Stop au partenariat scandaleux entre La Poste et Proprietes-privees.com !


Stop au partenariat scandaleux entre La Poste et Proprietes-privees.com !
Le problème
Il est particulièrement choquant que La Poste, entreprise publique codétenue par la Caisse des dépôts et l'État, ait conclu un rapprochement avec le réseau Proprietes-privees.com, l’un des pires acteurs du marché immobilier en matière d’éthique.
Bizarrement, aucun média ne s'en fait l'écho. Silence radio de La Poste également. Pourquoi tant de discrétion ?
Rappelons que La Poste doit s’acquitter d’une mission de service public sous le contrôle de l’État dans le but de satisfaire un besoin d’intérêt général.
Or, ce partenariat, qui mobilise les agents des bureaux de poste et les facteurs au service de Proprietes-privees.com, soutient exclusivement les intérêts de cette entreprise privée aux pratiques pour le moins éhontées.
Comme d'autres réseaux de ce type, elle ne salarie aucun mandataire. Fait d’eux ses clients forcés, en leur faisant payer tous les mois le simple droit de travailler. Diffuse des annonces de recrutement mensongères pour faire tomber un maximum de gens dans ses filets et combler des départs élevés. S’exonère du versement des cotisations sociales, patronales et des acquis sociaux. S’appuie sur des droits au chômage de personnes en reconversion professionnelle qu’elle ne contribue pas à recréditer. S’affranchit de toute contrainte logistique et d’accueil qu’imposerait l’embauche de ces actifs précaires exploités depuis leur domicile, qui reversent une partie de leur chiffre d’affaires à différents "animateurs" du réseau en plus de sa tête. Puis, paient leurs outils de travail (téléphone, ordinateur, véhicule, abonnements, assurances…), leur protection et leurs "avantages" non perçus (mutuelle, prévoyance, retraite, chômage, congés payés…).
Proprietes-privees.com économise ainsi plus de 73 millions d’euros par an rien qu’en évitant d’octroyer des salaires au SMIC. Soit largement plus de 100 millions d’euros en y incluant le reste. Chaque année. Sur le dos des travailleurs et de notre pays.
En 8 ans, le nombre de mandataires captés a été multiplié par 8, passant de 400 à 3 300. Pour une entreprise comptant seulement 80 salariés au siège social. Soit 2,4 % de l’effectif total. À quand un minimum de régulation ?
Pour couronner le tout, ses tarifs sont élevés, équivalents à ceux pratiqués par des agences immobilières vitrées. Sans en avoir les coûts de fonctionnement.
Trouver moins cher en un éclair est facile. Plus responsable et moins cher aussi.
Au lieu d’œuvrer pour l’intérêt général, La Poste se compromet donc dans une alliance qui n'est ni en accord avec les valeurs et la mission d’une entreprise publique, ni ne sert les intérêts supérieurs de nous, ses propres clients.
En consultant la page Mon contact logement, on découvre avec effarement que les agents des bureaux de poste et les facteurs sont mis à contribution pour détecter un besoin immobilier puis le transférer à Proprietes-privees.com.
Au-delà de ternir profondément l'image de La Poste, les actions accomplies par ses équipes la rendent ainsi directement complice des agissements de son "partenaire".
Les personnes âgés et/ou vulnérables, qui ont toute confiance en l’institution qu’est La Poste, sont-elles à l'abri d'un potentiel abus de faiblesse une fois placées dans les griffes de ce réseau de mandataires ?
La mécanique instaurée est aussi habile que redoutable :
1. Elle endort une méfiance justifiée à l’égard de Proprietes-privees.com. Le prétendu taux de satisfaction affiché est totalement fantaisiste. Il émane d’une plateforme d'avis "fermée", c'est à dire rémunérée par des entreprises clientes pour décourager si ce n'est supprimer les avis négatifs. Pour lire de vrais avis, ainsi que des tentatives pour les contrer, c'est ici.
2. Elle permet de faire travailler gratuitement les agents de La Poste pour attirer de nouveaux clients. Qui, sans conseils téléguidés, se seraient probablement tournés vers l’un des très nombreux concurrents. Ou auraient, a minima, comparé pour faire un choix éclairé.
3. Elle contribue à attirer toujours plus de mandataires précaires, le réseau ne se privant évidemment pas de communiquer sur le sujet, contrairement à La Poste et aux journalistes.
En résumé, une gifle adressée à l’ensemble du service public, en ceci qu’il met en péril sa probité.
La Poste a non seulement des responsabilités envers nous, qui la finançons collectivement par nos impôts, mais aussi un devoir d’intégrité absolu qui requiert un niveau de vigilance accru dans la sélection d’éventuels partenaires.
Cette porosité entre le secteur public et des acteurs privés dont l’indécence le dispute à la cupidité est dangereuse. L'éthique et l'intérêt général doivent toujours primer dans la gestion d'une entreprise publique. Toujours.
Les autorités compétentes gagneraient à s’emparer du sujet dans les meilleurs délais et à revoir les règles avant que des dérives de ce type ne se multiplient.
Ensemble, protégeons nos services publics de l'influence d’entreprises sans scrupule ! Exhortons La Poste à mettre un terme à ce partenariat non seulement contraire à ses intérêts, à ceux de ses actionnaires dont l’État mais aussi et surtout, aux nôtres !
Demandons également que des mesures disciplinaires soient prises à l’encontre des salariés de La Poste qui l’ont validé puis signé. En échange de quoi ?
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Le problème
Il est particulièrement choquant que La Poste, entreprise publique codétenue par la Caisse des dépôts et l'État, ait conclu un rapprochement avec le réseau Proprietes-privees.com, l’un des pires acteurs du marché immobilier en matière d’éthique.
Bizarrement, aucun média ne s'en fait l'écho. Silence radio de La Poste également. Pourquoi tant de discrétion ?
Rappelons que La Poste doit s’acquitter d’une mission de service public sous le contrôle de l’État dans le but de satisfaire un besoin d’intérêt général.
Or, ce partenariat, qui mobilise les agents des bureaux de poste et les facteurs au service de Proprietes-privees.com, soutient exclusivement les intérêts de cette entreprise privée aux pratiques pour le moins éhontées.
Comme d'autres réseaux de ce type, elle ne salarie aucun mandataire. Fait d’eux ses clients forcés, en leur faisant payer tous les mois le simple droit de travailler. Diffuse des annonces de recrutement mensongères pour faire tomber un maximum de gens dans ses filets et combler des départs élevés. S’exonère du versement des cotisations sociales, patronales et des acquis sociaux. S’appuie sur des droits au chômage de personnes en reconversion professionnelle qu’elle ne contribue pas à recréditer. S’affranchit de toute contrainte logistique et d’accueil qu’imposerait l’embauche de ces actifs précaires exploités depuis leur domicile, qui reversent une partie de leur chiffre d’affaires à différents "animateurs" du réseau en plus de sa tête. Puis, paient leurs outils de travail (téléphone, ordinateur, véhicule, abonnements, assurances…), leur protection et leurs "avantages" non perçus (mutuelle, prévoyance, retraite, chômage, congés payés…).
Proprietes-privees.com économise ainsi plus de 73 millions d’euros par an rien qu’en évitant d’octroyer des salaires au SMIC. Soit largement plus de 100 millions d’euros en y incluant le reste. Chaque année. Sur le dos des travailleurs et de notre pays.
En 8 ans, le nombre de mandataires captés a été multiplié par 8, passant de 400 à 3 300. Pour une entreprise comptant seulement 80 salariés au siège social. Soit 2,4 % de l’effectif total. À quand un minimum de régulation ?
Pour couronner le tout, ses tarifs sont élevés, équivalents à ceux pratiqués par des agences immobilières vitrées. Sans en avoir les coûts de fonctionnement.
Trouver moins cher en un éclair est facile. Plus responsable et moins cher aussi.
Au lieu d’œuvrer pour l’intérêt général, La Poste se compromet donc dans une alliance qui n'est ni en accord avec les valeurs et la mission d’une entreprise publique, ni ne sert les intérêts supérieurs de nous, ses propres clients.
En consultant la page Mon contact logement, on découvre avec effarement que les agents des bureaux de poste et les facteurs sont mis à contribution pour détecter un besoin immobilier puis le transférer à Proprietes-privees.com.
Au-delà de ternir profondément l'image de La Poste, les actions accomplies par ses équipes la rendent ainsi directement complice des agissements de son "partenaire".
Les personnes âgés et/ou vulnérables, qui ont toute confiance en l’institution qu’est La Poste, sont-elles à l'abri d'un potentiel abus de faiblesse une fois placées dans les griffes de ce réseau de mandataires ?
La mécanique instaurée est aussi habile que redoutable :
1. Elle endort une méfiance justifiée à l’égard de Proprietes-privees.com. Le prétendu taux de satisfaction affiché est totalement fantaisiste. Il émane d’une plateforme d'avis "fermée", c'est à dire rémunérée par des entreprises clientes pour décourager si ce n'est supprimer les avis négatifs. Pour lire de vrais avis, ainsi que des tentatives pour les contrer, c'est ici.
2. Elle permet de faire travailler gratuitement les agents de La Poste pour attirer de nouveaux clients. Qui, sans conseils téléguidés, se seraient probablement tournés vers l’un des très nombreux concurrents. Ou auraient, a minima, comparé pour faire un choix éclairé.
3. Elle contribue à attirer toujours plus de mandataires précaires, le réseau ne se privant évidemment pas de communiquer sur le sujet, contrairement à La Poste et aux journalistes.
En résumé, une gifle adressée à l’ensemble du service public, en ceci qu’il met en péril sa probité.
La Poste a non seulement des responsabilités envers nous, qui la finançons collectivement par nos impôts, mais aussi un devoir d’intégrité absolu qui requiert un niveau de vigilance accru dans la sélection d’éventuels partenaires.
Cette porosité entre le secteur public et des acteurs privés dont l’indécence le dispute à la cupidité est dangereuse. L'éthique et l'intérêt général doivent toujours primer dans la gestion d'une entreprise publique. Toujours.
Les autorités compétentes gagneraient à s’emparer du sujet dans les meilleurs délais et à revoir les règles avant que des dérives de ce type ne se multiplient.
Ensemble, protégeons nos services publics de l'influence d’entreprises sans scrupule ! Exhortons La Poste à mettre un terme à ce partenariat non seulement contraire à ses intérêts, à ceux de ses actionnaires dont l’État mais aussi et surtout, aux nôtres !
Demandons également que des mesures disciplinaires soient prises à l’encontre des salariés de La Poste qui l’ont validé puis signé. En échange de quoi ?
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Pétition lancée le 4 mars 2025