STOP à la destruction de la psychiatrie publique à Tours: -57 infirmières,-15 ASH,-84 lits


STOP à la destruction de la psychiatrie publique à Tours: -57 infirmières,-15 ASH,-84 lits
Le problème
La psychiatrie pleure. L’accès à la santé mentale se meurt.
Aujourd’hui nous alertons. En plus des 84 lits, c’est 57 postes infirmière diplômée d’état (IDE) en moins et 15 postes d’agents de service hospitalier (ASH).
Aujourd’hui et ce depuis plusieurs années, nous pleurons déjà 84 lits d’hospitalisation fermés. Nous pleurons le regroupement des services sur un même site réduisant l’accès de proximité aux soins psychiatriques. Nous pleurons la baisse de moyens notoire dans le domaine de la psychiatrie, empêchant chaque équipe de mener à bien des projets de soins. Nous pleurons tous nos collègues dans les services et en ambulatoire qui sont épuisés, en perte de sens, d’envie, en arrêt. Nous pleurons les postes en attente dans les services ambulatoires pour ce fameux « virage ambulatoire » et les financements pour des postes qui ne sont jamais pourvus. De nouveaux projets fleurissent mais les plus anciens en pâtissent.
Les postes IDE sont remplacés par des postes d’aide-soignants (AS) ce qui n’est pas du tout le même domaine de compétence et qui impacte sérieusement la qualité des soins que nous pouvons apporter à chaque personne en souffrance psychique, et ce, dans un but de réduire le budget de l’hôpital.
Supprimer le personnel infirmier c’est réduire la possibilité de former les étudiants sur le terrain avec la disponibilité dont nous avons besoin. Moins de formation c’est une perte de possibilité de maintenir la qualité des soins dans le service public. C’est réduire l'accès au droit à la formation des professionnels car des équipes calibrées sur “le minimum” ne pourront assurer l’absence d’un collègue sur le planning.
Supprimer du personnel infirmier c’est insécuriser les patients dans leur prise en charge et épuiser les soignants les uns après les autres en ne leur permettant pas d’avoir leur repos nécessaires.
Réduire les effectifs ASH c’est demander encore plus à du personnel épuisé, dans des locaux toujours plus grands et c’est empêcher ces agents de s’inscrire dans le soin là où elles/ils étaient déjà jusqu’alors. C’est nier l’importance du lien social qui nous sert à travailler avec les patients et nier l’importance de la rencontre. C’est nier que le patient ne peut pas s’adapter en permanence et que des soins de qualités c’est justement s’adapter au patient.
Reconnaître un visage, c’est permettre à chaque personne accueillie de se sentir en sécurité et en confiance dans sa prise en charge. C’est lui permettre d’aller mieux et de ne pas être rejeté ou stigmatisé dans un endroit qui doit le permettre.
Augmenter l'instabilité dans les équipes c'est risquer d’augmenter le recours plus rapide aux médicaments, à la contention physique et aux chambres d’isolement. C’est aller à l’encontre des libertés fondamentales du patient.
Empêcher la suppression des postes c’est permettre à une personne en souffrance de s’en sortir, de retrouver de la sécurité à un endroit où elle l’a perdu, c’est lui permettre de s’inscrire dans un milieu ordinaire tant redouté et redoutable.
Empêcher la suppression des postes c’est permettre l’accès aux soins psychiatriques dans de bonnes conditions. C’est sauver des vies.
Empêcher la suppression des postes c’est laisser de l’espace à la parole, au temps et à l’humain. C’est donner espoir au soin.
Empêcher la suppression des postes c’est faire de la santé mentale une vraie priorité et non pas la jeter aux ordures.
Aujourd’hui, comme depuis plusieurs années, nous refusons que la psychiatrie de Tours soit bradée pour des raisons économiques. Nous défendons l’importance d’un accès aux soins gratuit pour tous et avec les moyens humains permettant des soins de qualité et respectueux de chaque individu.
Nous devons maintenir le nombre de postes infirmiers, ASH, secrétaires, déjà en place et arrêter l’incendie.
IL Y A URGENCE.

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Le problème
La psychiatrie pleure. L’accès à la santé mentale se meurt.
Aujourd’hui nous alertons. En plus des 84 lits, c’est 57 postes infirmière diplômée d’état (IDE) en moins et 15 postes d’agents de service hospitalier (ASH).
Aujourd’hui et ce depuis plusieurs années, nous pleurons déjà 84 lits d’hospitalisation fermés. Nous pleurons le regroupement des services sur un même site réduisant l’accès de proximité aux soins psychiatriques. Nous pleurons la baisse de moyens notoire dans le domaine de la psychiatrie, empêchant chaque équipe de mener à bien des projets de soins. Nous pleurons tous nos collègues dans les services et en ambulatoire qui sont épuisés, en perte de sens, d’envie, en arrêt. Nous pleurons les postes en attente dans les services ambulatoires pour ce fameux « virage ambulatoire » et les financements pour des postes qui ne sont jamais pourvus. De nouveaux projets fleurissent mais les plus anciens en pâtissent.
Les postes IDE sont remplacés par des postes d’aide-soignants (AS) ce qui n’est pas du tout le même domaine de compétence et qui impacte sérieusement la qualité des soins que nous pouvons apporter à chaque personne en souffrance psychique, et ce, dans un but de réduire le budget de l’hôpital.
Supprimer le personnel infirmier c’est réduire la possibilité de former les étudiants sur le terrain avec la disponibilité dont nous avons besoin. Moins de formation c’est une perte de possibilité de maintenir la qualité des soins dans le service public. C’est réduire l'accès au droit à la formation des professionnels car des équipes calibrées sur “le minimum” ne pourront assurer l’absence d’un collègue sur le planning.
Supprimer du personnel infirmier c’est insécuriser les patients dans leur prise en charge et épuiser les soignants les uns après les autres en ne leur permettant pas d’avoir leur repos nécessaires.
Réduire les effectifs ASH c’est demander encore plus à du personnel épuisé, dans des locaux toujours plus grands et c’est empêcher ces agents de s’inscrire dans le soin là où elles/ils étaient déjà jusqu’alors. C’est nier l’importance du lien social qui nous sert à travailler avec les patients et nier l’importance de la rencontre. C’est nier que le patient ne peut pas s’adapter en permanence et que des soins de qualités c’est justement s’adapter au patient.
Reconnaître un visage, c’est permettre à chaque personne accueillie de se sentir en sécurité et en confiance dans sa prise en charge. C’est lui permettre d’aller mieux et de ne pas être rejeté ou stigmatisé dans un endroit qui doit le permettre.
Augmenter l'instabilité dans les équipes c'est risquer d’augmenter le recours plus rapide aux médicaments, à la contention physique et aux chambres d’isolement. C’est aller à l’encontre des libertés fondamentales du patient.
Empêcher la suppression des postes c’est permettre à une personne en souffrance de s’en sortir, de retrouver de la sécurité à un endroit où elle l’a perdu, c’est lui permettre de s’inscrire dans un milieu ordinaire tant redouté et redoutable.
Empêcher la suppression des postes c’est permettre l’accès aux soins psychiatriques dans de bonnes conditions. C’est sauver des vies.
Empêcher la suppression des postes c’est laisser de l’espace à la parole, au temps et à l’humain. C’est donner espoir au soin.
Empêcher la suppression des postes c’est faire de la santé mentale une vraie priorité et non pas la jeter aux ordures.
Aujourd’hui, comme depuis plusieurs années, nous refusons que la psychiatrie de Tours soit bradée pour des raisons économiques. Nous défendons l’importance d’un accès aux soins gratuit pour tous et avec les moyens humains permettant des soins de qualité et respectueux de chaque individu.
Nous devons maintenir le nombre de postes infirmiers, ASH, secrétaires, déjà en place et arrêter l’incendie.
IL Y A URGENCE.

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Pétition lancée le 6 octobre 2025