SUD Santé éxige une prime mensuelle de 300e pour les personnels des EMSI au CHET

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Le problème

Les Équipes Mobiles de Soins Intensifs (EMSI) du Centre Hospitalier Édouard Toulouse interviennent chaque jour au plus près des patients, directement à leur domicile et dans leurs lieux de vie.

Une partie importante de leur activité s’exerce dans les quartiers Nord de Marseille, sur des territoires fortement marqués par la précarité sociale, les difficultés économiques, l’isolement, les problèmes de logement, les ruptures de soins et des situations sanitaires et psychiatriques particulièrement complexes.

Les personnels des EMSI interviennent donc dans des bassins de vie difficiles, au plus près de populations parmi les plus fragiles. Ils doivent quotidiennement s’adapter à des environnements qu’ils ne maîtrisent pas, parfois dans des conditions de travail très éloignées du cadre sécurisé d’une unité hospitalière.

Déplacements permanents, interventions à domicile, situations psychiatriques aiguës, gestion de crises, isolement social, précarité, coordination avec les familles, les travailleurs sociaux, les structures médico-sociales et les différents partenaires : les contraintes sont nombreuses et spécifiques.

À cela s’ajoute un contexte particulièrement préoccupant au CH Édouard Toulouse.

Ces dernières années, les EMSI se sont développées parallèlement à la fermeture de lits et d’unités d’hospitalisation. Pour SUD Santé, les équipes mobiles doivent venir renforcer l’offre de soins et non servir à compenser la diminution des capacités d’hospitalisation.

On ne peut pas supprimer des lits, développer les prises en charge hors les murs et demander aux personnels d’assumer toujours davantage de responsabilités sans reconnaître financièrement la spécificité de leur travail.

SUD Santé revendique une prime de 300 € nets par mois
SUD Santé demande la création d’une prime spécifique de 300 € nets mensuels pour l’ensemble des personnels exerçant dans les EMSI du Centre Hospitalier Édouard Toulouse, tous grades et tous statuts confondus.

Parce qu’une EMSI fonctionne grâce à un collectif, cette reconnaissance ne doit pas être réservée à quelques professions.

Tous les personnels doivent en bénéficier.

Cette prime doit notamment reconnaître :

les interventions quotidiennes hors de l’hôpital ;
les déplacements et la mobilité permanente ;
le travail au domicile des patients ;
les interventions dans les quartiers Nord et dans des secteurs fortement précarisés ;
l’exposition à des situations complexes, imprévisibles ou de crise ;
la charge psychologique ;
l’autonomie et les responsabilités exercées sur le terrain ;
la coordination constante avec les acteurs sanitaires, sociaux et médico-sociaux ;
l’engagement auprès de patients particulièrement vulnérables.
Les EMSI ne doivent pas être l’hôpital à moindre coût
Le développement de la psychiatrie ambulatoire et de « l’aller-vers » ne peut pas reposer uniquement sur l’investissement des personnels.

Une équipe mobile ne doit pas remplacer des lits supprimés sans moyens supplémentaires et sans reconnaissance pour les agents qui prennent en charge les patients sur le terrain.

SUD Santé exige donc l’ouverture de négociations avec la Direction du CH Édouard Toulouse et les autorités de tutelle afin d’obtenir cette prime de 300 € nets par mois pour tous les personnels des EMSI.

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