le dimanche 13 mai 2012, l'existence de la cabane est constatée par la police municipale sur ordre de la Mairie alors que, légalement, c'est à un huissier de justice de venir constater l'occupation illégale puis au juge de décider d'une éventuelle expulsion. Ceci est inscrit dans le référé du 31 mai 2011. L' accès de la cabane est bloqué, la police municipale ne laisse aucun individu grimper dans l'arbre et n'accorde pas de ravitaillement en nourriture, en eau afin de faire descendre les individus alors nichés au creux des branches.
Kevin arrive à l'Esplanade salue les deux policiers municipaux et d'autres personnes puis se dirige vers l'arbre pour grimper. Les policiers tentent alors de l'en empêcher alors que Kévin était déjà à plus de deux mètres de haut et pouvait penser qu'il est dans son droit, pour les raisons mentionnées plus haut dans ce même tiret. Les policiers municipaux demandent à Kévin de descendre, mais à aucun moment les policiers municipaux n'ont expliqué à Kévin pourquoi il n'avait pas le droit de monter dans l'arbre.
Des coups ont lieu : ceux administrés par la police municipale, à l'aide d'une tonfa, et prouvés par un certificat médical et, selon la plainte, ceux administrés par Kevin aux policiers municipaux.
Un attroupement de centaines de personnes se forme en réaction aux cris de Kevin. Est demandé aux policiers de cesser leur action. Les policiers municipaux appellent du renfort, des policiers nationaux arrivent. Kevin parvient à rejoindre la plateforme. Les policiers municipaux et nationaux s'en vont sur ordre des policiers nationaux. La cabane est de nouveau libre et sans surveillance policière, qui veut changer de stratégie après le scandale qu'ils viennent de commettre.

- Cinq semaines plus tard, des policiers remettent à Kevin une assignation en justice pour coups sur représentants de la force publique.

Pour ce qui lui est reproché, Kevin risque une amende comme une peine de prison pouvant aller jusqu'à 5 ans.

Cette pétition a pour finalité d'exprimer combien Kevin eu un comportement calme et non-violent durant ces semaines de manifestation permanente à Montpellier. Il véhicule des valeurs telles que le respect : de la nature, des peuples, des idées... Il salue les passants chaque jours, les invite à boire un thé. Des passants ont témoigné de la confiance à son égard en lui remettant un être vivant - un oiseau - à soigner. Kevin passait des heures à ranger la cabane, à la tenir propre et accueillante. Il tentait de lutter contre la consommation de drogues aux alentours de l'arbre.
Qui plus est, Kevin n'a pas de considération méprisante à l'égard des forces de l'ordre, il est doté d'un incroyable sang froid et considère l'omniprésence policière sous un œil créateur : cette présence est selon lui bénéfique aux mouvements puisqu'elle fait déplacer la presse.
En somme Kevin utilise sa capacité pensante pour faire des choix - allant jusqu'à ne pas avoir de papiers ou de compte bancaire -, tenter de vivre en phase avec ses idées et les partager, puisqu'il est conscient de ne pas vivre seul.

Nous appelons à soutenir que Kevin avait un comportement non-violent. Ce soutien se manifestera dans les témoignages, dans la signature de la pétition présente comme dans la présence devant le tribunal le jeudi 13 septembre 2012. (Actualisation : le procès se tiendra devant la Cour d'appel de Montpellier le mardi 11 juin 2013 à 14h.)

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Cordialement,