STOP aux fermetures de classes à Paris : défendons l’école publique !

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Adeline AIMÉ et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Depuis plusieurs années, l’Ecole publique parisienne subit une réduction continue de ses moyens. Année après année, les fermetures de classes s’accumulent, dessinant une trajectoire claire : celle d’un affaiblissement progressif du service public d’éducation. En quatre ans, près de 700 classes ont été fermées à Paris dans le 1er degré, ainsi que des baisses continues de dotations horaires dans les collèges et lycées.  

Les annonces pour la rentrée 2026 ne font que prolonger cette politique. Avec 172 nouvelles fermetures de classes pour seulement 20 ouvertures, c’est une nouvelle étape qui est franchie. Il ne s’agit plus d’ajustements ponctuels liés à la démographie, mais bien de choix politiques répétés, qui consistent à faire de l’école publique une variable d’ajustement budgétaire.

Dans le même temps, l’enseignement privé est largement épargné par ces mesures. Ce déséquilibre alimente une école à deux vitesses, renforce les inégalités sociales et fragilise la mixité scolaire. Nous refusons cette évolution. L’école publique n’est pas un coût à réduire, c’est un investissement essentiel pour l’avenir de notre société.

Concrètement, ça veut dire quoi pour nos enfants ?

Aujourd’hui, sur le terrain, les conséquences sont déjà visibles. Les classes sont plus chargées, les enseignants absents ne sont pas remplacés (150 à 200 classes sans enseignants par jour), l’accompagnement des élèves en difficulté devient insuffisant et l’inclusion des élèves en situation de handicap ou à besoins particuliers est fragilisée, voire est désormais impossible dans certaines écoles.

Dans les collèges et les lycées parisiens, la baisse continue des dotations horaires globales, liée aux fermetures de poste, aggrave encore la situation : elle réduit les heures d’enseignement, limite les possibilités de dédoublement, affaiblit l’accompagnement personnalisé et conduit à la disparition progressive de dispositifs essentiels de soutien aux élèves. Pire encore, les situations de harcèlement, de violences entre élèves comme celles exercées par des adultes, et la dégradation de la santé mentale des enfants ne cessent de s’aggraver, faute de personnels, tant éducatifs que médico-sociaux, formés et suffisamment nombreux, dans un climat scolaire dégradé. 

Ce sont nos enfants qui en paient directement le prix, avec des parcours scolaires plus fragiles et des inégalités qui se creusent.

Pourtant une autre voie est possible.

La baisse démographique ne doit pas être un prétexte pour supprimer des moyens. Elle doit au contraire être une opportunité historique pour améliorer l’école publique qui accueille tous les enfants sans distinction ni tri social :

  • réduire les effectifs par classe,
  • mieux accompagner chaque élève vers la réussite scolaire selon son profil et ses besoins,
  • renforcer l’inclusion et l’accueil de tous les enfants,
  • répondre aux besoins éducatifs, sociaux et psychologiques des enfants.

Aujourd’hui, ce choix n’est pas fait.

Face à cette casse organisée de l’école publique, la FCPE Paris demande :

  • l’arrêt immédiat des fermetures de classes à Paris,
  • une baisse réelle des effectifs par classe afin de permettre un meilleur accompagnement et la réussite de chaque élève,
  • le remplacement systématique des enseignants absents, avec la création de postes de remplaçants en nombre suffisant et une organisation efficace du remplacement dans les écoles, collèges et lycées,
  • des moyens renforcés pour les collèges et les lycées afin de garantir un enseignement conforme aux obligations de l’éducation nationale, dans toutes les disciplines, notamment dans les matières fondamentales et les langues,
  • le développement et le renforcement des dispositifs d’accompagnement et de soutien des élèves (Devoirs faits, aide personnalisée, accompagnement à l’orientation), afin de lutter contre les inégalités scolaires,
  • le renforcement prioritaire des moyens dans les établissements relevant de l’éducation prioritaire, pour répondre aux besoins des élèves et réduire les inégalités sociales et scolaires,
  • le renforcement des moyens pour l’inclusion et l’accompagnement des élèves à besoins particuliers, par le recrutement massif de personnels formés (AESH, RASED) et la garantie des notifications MDPH,
  • la présence effective et en nombre de personnels de santé scolaire (médecins, infirmiers, psychologues, assistants sociaux) pour assurer le suivi des élèves, prévenir les situations de mal-être, de harcèlement et de violences,
  • une répartition plus juste de la carte scolaire entre enseignement public et privé, en exigeant que l’enseignement privé prenne pleinement sa part dans les fermetures de classes, et que l’école publique soit prioritairement soutenue et renforcée.

Protéger l’école publique, c’est protéger l’avenir !

Affaiblir l’école publique, c’est accepter une société plus inégalitaire, où les chances de réussite dépendent de l’origine sociale plutôt que des capacités de chaque enfant.

Nous, parents, enseignants, citoyens et élus, appelons à une mobilisation collective pour défendre une école publique ambitieuse, inclusive et protectrice, à la hauteur des besoins de tous les enfants.

Mobilisons-nous.
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Depuis plusieurs années, l’Ecole publique parisienne subit une réduction continue de ses moyens. Année après année, les fermetures de classes s’accumulent, dessinant une trajectoire claire : celle d’un affaiblissement progressif du service public d’éducation. En quatre ans, près de 700 classes ont été fermées à Paris dans le 1er degré, ainsi que des baisses continues de dotations horaires dans les collèges et lycées.  

Les annonces pour la rentrée 2026 ne font que prolonger cette politique. Avec 172 nouvelles fermetures de classes pour seulement 20 ouvertures, c’est une nouvelle étape qui est franchie. Il ne s’agit plus d’ajustements ponctuels liés à la démographie, mais bien de choix politiques répétés, qui consistent à faire de l’école publique une variable d’ajustement budgétaire.

Dans le même temps, l’enseignement privé est largement épargné par ces mesures. Ce déséquilibre alimente une école à deux vitesses, renforce les inégalités sociales et fragilise la mixité scolaire. Nous refusons cette évolution. L’école publique n’est pas un coût à réduire, c’est un investissement essentiel pour l’avenir de notre société.

Concrètement, ça veut dire quoi pour nos enfants ?

Aujourd’hui, sur le terrain, les conséquences sont déjà visibles. Les classes sont plus chargées, les enseignants absents ne sont pas remplacés (150 à 200 classes sans enseignants par jour), l’accompagnement des élèves en difficulté devient insuffisant et l’inclusion des élèves en situation de handicap ou à besoins particuliers est fragilisée, voire est désormais impossible dans certaines écoles.

Dans les collèges et les lycées parisiens, la baisse continue des dotations horaires globales, liée aux fermetures de poste, aggrave encore la situation : elle réduit les heures d’enseignement, limite les possibilités de dédoublement, affaiblit l’accompagnement personnalisé et conduit à la disparition progressive de dispositifs essentiels de soutien aux élèves. Pire encore, les situations de harcèlement, de violences entre élèves comme celles exercées par des adultes, et la dégradation de la santé mentale des enfants ne cessent de s’aggraver, faute de personnels, tant éducatifs que médico-sociaux, formés et suffisamment nombreux, dans un climat scolaire dégradé. 

Ce sont nos enfants qui en paient directement le prix, avec des parcours scolaires plus fragiles et des inégalités qui se creusent.

Pourtant une autre voie est possible.

La baisse démographique ne doit pas être un prétexte pour supprimer des moyens. Elle doit au contraire être une opportunité historique pour améliorer l’école publique qui accueille tous les enfants sans distinction ni tri social :

  • réduire les effectifs par classe,
  • mieux accompagner chaque élève vers la réussite scolaire selon son profil et ses besoins,
  • renforcer l’inclusion et l’accueil de tous les enfants,
  • répondre aux besoins éducatifs, sociaux et psychologiques des enfants.

Aujourd’hui, ce choix n’est pas fait.

Face à cette casse organisée de l’école publique, la FCPE Paris demande :

  • l’arrêt immédiat des fermetures de classes à Paris,
  • une baisse réelle des effectifs par classe afin de permettre un meilleur accompagnement et la réussite de chaque élève,
  • le remplacement systématique des enseignants absents, avec la création de postes de remplaçants en nombre suffisant et une organisation efficace du remplacement dans les écoles, collèges et lycées,
  • des moyens renforcés pour les collèges et les lycées afin de garantir un enseignement conforme aux obligations de l’éducation nationale, dans toutes les disciplines, notamment dans les matières fondamentales et les langues,
  • le développement et le renforcement des dispositifs d’accompagnement et de soutien des élèves (Devoirs faits, aide personnalisée, accompagnement à l’orientation), afin de lutter contre les inégalités scolaires,
  • le renforcement prioritaire des moyens dans les établissements relevant de l’éducation prioritaire, pour répondre aux besoins des élèves et réduire les inégalités sociales et scolaires,
  • le renforcement des moyens pour l’inclusion et l’accompagnement des élèves à besoins particuliers, par le recrutement massif de personnels formés (AESH, RASED) et la garantie des notifications MDPH,
  • la présence effective et en nombre de personnels de santé scolaire (médecins, infirmiers, psychologues, assistants sociaux) pour assurer le suivi des élèves, prévenir les situations de mal-être, de harcèlement et de violences,
  • une répartition plus juste de la carte scolaire entre enseignement public et privé, en exigeant que l’enseignement privé prenne pleinement sa part dans les fermetures de classes, et que l’école publique soit prioritairement soutenue et renforcée.

Protéger l’école publique, c’est protéger l’avenir !

Affaiblir l’école publique, c’est accepter une société plus inégalitaire, où les chances de réussite dépendent de l’origine sociale plutôt que des capacités de chaque enfant.

Nous, parents, enseignants, citoyens et élus, appelons à une mobilisation collective pour défendre une école publique ambitieuse, inclusive et protectrice, à la hauteur des besoins de tous les enfants.

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Les décisionnaires

Emmanuel Grégoire
1e adjoint à la Maire de Paris en charge de l’urbanisme
Julie Benetti
Julie Benetti
Rectrice de l'académie de Paris
Édouard Geffray
Édouard Geffray
Ministre de l'éducation

Voix de signataires

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