Stop aux infanticides : des mesures concrètes, maintenant !

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Le problème

Cette pétition vise à exiger de l'État des mesures concrètes pour lutter contre les infanticides, à travers des statistiques officielles, des moyens pour la protection de l'enfance, de la prévention, et un soutien renforcé aux familles. Ces drames ne sont pas des faits divers. Ce sont les conséquences de violences structurelles que notre société ne peut plus ignorer.

De vrais moyens pour lutter contre les infanticides

(Disclaimer : ce premier paragraphe évoque des faits d'infanticides et peut donc heurter votre sensibilité, si vous craignez que ce soit trop dur pour vous, passez au paragraphe suivant.)
Le 21 mars 2025, la France entière apprenait avec horreur le décès de trois enfants, tués par leur mère entre 2011 et 2020. Le 27 novembre 2024, un père assassinait ses deux filles, âgées de 4 et 7 ans. Quelques mois plus tôt, en avril, dans l’Essonne, un autre père tuait ses deux enfants : une fillette de 3 ans et un bébé de 20 mois. Des drames insoutenables qui choquent l’opinion… mais sont rapidement oubliés.

Malgré l’indignation passagère de quelques médias et de rares militant·es, le silence retombe aussitôt. Puis plus rien. Qui se souvient de ces enfants/ados ? De leurs prénoms ? De leurs histoires ? Qui sait que, selon le décompte de la journaliste Marie Albert, au moins 77 enfants et ados sont mort·es en 2024 sous les coups d’adultes ?

Le plus révoltant, c’est que la France ne dispose même pas de statistiques officielles sur les enfants tués par leurs parents ou d’autres adultes (proches). Comme le soulignait à juste titre Médiapart dans un article publié le 2 février 2025, ce sujet est invisibilisé, comme s’il ne comptait pas, alors que l’on estime qu’un enfant meurt tous les 5 jours sous les coups d’un adulte.


📊 Nous demandons : des chiffres pour que ces morts ne soient plus invisibles


Les chiffres ne sont pas de simples données. Ils permettent de faire exister un sujet dans l’espace public, dans les politiques publiques, dans la recherche. Ils brisent l’illusion de faits divers isolés et révèlent une réalité systémique.

Nous demandons donc :

> La création de statistiques officielles et centralisées recensant les décès d’enfants liés à des violences exercées par des adultes ;

>La reconnaissance politique que les infanticides sont des violences structurelles, et non de simples tragédies individuelles.

Comme pour les féminicides, il est temps d’ouvrir les yeux : depuis le début du quinquennat Macron, plus de 1 000 femmes ont été tuées selon le collectif Nous Toutes. Faut-il aussi attendre qu’un millier d’enfants soient tués pour commencer à agir ? (Et ceci est sans dire que trop peu de choses sont faites pour diminuer le nombre de féminicides et protéger les femmes...) Nous ne voulons plus compter nos mort·es, ni nos sœurs, ni nos enfants. Il est temps d’agir.

 

  • ⚠️ Trois volets majeurs d’action : prévenir, protéger, agir


1. Lutter efficacement contre les violences intrafamiliales

Tous les enfants victimes d’un infanticide dans un cadre familial avaient, avant leur mort, déjà subi d’autres violences : physiques, sexuelles, psychologiques… Les infanticides sont la pointe de l’iceberg, l’ultime étape d’un continuum de violences que nous devons briser dès les premiers signes.

“Après les cris, ce sont les coups. Après les coups, c’est un viol ou la mort.”
 — Antenne du Collectif Enfantiste, Morbihan (56)

 

Nous demandons :

> L’instauration d’un principe de précaution dès qu’un enfant déclare avoir été victime de violences, quel qu’en soit le type.

> L’application des préconisations de la CIIVISE (applicable pour la prévention contre toutes les formes de violences faites aux enfants) , notamment :

- Le repérage renforcé des violences faites aux très jeunes enfants,

- Des entretiens individuels systématiques dans le cadre scolaire,

- Une clarification de la chaîne des signalements. ect... 

>Le renforcement massif des moyens de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), voire une recentralisation pour mettre fin aux inégalités territoriales.

> Une prévention obligatoire en milieu scolaire, afin que chaque enfant sache :

- Qu’il a des droits,

- Que nul·le, pas même ses parents, n’a le droit de le frapper, humilier, isoler ou abuser de lui/elle.

> La valorisation des associations et collectifs qui luttent contre les violences intrafamiliales.

> Une revalorisation des conditions de travail des professionnel·les de l’enfance (travailleur·ses sociaux, éducateur·rices, etc.).

>Le renforcement des moyens du 119, et des cellules de traitement des signalements.

> Le développement des aides parentales, notamment l’Action Éducative en Milieu Ouvert (AEMO), lorsqu’un placement n’est pas décidé.


➡️ Il existe des outils. Ce qu’il manque, c’est la volonté et du courage politique.


2. Prévenir les syndromes du bébé secoué


Trop peu connu, le syndrome du bébé secoué tue chaque année en France, ou laisse les enfants gravement handicapés. Ce drame est évitable.

Nous demandons :

> Une sensibilisation systématique des parents dès la grossesse et dans les maternités ;

> Le renforcement des moyens des PMI (Protection Maternelle et Infantile), avec une meilleure couverture territoriale ;

> Une vraie politique de soutien post-partum, avec :

>Un accompagnement parental renforcé,

> Des campagnes d’information sur l’épuisement parental et la gestion du stress face aux pleurs,

> La valorisation des associations qui œuvrent sur ce sujet.


3. Reconnaître et prévenir les décès de bébés “oubliés” dans les voitures


Ces drames tragiques sont encore trop souvent minimisés, qualifiés d’accidents, alors qu’ils traduisent aussi une carence de prévention et de responsabilité collective.

Nous demandons :

> La création d’une définition juridique claire des “bébés oubliés” dans les voitures, et la reconnaissance qu’il s’agit d’une forme de violence ;

> La mise en place de statistiques officielles sur ces décès ;

> La diffusion de campagnes de prévention, notamment :

- Avant les périodes de chaleur,

- Dans les services de maternité, les crèches, les PMI, etc.

Un enfant laissé dans une voiture en plein soleil agonise lentement. Ce n’est pas un accident banal. C’est un drame évitable, que nous devons empêcher.

 

✍️ Nous n’avons rien inventé : il est temps d’écouter les professionnel·les de l'enfance, les asso et les (anciennes) victimes de violences. 
Toutes les mesures que nous demandons sont déjà portées par des professionnel·les de l’enfance, des associations, des collectifs de terrain. Il ne manque qu’une chose : que l’État et la société s’en empare.

Les solutions existent. Les alertes sont là.
Les enfants/ados n’ont pas le droit de vote, mais iels ont des droits fondamentaux. C’est à nous de les faire respecter. La société ne peut pas continuer à silencer 1/4 de la population . 

📢 Nous demandons des moyens concrets pour lutter contre les infanticides.
 Nous demandons une prise de conscience collective.
 Et surtout : nous exigeons des actes! 

 

Collectif Ker Arc en Luttes & Asso Mouv'enfant

 

Premiers·ères signataires :

Arnaud GALLAIS, anthropologue et activiste pour le droits des enfants; co-fondateur de Mouv'enfant , de l'asso M'endors pas et du collectif prévenir et protéger. Ancien membre de la CIIVISE 1.

Cécile KOVACSHAZY, Maîtresse de conférences et militante enfantiste.

Ariel (Liorah-Noemie) LADEBOURG, représentant du collectif Ker Arc-En-Luttes, militant handi/queer féministe écologiste enfantiste. Ancien référent des groupe de travail sur le handicap et lutte contre le validisme et groupes de travail décomptes infanticides et suicide des mineurs du collectif enfantiste & ancien conseiller municipal et régional jeune.  

Valérie MANIGLIER, militante féministe enfantiste, co-fondatrice de l'antenne Lilloise du collectif enfantiste. 

Organisations signataires : 

Remplir le frorm ci contre en plus de la signature sur change . org pour apparaitre  ici : https://forms.gle/bU39AVzPqSnrCL9A9 

Voix de signataires

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