STOP BÉTON à Blagnac (31, Haute Garonne)

Le problème

Contre le projet immobilier Sporting, du n°254 au n°260 route de Grenade à Blagnac

Les scientifiques du monde entier alertent sur les risques qu’entraîne l’artificialisation des sols urbains du XXIe, dans nos villes particulièrement non préparées aux changements climatiques qui nous attendent : canicules, îlots de chaleurs, inondations et événements météorologiques extrêmes. L’urgence est au ré-ensauvagement des villes par leur re-végétalisation, non à la bétonisation à outance. 

Pourtant, la mairie de Blagnac (Haute-Garonne, 31) ne cesse de valoriser et d’aggraver la bétonisation de la ville.

Le projet Sporting de la Route de Grenade (du n°254 au n°260) en est l’un des exemples les plus criants, qui entraînera nombre de nuisances collatérales.

Ainsi, alors même que la Mairie annonce (dans la Revue Municipale Forum), « les arbres au cœur de l’habitat », ce projet immobilier d’un autre âge prévoit de raser une bonne cinquantaine d’arbres centenaires, pour remplacer ce précieux poumon de verdure (dans le quartier Andromède déjà ultra bétonné) par 7 énormes bâtiments dont la moitié entre R+4 et R+5, soit l’équivalent de 187 logements et 275 parkings en sous-sol.

Faut-il rappeler que ces arbres jouent un rôle crucial dans la régulation thermique de notre quartier, et que leur disparition aggravera les îlots de chaleur urbains auxquels nous sommes déjà gravement confrontés, désormais de mai à octobre inclus ? Il est de notoriété publique que la plantation de jeunes arbres en ville est inopérante, d’une part parce qu’ils ne peuvent désormais survivre aux chaleurs extrêmes, et d’autre part parce que seuls les arbres âgés sont véritablement efficaces dans l’absorption du CO2 et la régulation thermique urbaine.

En outre, ce projet sera implanté au abords du Riou, un ruisseau situé en zone protégée. La construction d'immeubles compromettra l'intégrité de cet écosystème fragile. En effet, l’assainissement nécessaire aux sept bâtiments, ainsi que l’artificialisation de la zone avec un système de parkings souterrains pour 275 places de véhicules en sous-sol ne manqueront pas d’entraîner de graves dommages sur la biodiversité environnante, notamment en aval de ce ruisseau où vivent poissons et batraciens protégés et/ou en voie de disparition.

En bordure du ruisseau Riou, ces sous-sols, en plus de rendre la zone parfaitement imperméable, ne manqueront pas d’être inondés au moindre déluge promis par la crise climatique.

De plus, en lieu et place d’un îlot de verdure dans une zone où ces derniers ont été grignotés sans vergogne d’année en année (voir photos entre 2006 et 2024), la surenchère d’immeubles augmentera le passage de véhicules, entraînant nuisances sonores, circulation et stationnement anarchiques dans un quartier déjà saturé par la circulation automobile. Une telle configuration mettra également en danger la sécurité des piétons et des résidents locaux.

Fait aggravant, ce projet a été réalisé sans aucune concertation avec les riverains. Le plan local d'urbanisme (PLU) a également été modifié sans la participation active de la communauté locale, ce qui contredit les principes fondamentaux de la démocratie participative annoncés tambour battant par la Mairie de Blagnac.

En effet, les nuisances qu’entraîneront inévitablement ce projet sont en parfaite contradiction avec ce que la Mairie annonce lors de discours publics de défense de l’environnement :

*Le projet initial – beaucoup plus plus modeste, vanté uniquement auprès des riverains proches pour obtenir la vente rapide de leurs maisons – n’a pas été respecté.

*L’artificialisation des sols est prévue aux abords d’une zone humide irriguant une zone protégée 

*L’urbanisation envisagée est disproportionnée pour l’endroit car elle occasionnera la sortie quotidienne de 275 véhicules sur les quelque 200 m de l’étroite route de Grenade.

Bref, ce projet est une parfaite aberration à l’heure où il convient de stopper drastiquement l’artificialisation des sols urbains, ainsi que la circulation exponentielle de véhicules et la bétonisation à outrance.

Dans ce contexte, nous exigeons une réévaluation approfondie de ce projet immobilier afin qu’il soit mis en conformité avec la protection de l’environnement, tant celui des usagers que celui du Vivant. Pourquoi la Mairie se targue-t-elle d’un programme de ré-ensauvagement du Riou en amont (jardin du Grand Noble) si c’est pour détruire le ruisseau et sa zone humide en aval ? Pourquoi développer les pistes cyclables, si c’est pour rajouter un parking en sous-sol de 275 véhicules ? Pourquoi augmenter la densité d’habitations dans un quartier où les transports en communs sont déjà saturés (ligne 70 et tram) ?

Conscients de la nécessité de loger les nouveaux arrivants blagnacais, nous attendons néanmoins des projets immobiliers qu’ils se fondent sur des constructions non artificialisantes, non bétonnées et éco-conçues et surtout, n’éliminant aucun poumon de verdure au profit d’îlots de chaleur, déjà bien trop nombreux dans la zone Andromède-Grand Noble. 

En 2050 (et peut-être même avant) les quartiers construits sans vision à long terme seront de véritables mouroirs lors des canicules les plus sévères, autant dire : une mise en danger de la vie d’autrui sur le long terme. Demain, le court-termisme urbanistique d’aujourd’hui tuera.

C’est pourquoi nous ne voulons pas d’un quartier où le tout-béton R+5 (et plus) domine et où pas un arbre ne subsiste, à l’instar de Borderouge qui est devenu l’archétype des quartiers les plus invivables de la Ville Rose, tant du point de vue de la sécurité humaine que du point de vue de l’environnement.

[Collectif Grand Noble/ Andromède] Photos (3) : artificialisation progressive du quartier de 2006 à aujourd’hui (la zone visée par le projet Sporting est entourée en bleu) + la verdure arborée actuelle.

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Collectif GRAND NOBLELanceur de pétitionCollectif de défense des zones vertes dans le quartier Grand Noble/ Andromède à Blagnac (31)

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Le problème

Contre le projet immobilier Sporting, du n°254 au n°260 route de Grenade à Blagnac

Les scientifiques du monde entier alertent sur les risques qu’entraîne l’artificialisation des sols urbains du XXIe, dans nos villes particulièrement non préparées aux changements climatiques qui nous attendent : canicules, îlots de chaleurs, inondations et événements météorologiques extrêmes. L’urgence est au ré-ensauvagement des villes par leur re-végétalisation, non à la bétonisation à outance. 

Pourtant, la mairie de Blagnac (Haute-Garonne, 31) ne cesse de valoriser et d’aggraver la bétonisation de la ville.

Le projet Sporting de la Route de Grenade (du n°254 au n°260) en est l’un des exemples les plus criants, qui entraînera nombre de nuisances collatérales.

Ainsi, alors même que la Mairie annonce (dans la Revue Municipale Forum), « les arbres au cœur de l’habitat », ce projet immobilier d’un autre âge prévoit de raser une bonne cinquantaine d’arbres centenaires, pour remplacer ce précieux poumon de verdure (dans le quartier Andromède déjà ultra bétonné) par 7 énormes bâtiments dont la moitié entre R+4 et R+5, soit l’équivalent de 187 logements et 275 parkings en sous-sol.

Faut-il rappeler que ces arbres jouent un rôle crucial dans la régulation thermique de notre quartier, et que leur disparition aggravera les îlots de chaleur urbains auxquels nous sommes déjà gravement confrontés, désormais de mai à octobre inclus ? Il est de notoriété publique que la plantation de jeunes arbres en ville est inopérante, d’une part parce qu’ils ne peuvent désormais survivre aux chaleurs extrêmes, et d’autre part parce que seuls les arbres âgés sont véritablement efficaces dans l’absorption du CO2 et la régulation thermique urbaine.

En outre, ce projet sera implanté au abords du Riou, un ruisseau situé en zone protégée. La construction d'immeubles compromettra l'intégrité de cet écosystème fragile. En effet, l’assainissement nécessaire aux sept bâtiments, ainsi que l’artificialisation de la zone avec un système de parkings souterrains pour 275 places de véhicules en sous-sol ne manqueront pas d’entraîner de graves dommages sur la biodiversité environnante, notamment en aval de ce ruisseau où vivent poissons et batraciens protégés et/ou en voie de disparition.

En bordure du ruisseau Riou, ces sous-sols, en plus de rendre la zone parfaitement imperméable, ne manqueront pas d’être inondés au moindre déluge promis par la crise climatique.

De plus, en lieu et place d’un îlot de verdure dans une zone où ces derniers ont été grignotés sans vergogne d’année en année (voir photos entre 2006 et 2024), la surenchère d’immeubles augmentera le passage de véhicules, entraînant nuisances sonores, circulation et stationnement anarchiques dans un quartier déjà saturé par la circulation automobile. Une telle configuration mettra également en danger la sécurité des piétons et des résidents locaux.

Fait aggravant, ce projet a été réalisé sans aucune concertation avec les riverains. Le plan local d'urbanisme (PLU) a également été modifié sans la participation active de la communauté locale, ce qui contredit les principes fondamentaux de la démocratie participative annoncés tambour battant par la Mairie de Blagnac.

En effet, les nuisances qu’entraîneront inévitablement ce projet sont en parfaite contradiction avec ce que la Mairie annonce lors de discours publics de défense de l’environnement :

*Le projet initial – beaucoup plus plus modeste, vanté uniquement auprès des riverains proches pour obtenir la vente rapide de leurs maisons – n’a pas été respecté.

*L’artificialisation des sols est prévue aux abords d’une zone humide irriguant une zone protégée 

*L’urbanisation envisagée est disproportionnée pour l’endroit car elle occasionnera la sortie quotidienne de 275 véhicules sur les quelque 200 m de l’étroite route de Grenade.

Bref, ce projet est une parfaite aberration à l’heure où il convient de stopper drastiquement l’artificialisation des sols urbains, ainsi que la circulation exponentielle de véhicules et la bétonisation à outrance.

Dans ce contexte, nous exigeons une réévaluation approfondie de ce projet immobilier afin qu’il soit mis en conformité avec la protection de l’environnement, tant celui des usagers que celui du Vivant. Pourquoi la Mairie se targue-t-elle d’un programme de ré-ensauvagement du Riou en amont (jardin du Grand Noble) si c’est pour détruire le ruisseau et sa zone humide en aval ? Pourquoi développer les pistes cyclables, si c’est pour rajouter un parking en sous-sol de 275 véhicules ? Pourquoi augmenter la densité d’habitations dans un quartier où les transports en communs sont déjà saturés (ligne 70 et tram) ?

Conscients de la nécessité de loger les nouveaux arrivants blagnacais, nous attendons néanmoins des projets immobiliers qu’ils se fondent sur des constructions non artificialisantes, non bétonnées et éco-conçues et surtout, n’éliminant aucun poumon de verdure au profit d’îlots de chaleur, déjà bien trop nombreux dans la zone Andromède-Grand Noble. 

En 2050 (et peut-être même avant) les quartiers construits sans vision à long terme seront de véritables mouroirs lors des canicules les plus sévères, autant dire : une mise en danger de la vie d’autrui sur le long terme. Demain, le court-termisme urbanistique d’aujourd’hui tuera.

C’est pourquoi nous ne voulons pas d’un quartier où le tout-béton R+5 (et plus) domine et où pas un arbre ne subsiste, à l’instar de Borderouge qui est devenu l’archétype des quartiers les plus invivables de la Ville Rose, tant du point de vue de la sécurité humaine que du point de vue de l’environnement.

[Collectif Grand Noble/ Andromède] Photos (3) : artificialisation progressive du quartier de 2006 à aujourd’hui (la zone visée par le projet Sporting est entourée en bleu) + la verdure arborée actuelle.

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Collectif GRAND NOBLELanceur de pétitionCollectif de défense des zones vertes dans le quartier Grand Noble/ Andromède à Blagnac (31)

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Pétition lancée le 23 janvier 2024