Stoppons la déportation de la famille Adegboye


Stoppons la déportation de la famille Adegboye
Le problème
[English follows]
Honorable Marc Miller,
Je, soussigné.e, vous demande d'exercer immédiatement vos pouvoirs discrétionnaires en tant que ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté afin de mettre fin à l'expulsion de Deborah Adegboye, son mari et ses trois enfants, membres précieux de la société québécoise.
La famille Adegboye et leur premier enfant sont arrivés au Canada en 2017 pour y demander l’asile, car ils vivaient des menaces graves pour des motifs religieux au Nigéria. Leur demande a été refusée par la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR) qui a mis en doute la véracité des persécutions rapportées par le mari de Deborah Adegboye.
La famille a ensuite déposé différents recours pour démontrer les graves risques en cas de retour au pays d’origine, mais chaque fois les tribunaux ont remis en doute le niveau de risque et l’impossibilité de trouver refuge dans d’autres régions du pays. La famille a déposé de nombreux documents et témoignages pour démontrer la véracité du danger, qui a été à chaque procédure sous-évaluée.
La famille a aussi déposé une demande de résidence permanente pour motifs humanitaires : la famille et son réseau de soutien étaient convaincus que la forte intégration et contribution à la société allait enfin leur permettre d’obtenir un statut. Le rejet de cette demande humanitaire en 2021 est à ce jour inexplicable, et la famille a déposé avec son avocat une demande de réexamen, ainsi qu’une deuxième demande humanitaire, toujours en cours d’étude. Notamment, le rejet se base sur un manque supposé de stabilité financière, alors même que les deux parents ont travaillé à temps plein presqu’en tout temps depuis leur arrivée au Canada, et ce, dans des emplois essentiels durant toute la pandémie!
Le couple Adegboye ont occupé de nombreux emplois essentiels durant la pandémie (entrepôt alimentaires, etc) avant de faire leur formation de préposée aux bénéficiaires: ils travaillent tous deux à temps plein comme préposés aux bénéficiaires depuis avril 2022, auprès de personnes lourdement handicapées. Tous les jours, ils se rendent à domicile chez des personnes qui ont absolument besoin d’eux, dans un contexte de pénurie grave de main-d'œuvre dans le secteur. Or, même en occupant ces emplois, principalement occupés par des personnes immigrantes avec des salaires limités durant la pandémie, le couple n’aurait pas, selon la décision d’IRCC dans leur demande humanitaire, réussi à démontrer une intégration financière suffisante.
L’agence des services frontaliers (AFSC) exige à la famille de se présenter le 3 avril dans ses bureaux avec les documents montrant avoir quitté leurs emplois respectifs, abandonné leur bail, et désinscrit les enfants de l’école. L’AFSC demande à la famille de se présenter le 5 avril pour prendre un vol de déportation vers le Nigéria. La famille, autant les adultes que les enfants, sont dans un état de stress critique.
Je considère qu’expulser le couple Adegboye et leurs trois enfants, sans même permettre l’aboutissement de leurs processus de régularisation en cours, va à l'encontre de l’engagement du Canada en matière de justice, d'équité et de protection des droits humains.
J'estime qu'il est de notre devoir moral de protéger les personnes qui cherchent refuge à l'intérieur de nos frontières, mais également de reconnaître et valoriser l’apport essentiel de la famille Adegboye à la société canadienne ces six dernières années.
En signant cette pétition, je, soussigné.e, exige au Ministre de reconsidérer le cas de cette famille et d'exercer ses pouvoirs discrétionnaires pour suspendre immédiatement la déportation du couple Adegboye et de leurs trois enfants. Vos actions dans cette affaire n'auront pas seulement un impact sur la vie de Mme Adegboye et de sa famille, mais reflèteront également les valeurs et les principes défendus par le Canada.
Le 21 mars 2024
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Honorable Marc Miller,
I request that you immediately exercise your discretionary powers as the Minister of Immigration, Refugees and Citizenship to halt the deportation of Deborah Adegboye, her husband, and their three children, who are valued members of Quebec society.
The Adegboye family and their eldest child arrived in Canada in 2017 to seek asylum, as they faced serious threats for religious reasons in Nigeria. Their application was denied by the Immigration and Refugee Board (IRB), which doubted the veracity of the persecutions reported by Deborah Adegboye's husband.
The family subsequently filed various appeals to demonstrate the serious risks of returning to their country of origin, but the courts doubted the level of risk and the impossibility of finding refuge in other regions of the country. The family submitted numerous documents and testimonies to demonstrate the reality of the danger, which were not deemed sufficient.
The family also filed an application for permanent residency on humanitarian grounds: the family and their support network were convinced that their strong integration and contribution to society would finally allow them to obtain status. The rejection of this humanitarian application in 2021 is inexplicable to this date, and the family, with their lawyer, filed a request for reconsideration as well as a second humanitarian application, which is still under review. Notably, the rejection is based on a supposed lack of financial stability, even though both parents have worked full-time almost continuously since their arrival in Canada, and in essential jobs throughout the pandemic.
During the pandemic, the Adegboye couple held various essential jobs, such as in warehouses and food processing, before completing their training as caregivers. Since April 2022, they have both worked full-time as caregivers for people living with severe disabilities. Every day, they provide in-home care to people who absolutely need them, in a context of severe labor shortage in this sector. Yet, even in this essential occupation, primarily held by low-wage immigrant workers during the pandemic, the couple apparently failed to demonstrate sufficient financial integration, according to the IRCC's decision in their humanitarian application.
The Border Services Agency (CBSA) is requiring the family to present themselves on April 3rd at its offices with documents proving they have left their respective jobs, terminated their lease, and deregistered the children from school. The CBSA is asking the family to present themselves on April 5th for a deportation flight to Nigeria. The family is in a state of critical stress.
I believe that deporting the Adegboye couple and their three children, without even allowing the completion of their ongoing regularization processes, goes against Canada's commitment to justice, fairness, and the protection of human rights.
I consider it our moral duty to protect people seeking refuge within our borders, but also to recognize and value the essential contribution of the Adegboye family to Canadian society over the past six years.
By signing this letter, I demand that the Minister reconsider the case of this family and exercise his discretionary powers to immediately suspend the deportation of the Adegboye couple and their three children. Your actions in this matter will not only impact the lives of Mrs. Adegboye and her family but will also reflect the values and principles upheld by Canada.
March 21, 2024

Le problème
[English follows]
Honorable Marc Miller,
Je, soussigné.e, vous demande d'exercer immédiatement vos pouvoirs discrétionnaires en tant que ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté afin de mettre fin à l'expulsion de Deborah Adegboye, son mari et ses trois enfants, membres précieux de la société québécoise.
La famille Adegboye et leur premier enfant sont arrivés au Canada en 2017 pour y demander l’asile, car ils vivaient des menaces graves pour des motifs religieux au Nigéria. Leur demande a été refusée par la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR) qui a mis en doute la véracité des persécutions rapportées par le mari de Deborah Adegboye.
La famille a ensuite déposé différents recours pour démontrer les graves risques en cas de retour au pays d’origine, mais chaque fois les tribunaux ont remis en doute le niveau de risque et l’impossibilité de trouver refuge dans d’autres régions du pays. La famille a déposé de nombreux documents et témoignages pour démontrer la véracité du danger, qui a été à chaque procédure sous-évaluée.
La famille a aussi déposé une demande de résidence permanente pour motifs humanitaires : la famille et son réseau de soutien étaient convaincus que la forte intégration et contribution à la société allait enfin leur permettre d’obtenir un statut. Le rejet de cette demande humanitaire en 2021 est à ce jour inexplicable, et la famille a déposé avec son avocat une demande de réexamen, ainsi qu’une deuxième demande humanitaire, toujours en cours d’étude. Notamment, le rejet se base sur un manque supposé de stabilité financière, alors même que les deux parents ont travaillé à temps plein presqu’en tout temps depuis leur arrivée au Canada, et ce, dans des emplois essentiels durant toute la pandémie!
Le couple Adegboye ont occupé de nombreux emplois essentiels durant la pandémie (entrepôt alimentaires, etc) avant de faire leur formation de préposée aux bénéficiaires: ils travaillent tous deux à temps plein comme préposés aux bénéficiaires depuis avril 2022, auprès de personnes lourdement handicapées. Tous les jours, ils se rendent à domicile chez des personnes qui ont absolument besoin d’eux, dans un contexte de pénurie grave de main-d'œuvre dans le secteur. Or, même en occupant ces emplois, principalement occupés par des personnes immigrantes avec des salaires limités durant la pandémie, le couple n’aurait pas, selon la décision d’IRCC dans leur demande humanitaire, réussi à démontrer une intégration financière suffisante.
L’agence des services frontaliers (AFSC) exige à la famille de se présenter le 3 avril dans ses bureaux avec les documents montrant avoir quitté leurs emplois respectifs, abandonné leur bail, et désinscrit les enfants de l’école. L’AFSC demande à la famille de se présenter le 5 avril pour prendre un vol de déportation vers le Nigéria. La famille, autant les adultes que les enfants, sont dans un état de stress critique.
Je considère qu’expulser le couple Adegboye et leurs trois enfants, sans même permettre l’aboutissement de leurs processus de régularisation en cours, va à l'encontre de l’engagement du Canada en matière de justice, d'équité et de protection des droits humains.
J'estime qu'il est de notre devoir moral de protéger les personnes qui cherchent refuge à l'intérieur de nos frontières, mais également de reconnaître et valoriser l’apport essentiel de la famille Adegboye à la société canadienne ces six dernières années.
En signant cette pétition, je, soussigné.e, exige au Ministre de reconsidérer le cas de cette famille et d'exercer ses pouvoirs discrétionnaires pour suspendre immédiatement la déportation du couple Adegboye et de leurs trois enfants. Vos actions dans cette affaire n'auront pas seulement un impact sur la vie de Mme Adegboye et de sa famille, mais reflèteront également les valeurs et les principes défendus par le Canada.
Le 21 mars 2024
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Honorable Marc Miller,
I request that you immediately exercise your discretionary powers as the Minister of Immigration, Refugees and Citizenship to halt the deportation of Deborah Adegboye, her husband, and their three children, who are valued members of Quebec society.
The Adegboye family and their eldest child arrived in Canada in 2017 to seek asylum, as they faced serious threats for religious reasons in Nigeria. Their application was denied by the Immigration and Refugee Board (IRB), which doubted the veracity of the persecutions reported by Deborah Adegboye's husband.
The family subsequently filed various appeals to demonstrate the serious risks of returning to their country of origin, but the courts doubted the level of risk and the impossibility of finding refuge in other regions of the country. The family submitted numerous documents and testimonies to demonstrate the reality of the danger, which were not deemed sufficient.
The family also filed an application for permanent residency on humanitarian grounds: the family and their support network were convinced that their strong integration and contribution to society would finally allow them to obtain status. The rejection of this humanitarian application in 2021 is inexplicable to this date, and the family, with their lawyer, filed a request for reconsideration as well as a second humanitarian application, which is still under review. Notably, the rejection is based on a supposed lack of financial stability, even though both parents have worked full-time almost continuously since their arrival in Canada, and in essential jobs throughout the pandemic.
During the pandemic, the Adegboye couple held various essential jobs, such as in warehouses and food processing, before completing their training as caregivers. Since April 2022, they have both worked full-time as caregivers for people living with severe disabilities. Every day, they provide in-home care to people who absolutely need them, in a context of severe labor shortage in this sector. Yet, even in this essential occupation, primarily held by low-wage immigrant workers during the pandemic, the couple apparently failed to demonstrate sufficient financial integration, according to the IRCC's decision in their humanitarian application.
The Border Services Agency (CBSA) is requiring the family to present themselves on April 3rd at its offices with documents proving they have left their respective jobs, terminated their lease, and deregistered the children from school. The CBSA is asking the family to present themselves on April 5th for a deportation flight to Nigeria. The family is in a state of critical stress.
I believe that deporting the Adegboye couple and their three children, without even allowing the completion of their ongoing regularization processes, goes against Canada's commitment to justice, fairness, and the protection of human rights.
I consider it our moral duty to protect people seeking refuge within our borders, but also to recognize and value the essential contribution of the Adegboye family to Canadian society over the past six years.
By signing this letter, I demand that the Minister reconsider the case of this family and exercise his discretionary powers to immediately suspend the deportation of the Adegboye couple and their three children. Your actions in this matter will not only impact the lives of Mrs. Adegboye and her family but will also reflect the values and principles upheld by Canada.
March 21, 2024

Victoire
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Pétition lancée le 21 mars 2024