Stop à l'injonction de scolarisation pour tous !


Stop à l'injonction de scolarisation pour tous !
Le problème
À l'occasion de la Journée Mondiale de l'Autisme du 2 avril, nous demandons que le droit des familles d'enfants autistes à choisir librement l'accompagnement de leur enfant soit respecté. Ce droit est fondé sur l'intérêt supérieur de l'enfant, principe reconnu par le droit français et par la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le contexte de cette journée est difficile. Les nouvelles recommandations de la HAS de février 2026 tendent à interdire systématiquement tout ce qui n'est pas recommandé. Le projet annoncé par les pouvoirs publics de les rendre opposables prochainement bafoue la liberté de choix des parents au nom de l'intérêt de l'enfant.
Pourquoi écarter des méthodes comme celle des 3i, évaluée positivement par cinq publications dont deux dans une revue internationale, alors que le niveau de preuves des méthodes recommandées est estimé par la HAS elle-même comme faible ou très faible ? Pourquoi exclure l'intégration sensorielle et motrice, jugée efficace sur le terrain ? Ou encore interdire définitivement toute psychanalyse, dont certains praticiens sont devenus des pionniers du dépistage précoce ?
Il en découle une injonction de scolarisation pour tous qui sera, pour beaucoup d'enfants autistes, une véritable maltraitance institutionnelle délibérément passée sous silence. Les environnements collectifs sont sources de souffrance sensorielle et de sur-sollicitations, que les enfants expriment parfois par des comportements difficiles, trop souvent traités par des médicaments.
Créer une salle d’éveil par le jeu individuel dans toute école urbaine ou rurale comme proposée depuis vingt ans par AEVE est une solution simple, efficace car apaisante pour l’enfant, peu coûteuse pour les pouvoirs publics ( deux AESH à mi-temps chacune par enfant ) ; elle permettrait une inclusion scolaire réussie par étapes.
Nous demandons deux choses.
1. Le renoncement à toute opposabilité des recommandations de la HAS, laissant la place à l'adaptation et au discernement pour le bien de l'enfant. Cela implique le respect du libre choix des modalités d'accompagnement scolaire, pédagogique, psychologique, médical ou paramédical, dans un cadre concerté avec les autorités compétentes, fondé sur l'intérêt supérieur de l'enfant.
2. Le maintien effectif de la liberté de l'instruction en famille pour les enfants autistes dont la scolarisation ordinaire n'est pas adaptée, sans que les familles aient à prouver l'impossible pour y accéder. Cela implique l'adaptation des procédures de contrôle de l'IEF aux spécificités du handicap autistique, sans les contraintes administratives disproportionnées qui pèsent sur des parents fragilisés par le handicap de leur enfant, sans des inspections imposant des normes scolaires inadaptées, sans la crainte d'une injonction scolaire brutale assortie de sanctions pénales.
Le droit à l'éducation de chaque enfant autiste ne peut pas se résumer à une obligation de présence en classe ou à un accompagnement imposé. Il commence par le respect des parents qui portent cet enfant au quotidien et cherchent son intérêt supérieur : c'est un droit reconnu.

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Le problème
À l'occasion de la Journée Mondiale de l'Autisme du 2 avril, nous demandons que le droit des familles d'enfants autistes à choisir librement l'accompagnement de leur enfant soit respecté. Ce droit est fondé sur l'intérêt supérieur de l'enfant, principe reconnu par le droit français et par la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le contexte de cette journée est difficile. Les nouvelles recommandations de la HAS de février 2026 tendent à interdire systématiquement tout ce qui n'est pas recommandé. Le projet annoncé par les pouvoirs publics de les rendre opposables prochainement bafoue la liberté de choix des parents au nom de l'intérêt de l'enfant.
Pourquoi écarter des méthodes comme celle des 3i, évaluée positivement par cinq publications dont deux dans une revue internationale, alors que le niveau de preuves des méthodes recommandées est estimé par la HAS elle-même comme faible ou très faible ? Pourquoi exclure l'intégration sensorielle et motrice, jugée efficace sur le terrain ? Ou encore interdire définitivement toute psychanalyse, dont certains praticiens sont devenus des pionniers du dépistage précoce ?
Il en découle une injonction de scolarisation pour tous qui sera, pour beaucoup d'enfants autistes, une véritable maltraitance institutionnelle délibérément passée sous silence. Les environnements collectifs sont sources de souffrance sensorielle et de sur-sollicitations, que les enfants expriment parfois par des comportements difficiles, trop souvent traités par des médicaments.
Créer une salle d’éveil par le jeu individuel dans toute école urbaine ou rurale comme proposée depuis vingt ans par AEVE est une solution simple, efficace car apaisante pour l’enfant, peu coûteuse pour les pouvoirs publics ( deux AESH à mi-temps chacune par enfant ) ; elle permettrait une inclusion scolaire réussie par étapes.
Nous demandons deux choses.
1. Le renoncement à toute opposabilité des recommandations de la HAS, laissant la place à l'adaptation et au discernement pour le bien de l'enfant. Cela implique le respect du libre choix des modalités d'accompagnement scolaire, pédagogique, psychologique, médical ou paramédical, dans un cadre concerté avec les autorités compétentes, fondé sur l'intérêt supérieur de l'enfant.
2. Le maintien effectif de la liberté de l'instruction en famille pour les enfants autistes dont la scolarisation ordinaire n'est pas adaptée, sans que les familles aient à prouver l'impossible pour y accéder. Cela implique l'adaptation des procédures de contrôle de l'IEF aux spécificités du handicap autistique, sans les contraintes administratives disproportionnées qui pèsent sur des parents fragilisés par le handicap de leur enfant, sans des inspections imposant des normes scolaires inadaptées, sans la crainte d'une injonction scolaire brutale assortie de sanctions pénales.
Le droit à l'éducation de chaque enfant autiste ne peut pas se résumer à une obligation de présence en classe ou à un accompagnement imposé. Il commence par le respect des parents qui portent cet enfant au quotidien et cherchent son intérêt supérieur : c'est un droit reconnu.

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Les décisionnaires
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Pétition lancée le 19 mars 2026