Petition updateSTOP aux fermetures de classes à Paris : défendons l’école publique !Derrière les chiffres, la réalité vécue par nos enfants
FCPE PARISParis, France
Mar 31, 2026

Derrière les chiffres, 700 classes supprimées en 4 ans à Paris, il y a une réalité vécue chaque jour par les élèves, les familles et les équipes éducatives.

Partout dans la capitale, les conséquences de ces fermetures sont déjà là.

Dans les écoles, les absences d’enseignants se multiplient sans remplacement. À l’école Belzunce (10e), une classe de CE1 a perdu 32 jours de cours, dont 19 sans aucune solution. À l’école Dunois (13e), ce sont 63 jours d’absence avec 9 remplaçants différents, et près de 3 semaines sans enseignant. À l’école Bouton (12e), des élèves de maternelle ont connu 11 enseignants différents depuis la rentrée.

Cette instabilité permanente désorganise les apprentissages, fragilise les enfants et met les équipes sous tension. À l’école Servan (11e), une classe de maternelle triple niveau a cumulé absences d’enseignant, rotations de remplaçants et manque d’ASEM. À l’école Pihet (11e), cinq enseignants se sont succédé en cinq jours.

Dans d’autres établissements, les remplacements sont partiels, tardifs ou inexistants : à Jeanne d’Arc (13e), deux classes restent sans enseignant pendant des semaines malgré les engagements de l’institution. À Sarrette (14e), les élèves subissent des remplacements discontinus depuis janvier.

Dans le second degré, la situation n’est pas meilleure. Au collège Chaptal (8e), des classes de 6e ont déjà perdu 75 heures de cours en mathématiques et en français. Au collège Victor Hugo (4e), des élèves sont privés de professeur d’anglais pendant des mois, sans remplacement.

Les élèves les plus fragiles sont les premiers touchés. Au collège Gérard Philippe (18e), cinq enfants en situation de handicap se retrouvent sans accompagnement, faute d’AESH.

Et quand les personnels médico-sociaux disparaissent, c’est toute la communauté éducative qui vacille : la cité scolaire Buffon (15e) n’a plus de médecin scolaire ni d’assistante sociale, et le lycée Pierre-Gilles de Gennes (13e), avec ses 2000 élèves, n’a plus de médecin scolaire depuis trois ans.

Ces situations ne sont pas des exceptions. Elles deviennent la norme.

Elles ont des conséquences directes : apprentissages dégradés, inégalités renforcées, inclusion fragilisée, et un climat scolaire qui se détériore, alimentant le mal-être, les violences et le décrochage.

Il est urgent d’agir.

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