PÉNURIE D'ENSEIGNANTS : Changeons les modalités entourant le TECFÉE

Le problème

Nous demandons : que les instances universitaires modifient les modalités entourant le TECFÉE (Test de certification en français écrit pour l'enseignement), et que celui-ci devienne un examen nécessaire à l’obtention du brevet d’enseignement, et non un examen nécessaire à l’obtention de son placement en stage 3. Cette modification peut être apportée de façon permanente OU au moins jusqu’à ce que le TECFÉE soit révisé et reconstruit en un examen plus juste qui évalue de façon représentative les compétences en français écrit des enseignants (parce qu’il est en cours de révision suite à plusieurs dénonciations).

Le 24 novembre prochain, le comité de programme du baccalauréat en enseignement secondaire de l'UQAM a invité le CAFÉO (Centre d'aide en français écrit et oral de la Faculté des sciences de l'éducation de l'UQAM) afin de discuter de la situation. L'objectif est d'atteindre assez de signatures sur cette pétition pour de pouvoir l'utiliser lors de cette rencontre.

Mise en contexte :
Présentement, le Québec se retrouve en pénurie d’enseignants. Plusieurs élèves du primaire et du secondaire n’ont même pas d’enseignants légalement qualifiés dans leurs classes. Les étudiants des différents programmes de baccalauréat en enseignement (préscolaires, primaire, secondaire, adaptation scolaire, langue seconde, etc.), qui aimeraient bien que des mesures soient prises afin de régler cette pénurie, revendiquent depuis longtemps des modifications au sein du programme universitaire offert présentement afin de rendre celui-ci plus attrayant, moins décourageant et plus propice à la rétention des étudiants suite à leur inscription au BACC. Une des modifications qui est souvent soulevée par les étudiants concerne les modalités qui entourent la réussite du TECFÉE. Le TECFÉE est un test qui servirait à évaluer le niveau de maîtrise de la langue française des étudiants en enseignement. Cependant, il est extrêmement controversé et critiqué par les étudiants, et même par certains professeurs et chargés de cours.

L'une des raisons qui poussent les étudiants à se plaindre du TECFÉE est le fait que sa réussite est nécessaire pour pouvoir faire son stage 3 (stage de la troisième année du BACC, l'avant-dernier). Si un étudiant n'a pas réussi son TECFÉE au moment des affectations, celui-ci ne sera pas placé en stage. Il devra donc rallonger son parcours universitaire d'un an et demi, ce qui est très décourageant, extrêmement stressant pour les étudiants, et cela fait en sorte que les gens dans cette situation sont beaucoup plus à risque de quitter le BACC. Il faut savoir que le TECFÉE est divisé en deux volets : le premier est le volet rédaction et le deuxième est le volet code linguistique. Le volet rédaction est, pour la grande majorité des étudiants, réussi du premier coup. C'est le volet code linguistique que les étudiants échouent à plusieurs reprises. Ce dernier volet nécessite beaucoup de préparation pour plusieurs, car c'est un examen assez difficile qui demande une connaissance assez bonne des règles de grammaire, des exceptions, des définitions de mots difficiles, des significations d'expressions parfois très peu communes, etc. Même avec de la préparation, la majorité des étudiants doivent reprendre l'examen une, deux, trois fois ou plus.

« Contactée par courriel, l'UQO a dévoilé à Noovo Info les résultats des derniers TECFÉE. Les données affichent un taux de réussite de 32% lors de l'examen du 31 août ainsi qu'un taux de réussite de seulement 17% le 1er septembre dernier. Lorsqu'on fait le total des examens depuis le 28 avril 2021, 65% des étudiants de l'UQO ont échoué le TECFÉE à la première passation et 73% ont également échoué lors de la reprise » (Montminy, 2022).

Réalistement, un étudiant n'aurait que 3-4 (peut-être 5 s'il s'y est pris très d'avance) passations possibles avant son stage 3, si on prend en compte le temps restreint que les étudiants ont pour se préparer au travers de leurs cours universitaires, leurs sessions intensives et leurs stages, ainsi que l'aspect monétaire de la chose. Pour certains, 4 passations ce n'est pas assez pour réussir l'examen tant il est difficile. Plusieurs d'entre nous n'ont pas reçu de cours de français depuis le secondaire, et même que pour certains le français n'est pas leur langue maternelle. Donc lorsqu'on se fait demander si le mot « tout » est utilisé dans cette phrase en tant que pronom, nom, adverbe ou déterminant afin de bien l'accorder, c'est normal que la majorité ait de la difficulté à répondre. Les étudiants doivent donc souvent se payer des livres pour réapprendre le français, ainsi que des ateliers et parfois même un cours de français hors programme, tout ça durant leurs sessions régulières qui sont déjà chargées. Tous ou presque connaissent des gens qui se sont préparés pendant un mois complet avant l'examen et qui l'ont quand même échoué. C'est extrêmement stressant. Plusieurs d'entre nous ont des loyers et des épiceries à payer, certains ont des enfants à nourrir, et faire tout cela en même temps qu'être aux études à temps plein est déjà extrêmement demandant et stressant. Rajouter à cela le stress de devoir réussir un examen qui nécessite autant d'heures de préparation avant son stage 3 est un cauchemar pour certains, et beaucoup n'ont pas non plus les moyens de payer les frais d'examens autant de fois qu'ils le veulent, en plus de payer des ateliers préparatoires, des cahiers d'activités, etc.

Le TECFÉE est en cours d'étude par un comité mandaté par le gouvernement afin de pouvoir le reconstruire. Cela est un aveu assez clair : le TECFÉE n'est plus un examen qui évalue de façon représentative les compétences en français, écrit des enseignants, et c'est pourquoi il est en train d'être révisé afin d'être ajusté. Cependant, les instances universitaires continuent d'empêcher des étudiants de faire leur stage 3, malgré cet aveu. C'est pourquoi nous demandons aux instances universitaires d'assouplir les modalités qui entourent la réussite du TECFÉE, du moins de les assouplir en attendant que l'examen soit refait. Nous sommes en pleine pénurie d'enseignants, il serait extrêmement dommage d'empêcher des étudiants en enseignement de poursuivre leurs études simplement parce qu'ils n'ont pas réussi un examen qui est littéralement en train de se faire reconstruire afin de le rendre plus représentatif et adapté à l'utilisation du français faite par les enseignants du Québec en 2023.

 

avatar of the starter
Éliane HÉTULanceur de pétition
Cette pétition avait 389 signataires

Le problème

Nous demandons : que les instances universitaires modifient les modalités entourant le TECFÉE (Test de certification en français écrit pour l'enseignement), et que celui-ci devienne un examen nécessaire à l’obtention du brevet d’enseignement, et non un examen nécessaire à l’obtention de son placement en stage 3. Cette modification peut être apportée de façon permanente OU au moins jusqu’à ce que le TECFÉE soit révisé et reconstruit en un examen plus juste qui évalue de façon représentative les compétences en français écrit des enseignants (parce qu’il est en cours de révision suite à plusieurs dénonciations).

Le 24 novembre prochain, le comité de programme du baccalauréat en enseignement secondaire de l'UQAM a invité le CAFÉO (Centre d'aide en français écrit et oral de la Faculté des sciences de l'éducation de l'UQAM) afin de discuter de la situation. L'objectif est d'atteindre assez de signatures sur cette pétition pour de pouvoir l'utiliser lors de cette rencontre.

Mise en contexte :
Présentement, le Québec se retrouve en pénurie d’enseignants. Plusieurs élèves du primaire et du secondaire n’ont même pas d’enseignants légalement qualifiés dans leurs classes. Les étudiants des différents programmes de baccalauréat en enseignement (préscolaires, primaire, secondaire, adaptation scolaire, langue seconde, etc.), qui aimeraient bien que des mesures soient prises afin de régler cette pénurie, revendiquent depuis longtemps des modifications au sein du programme universitaire offert présentement afin de rendre celui-ci plus attrayant, moins décourageant et plus propice à la rétention des étudiants suite à leur inscription au BACC. Une des modifications qui est souvent soulevée par les étudiants concerne les modalités qui entourent la réussite du TECFÉE. Le TECFÉE est un test qui servirait à évaluer le niveau de maîtrise de la langue française des étudiants en enseignement. Cependant, il est extrêmement controversé et critiqué par les étudiants, et même par certains professeurs et chargés de cours.

L'une des raisons qui poussent les étudiants à se plaindre du TECFÉE est le fait que sa réussite est nécessaire pour pouvoir faire son stage 3 (stage de la troisième année du BACC, l'avant-dernier). Si un étudiant n'a pas réussi son TECFÉE au moment des affectations, celui-ci ne sera pas placé en stage. Il devra donc rallonger son parcours universitaire d'un an et demi, ce qui est très décourageant, extrêmement stressant pour les étudiants, et cela fait en sorte que les gens dans cette situation sont beaucoup plus à risque de quitter le BACC. Il faut savoir que le TECFÉE est divisé en deux volets : le premier est le volet rédaction et le deuxième est le volet code linguistique. Le volet rédaction est, pour la grande majorité des étudiants, réussi du premier coup. C'est le volet code linguistique que les étudiants échouent à plusieurs reprises. Ce dernier volet nécessite beaucoup de préparation pour plusieurs, car c'est un examen assez difficile qui demande une connaissance assez bonne des règles de grammaire, des exceptions, des définitions de mots difficiles, des significations d'expressions parfois très peu communes, etc. Même avec de la préparation, la majorité des étudiants doivent reprendre l'examen une, deux, trois fois ou plus.

« Contactée par courriel, l'UQO a dévoilé à Noovo Info les résultats des derniers TECFÉE. Les données affichent un taux de réussite de 32% lors de l'examen du 31 août ainsi qu'un taux de réussite de seulement 17% le 1er septembre dernier. Lorsqu'on fait le total des examens depuis le 28 avril 2021, 65% des étudiants de l'UQO ont échoué le TECFÉE à la première passation et 73% ont également échoué lors de la reprise » (Montminy, 2022).

Réalistement, un étudiant n'aurait que 3-4 (peut-être 5 s'il s'y est pris très d'avance) passations possibles avant son stage 3, si on prend en compte le temps restreint que les étudiants ont pour se préparer au travers de leurs cours universitaires, leurs sessions intensives et leurs stages, ainsi que l'aspect monétaire de la chose. Pour certains, 4 passations ce n'est pas assez pour réussir l'examen tant il est difficile. Plusieurs d'entre nous n'ont pas reçu de cours de français depuis le secondaire, et même que pour certains le français n'est pas leur langue maternelle. Donc lorsqu'on se fait demander si le mot « tout » est utilisé dans cette phrase en tant que pronom, nom, adverbe ou déterminant afin de bien l'accorder, c'est normal que la majorité ait de la difficulté à répondre. Les étudiants doivent donc souvent se payer des livres pour réapprendre le français, ainsi que des ateliers et parfois même un cours de français hors programme, tout ça durant leurs sessions régulières qui sont déjà chargées. Tous ou presque connaissent des gens qui se sont préparés pendant un mois complet avant l'examen et qui l'ont quand même échoué. C'est extrêmement stressant. Plusieurs d'entre nous ont des loyers et des épiceries à payer, certains ont des enfants à nourrir, et faire tout cela en même temps qu'être aux études à temps plein est déjà extrêmement demandant et stressant. Rajouter à cela le stress de devoir réussir un examen qui nécessite autant d'heures de préparation avant son stage 3 est un cauchemar pour certains, et beaucoup n'ont pas non plus les moyens de payer les frais d'examens autant de fois qu'ils le veulent, en plus de payer des ateliers préparatoires, des cahiers d'activités, etc.

Le TECFÉE est en cours d'étude par un comité mandaté par le gouvernement afin de pouvoir le reconstruire. Cela est un aveu assez clair : le TECFÉE n'est plus un examen qui évalue de façon représentative les compétences en français, écrit des enseignants, et c'est pourquoi il est en train d'être révisé afin d'être ajusté. Cependant, les instances universitaires continuent d'empêcher des étudiants de faire leur stage 3, malgré cet aveu. C'est pourquoi nous demandons aux instances universitaires d'assouplir les modalités qui entourent la réussite du TECFÉE, du moins de les assouplir en attendant que l'examen soit refait. Nous sommes en pleine pénurie d'enseignants, il serait extrêmement dommage d'empêcher des étudiants en enseignement de poursuivre leurs études simplement parce qu'ils n'ont pas réussi un examen qui est littéralement en train de se faire reconstruire afin de le rendre plus représentatif et adapté à l'utilisation du français faite par les enseignants du Québec en 2023.

 

avatar of the starter
Éliane HÉTULanceur de pétition

Les décisionnaires

Jean Bélanger
Jean Bélanger
Doyen de la faculté des sciences de l’éducation de l'UQAM
Ministère de l'éducation
Ministère de l'éducation
Gouvernement du Québec
Bernard Drainville
Bernard Drainville
Ministre de l'éducation du Québec
Faculté des sciences de l'éducation de l'UQAM
Faculté des sciences de l'éducation de l'UQAM
Faculté des sciences de l'éducation
CÉFRANC
CÉFRANC
Centre d'évaluation du rendement en français écrit

Mises à jour sur la pétition