STOP au projet d'élevage industriel de poulets à Châteauvillain !


STOP au projet d'élevage industriel de poulets à Châteauvillain !
Le problème
Nous souhaitons manifester notre opposition au projet d’élevage de 38 500 volailles sur la commune de Châteauvillain, déposé par l’EARL de la Grange, pour des raisons éthiques, environnementales et sanitaires.
Ce projet soulève de grandes inquiétudes quant aux conditions d’élevage des animaux, que la lecture du projet d’installation ne permet pas de lever, bien au contraire.
Il est clairement écrit que, conformément à ce qui se pratique dans ce type d’élevage, les poulets seront enfermés et entassés toute leur vie sans voir le jour ni sortir à l’extérieur. Ils seront exploités pour la production de viande, après avoir été sélectionnés génétiquement et nourris pour produire un maximum de chair en un minimum de temps. La croissance accélérée de leurs muscles sera telle que le reste de leur organisme ne pourra pas suivre. Un grand nombre de poulets élevés dans ces conditions sont atteints de problèmes cardiaques ou pulmonaires ou n’arrivent même pas à tenir sur leurs pattes.
De telles conditions d’élevage sont propices au développement des parasites et des inflammations cutanées. Les traitements médicamenteux et des vaccinations deviennent indispensables pour y remédier. La nourriture destinée aux animaux contient des antibiotiques quasiment tout au long de leur courte vie.
L’odeur d’ammoniac émanant des fientes pourrait devenir rapidement insupportable : le projet ne peut en effet pas garantir son absence totale. De plus, l’ammoniac occasionne des brûlures sur la peau des oiseaux ainsi que sous leurs pattes. Le nettoyage des bâtiments d’élevage ne serait en effet réalisé que pendant le vide sanitaire, entre chaque bande d’élevage de volailles. Outre les nuisances olfactives probables pour les humains vivants dans les alentours, l’intégrité physique des animaux ne peut être respectée, ce qui en soi, à notre époque, n’est plus simplement anecdotique.
Cet élevage serait en effet en totale contradiction avec l’article L214-1 du Code rural qui précise que « tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ».
Les poules, poulets, poussins sont comme nos chats et nos chiens, des êtres vivants, sensibles qui ne méritent pas ces conditions inacceptables d’existence.
Ce projet situé dans l’aire d’adhésion du Parc national de forêts, en grande proximité du coeur de Parc et dans un territoire fortement préoccupé par la biodiversité et sa préservation, soulève, par ailleurs, des problèmes sanitaires et environnementaux.L’élevage est en soi un facteur de risque pour la santé humaine ; le nombre énorme d’animaux élevés en confinement, dotés d’une variabilité génétique très pauvre, crée les conditions idéales pour l’émergence et la propagation de nouveaux pathogènes. Comme les élevages intensifs sont propices à l’apparition et au développement de maladies infectieuses, les éleveurs sont contraints de distribuer des quantités importantes d’antibiotiques à leurs animaux pour prévenir et traiter les maladies. L’usage massif d’antibiotiques dans les élevages contribue grandement à l’apparition de souches bactériennes résistantes, cela n’est plus à démontrer (cf études ANSES, INRAE, OMS, CNRS ci-jointes).
Ce type d’élevage favorise le développement de zoonoses, et l’expérience de la COVID-19 nous a largement montré combien nous pouvons être rapidement et massivement débordés et meurtris.
L’impact environnemental des élevages intensifs est également conséquent et aujourd’hui bien documenté : pollution de la terre, de l’eau et des nappes phréatiques, de l’air… Les épandages de fientes, dont il est question dans le projet, seront bel et bien ceux d’animaux saturés d’antibiotiques : qu’en sera-t-il de nos sols ? Qu’en sera-t-il de nos nappes phréatiques ?
Ce modèle d’élevage contribue aux émissions de gaz à effet de serre, d’ammoniac, de nitrates, à la déforestation (causée majoritairement par la culture d’aliments à destination des animaux d’élevages intensifs). En plus de la pollution des eaux et des sols, causée par les épandages et le stockage des effluents, les émissions d’odeurs et de poussières ainsi que le bruit (ventilations, camions…) représentent de véritables nuisances pour les habitants vivant à proximité.
À cela s’ajoute la qualité de la viande qui sera proposée. On ne connait que trop, aujourd’hui, le lien entre la malbouffe, l’explosion de l’épidémie de cancers et d’obésité, le développement exponentiel de l’antibio-resistance en France. De nombreux chercheurs et associations l’ont documenté.
Ce n’est pas ce genre d’agriculture que nous voulons sur notre commune, dans notre département, dans notre pays !
Nous voulons une agriculture respectueuse des animaux et des humains, et plus largement, de la planète dont nous dépendons pour vivre. Nous ne sommes pas les seule.s : 83 % des Français se disent opposés à l’élevage intensif. Ce projet d’un autre temps va à l’encontre de la volonté sociétale, à l’encontre de l’avenir de nos territoires.
Pour toutes ces raisons, nous vous demandons de ne pas donner une réponse favorable à ce projet.
Cordialement,
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Le problème
Nous souhaitons manifester notre opposition au projet d’élevage de 38 500 volailles sur la commune de Châteauvillain, déposé par l’EARL de la Grange, pour des raisons éthiques, environnementales et sanitaires.
Ce projet soulève de grandes inquiétudes quant aux conditions d’élevage des animaux, que la lecture du projet d’installation ne permet pas de lever, bien au contraire.
Il est clairement écrit que, conformément à ce qui se pratique dans ce type d’élevage, les poulets seront enfermés et entassés toute leur vie sans voir le jour ni sortir à l’extérieur. Ils seront exploités pour la production de viande, après avoir été sélectionnés génétiquement et nourris pour produire un maximum de chair en un minimum de temps. La croissance accélérée de leurs muscles sera telle que le reste de leur organisme ne pourra pas suivre. Un grand nombre de poulets élevés dans ces conditions sont atteints de problèmes cardiaques ou pulmonaires ou n’arrivent même pas à tenir sur leurs pattes.
De telles conditions d’élevage sont propices au développement des parasites et des inflammations cutanées. Les traitements médicamenteux et des vaccinations deviennent indispensables pour y remédier. La nourriture destinée aux animaux contient des antibiotiques quasiment tout au long de leur courte vie.
L’odeur d’ammoniac émanant des fientes pourrait devenir rapidement insupportable : le projet ne peut en effet pas garantir son absence totale. De plus, l’ammoniac occasionne des brûlures sur la peau des oiseaux ainsi que sous leurs pattes. Le nettoyage des bâtiments d’élevage ne serait en effet réalisé que pendant le vide sanitaire, entre chaque bande d’élevage de volailles. Outre les nuisances olfactives probables pour les humains vivants dans les alentours, l’intégrité physique des animaux ne peut être respectée, ce qui en soi, à notre époque, n’est plus simplement anecdotique.
Cet élevage serait en effet en totale contradiction avec l’article L214-1 du Code rural qui précise que « tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ».
Les poules, poulets, poussins sont comme nos chats et nos chiens, des êtres vivants, sensibles qui ne méritent pas ces conditions inacceptables d’existence.
Ce projet situé dans l’aire d’adhésion du Parc national de forêts, en grande proximité du coeur de Parc et dans un territoire fortement préoccupé par la biodiversité et sa préservation, soulève, par ailleurs, des problèmes sanitaires et environnementaux.L’élevage est en soi un facteur de risque pour la santé humaine ; le nombre énorme d’animaux élevés en confinement, dotés d’une variabilité génétique très pauvre, crée les conditions idéales pour l’émergence et la propagation de nouveaux pathogènes. Comme les élevages intensifs sont propices à l’apparition et au développement de maladies infectieuses, les éleveurs sont contraints de distribuer des quantités importantes d’antibiotiques à leurs animaux pour prévenir et traiter les maladies. L’usage massif d’antibiotiques dans les élevages contribue grandement à l’apparition de souches bactériennes résistantes, cela n’est plus à démontrer (cf études ANSES, INRAE, OMS, CNRS ci-jointes).
Ce type d’élevage favorise le développement de zoonoses, et l’expérience de la COVID-19 nous a largement montré combien nous pouvons être rapidement et massivement débordés et meurtris.
L’impact environnemental des élevages intensifs est également conséquent et aujourd’hui bien documenté : pollution de la terre, de l’eau et des nappes phréatiques, de l’air… Les épandages de fientes, dont il est question dans le projet, seront bel et bien ceux d’animaux saturés d’antibiotiques : qu’en sera-t-il de nos sols ? Qu’en sera-t-il de nos nappes phréatiques ?
Ce modèle d’élevage contribue aux émissions de gaz à effet de serre, d’ammoniac, de nitrates, à la déforestation (causée majoritairement par la culture d’aliments à destination des animaux d’élevages intensifs). En plus de la pollution des eaux et des sols, causée par les épandages et le stockage des effluents, les émissions d’odeurs et de poussières ainsi que le bruit (ventilations, camions…) représentent de véritables nuisances pour les habitants vivant à proximité.
À cela s’ajoute la qualité de la viande qui sera proposée. On ne connait que trop, aujourd’hui, le lien entre la malbouffe, l’explosion de l’épidémie de cancers et d’obésité, le développement exponentiel de l’antibio-resistance en France. De nombreux chercheurs et associations l’ont documenté.
Ce n’est pas ce genre d’agriculture que nous voulons sur notre commune, dans notre département, dans notre pays !
Nous voulons une agriculture respectueuse des animaux et des humains, et plus largement, de la planète dont nous dépendons pour vivre. Nous ne sommes pas les seule.s : 83 % des Français se disent opposés à l’élevage intensif. Ce projet d’un autre temps va à l’encontre de la volonté sociétale, à l’encontre de l’avenir de nos territoires.
Pour toutes ces raisons, nous vous demandons de ne pas donner une réponse favorable à ce projet.
Cordialement,
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Pétition lancée le 3 mars 2026