STOP aux non-titularisations systématiques à l'Inspection du Travail


STOP aux non-titularisations systématiques à l'Inspection du Travail
Le problème
Cher.es collègues,
Le jeudi 10 juillet 2025, nous, futur.es inspecteur.ices du travail, découvrions qu'une vingtaine de nos collègues étaient concerné.es par une procédure spécifique. Pour quatorze d'entre elleux, un parcours complémentaire de formation est prévu suite à leur titularisation au 1er août, et deux ont vu leur titularisation reportée du fait de leur congé maternité.
En revanche, d'autres inspecteurs du travail stagiaires ont à ce moment là appris leur non-titularisation, parmi lesquels trois ont sollicité l'appui des syndicats.
Ces trois collègues ont fait l'objet d'une procédure précipitée, brutale et intimidante, démarrant par la remise en main propre de convocation à un entretien la veille pour le lendemain. Cet entretien s'est déroulé la matinée avant le relevé des résultats. S'ils n'avaient pas sollicité en urgence l'accompagnement et la présence d'inspecteur.ices stagiaires syndiqué.es, nos trois collègues auraient alors été reçus seuls, l'un après l'autre, face à trois représentant.e.s de l'INTEFP.
Lors de ces entretiens, nos trois collègues ont appris brutalement leur non-titularisation. Le choc est exacerbé par le fait qu'à leur connaissance, tous trois ont reçu un avis favorable à la titularisation de la part de leurs directions d'accueil (DDETS pour les collègues en section, DREETS pour le collègue URACTI) et qu'aucun d'entre eux n'a bénéficié d'un suivi particulier de l'INT.
Les motifs de cette décision sont à ce jour inconnus, le directeur de l'INTEFP, M. Lanouzière, n'ayant pas souhaité éclaircir ce point malgré les nombreuses questions et inquiétudes soulevées. Les collègues sont dans le flou total et apprennent leur sort au compte-goutte, après 18 mois passés entre les murs de l'INTEFP à mettre leur vie personnelle entre parenthèse pour se consacrer à cette profession.
Nous, inspecteurs et inspectrices du travail sur le point d'être titularisé.e.s, appelons donc à la solidarité pour ces trois collègues dont le dossier est retenu par le ministère et ne leur a pas été communiqué. Nous dénonçons la procédure avec laquelle cette décision est annoncée à nos collègues, sans délai raisonnable de prévenance, sans diffusion des motifs, sans possibilité de contradictoire quel qu'il soit lors de l'entretien.
Nous dénonçons aussi le recours à la non-titularisation comme épée de Damoclès, et outil de pression servant avant tout des objectifs managériaux de soumissions des nouveaux recruté.e.s.
Leur sort devrait faire l'objet, le 5 août prochain, d'une commission administrative paritaire dont les modalités sont également floues. Nous demandons également plus de précisions sur le déroulé de cette commission et ses modalités, et nous demandons une garantie de l'examen de l'intégralité de chaque dossier, sur le fond comme sur la forme, et surtout sur la prise de décision finale. Nous demandons, pour cette commission et celles pouvant se tenir dans les années à venir, de la transparence sur sa tenue et ses enjeux.
Nous avons participé à un mouvement de grève le mercredi 16 juillet 2025, au cours duquel 54 inspecteur.ices du travail stagiaires se sont mobilisé.es. Dans la continuité de notre mobilisation, nous appelons l'ensemble de nos collègues des DDETS et DREETS à signer la présente pétition et à s'emparer de cette situation.
De manière plus générale, la non-titularisation de quatre ITS s'inscrit dans la continuité des 4 propositions de non-titularisation l'été passé, et des 8 IET de notre promo licencié.es en décembre. 16 élèves inspecteur.ices ont donc été remercié.es en un an, ce qui est un phénomène inédit et grave. Cet usage massif et autoritaire de la non-titularisation est dangereux : il fragilise le statut du concours, met sous pression les élèves inspecteur.ices et mine leur solidarité, il permet à l'école et au ministère de se défausser de leur devoir de formation. Nous appelons toustes les membres du SIT à s'y opposer.
Il est indispensable que les dossiers de nos trois collègues leurs soient communiqués sans délai, afin qu'ils soient en mesure de comprendre ce refus de titularisation et de s'expliquer sur ces griefs.
Enfin, il est urgent que l'INTEFP prenne conscience de la brutalité de son rapport aux inspecteur.ices en formation. La non-titularisation est déjà un évènement marquant en soi : la procédure que la DRH et l'INTEFP font subir aux stagiaires concernés exacerbe la violence et l'anxiété générée. Les IET-ITS ayant étudié à leurs côtés à Marcy pendant un an et demi peuvent qui plus est témoigner de leur détermination et de leur sérieux durant toute la formation, et du crève-cœur que représente pour eux et pour beaucoup d'entre nous le sort qui leur est fait.
JE M'OPPOSE AU RECOURS SYSTÉMATIQUE A LA NON-TITULARISATION DANS LES PROMOTIONS D'INSPECTEUR.ICES ET JE SOUTIENS LA DEMANDE DE RÉINTÉGRATION DES 3 COLLÈGUES ITS 2025 NON-TITULARISÉS DANS LE PAS-DE-CALAIS ET EN ARA, Julien, Hamza et Bilel.
1 403
Le problème
Cher.es collègues,
Le jeudi 10 juillet 2025, nous, futur.es inspecteur.ices du travail, découvrions qu'une vingtaine de nos collègues étaient concerné.es par une procédure spécifique. Pour quatorze d'entre elleux, un parcours complémentaire de formation est prévu suite à leur titularisation au 1er août, et deux ont vu leur titularisation reportée du fait de leur congé maternité.
En revanche, d'autres inspecteurs du travail stagiaires ont à ce moment là appris leur non-titularisation, parmi lesquels trois ont sollicité l'appui des syndicats.
Ces trois collègues ont fait l'objet d'une procédure précipitée, brutale et intimidante, démarrant par la remise en main propre de convocation à un entretien la veille pour le lendemain. Cet entretien s'est déroulé la matinée avant le relevé des résultats. S'ils n'avaient pas sollicité en urgence l'accompagnement et la présence d'inspecteur.ices stagiaires syndiqué.es, nos trois collègues auraient alors été reçus seuls, l'un après l'autre, face à trois représentant.e.s de l'INTEFP.
Lors de ces entretiens, nos trois collègues ont appris brutalement leur non-titularisation. Le choc est exacerbé par le fait qu'à leur connaissance, tous trois ont reçu un avis favorable à la titularisation de la part de leurs directions d'accueil (DDETS pour les collègues en section, DREETS pour le collègue URACTI) et qu'aucun d'entre eux n'a bénéficié d'un suivi particulier de l'INT.
Les motifs de cette décision sont à ce jour inconnus, le directeur de l'INTEFP, M. Lanouzière, n'ayant pas souhaité éclaircir ce point malgré les nombreuses questions et inquiétudes soulevées. Les collègues sont dans le flou total et apprennent leur sort au compte-goutte, après 18 mois passés entre les murs de l'INTEFP à mettre leur vie personnelle entre parenthèse pour se consacrer à cette profession.
Nous, inspecteurs et inspectrices du travail sur le point d'être titularisé.e.s, appelons donc à la solidarité pour ces trois collègues dont le dossier est retenu par le ministère et ne leur a pas été communiqué. Nous dénonçons la procédure avec laquelle cette décision est annoncée à nos collègues, sans délai raisonnable de prévenance, sans diffusion des motifs, sans possibilité de contradictoire quel qu'il soit lors de l'entretien.
Nous dénonçons aussi le recours à la non-titularisation comme épée de Damoclès, et outil de pression servant avant tout des objectifs managériaux de soumissions des nouveaux recruté.e.s.
Leur sort devrait faire l'objet, le 5 août prochain, d'une commission administrative paritaire dont les modalités sont également floues. Nous demandons également plus de précisions sur le déroulé de cette commission et ses modalités, et nous demandons une garantie de l'examen de l'intégralité de chaque dossier, sur le fond comme sur la forme, et surtout sur la prise de décision finale. Nous demandons, pour cette commission et celles pouvant se tenir dans les années à venir, de la transparence sur sa tenue et ses enjeux.
Nous avons participé à un mouvement de grève le mercredi 16 juillet 2025, au cours duquel 54 inspecteur.ices du travail stagiaires se sont mobilisé.es. Dans la continuité de notre mobilisation, nous appelons l'ensemble de nos collègues des DDETS et DREETS à signer la présente pétition et à s'emparer de cette situation.
De manière plus générale, la non-titularisation de quatre ITS s'inscrit dans la continuité des 4 propositions de non-titularisation l'été passé, et des 8 IET de notre promo licencié.es en décembre. 16 élèves inspecteur.ices ont donc été remercié.es en un an, ce qui est un phénomène inédit et grave. Cet usage massif et autoritaire de la non-titularisation est dangereux : il fragilise le statut du concours, met sous pression les élèves inspecteur.ices et mine leur solidarité, il permet à l'école et au ministère de se défausser de leur devoir de formation. Nous appelons toustes les membres du SIT à s'y opposer.
Il est indispensable que les dossiers de nos trois collègues leurs soient communiqués sans délai, afin qu'ils soient en mesure de comprendre ce refus de titularisation et de s'expliquer sur ces griefs.
Enfin, il est urgent que l'INTEFP prenne conscience de la brutalité de son rapport aux inspecteur.ices en formation. La non-titularisation est déjà un évènement marquant en soi : la procédure que la DRH et l'INTEFP font subir aux stagiaires concernés exacerbe la violence et l'anxiété générée. Les IET-ITS ayant étudié à leurs côtés à Marcy pendant un an et demi peuvent qui plus est témoigner de leur détermination et de leur sérieux durant toute la formation, et du crève-cœur que représente pour eux et pour beaucoup d'entre nous le sort qui leur est fait.
JE M'OPPOSE AU RECOURS SYSTÉMATIQUE A LA NON-TITULARISATION DANS LES PROMOTIONS D'INSPECTEUR.ICES ET JE SOUTIENS LA DEMANDE DE RÉINTÉGRATION DES 3 COLLÈGUES ITS 2025 NON-TITULARISÉS DANS LE PAS-DE-CALAIS ET EN ARA, Julien, Hamza et Bilel.
1 403
Les décisionnaires
Voix de signataires
Mises à jour sur la pétition
Partager la pétition
Pétition lancée le 29 juillet 2025