Mise à jour : Vos retours et précisions sur le projet

Un grand merci à toutes et à tous pour vos signatures, vos partages et la richesse de vos commentaires. Deux interventions récentes de signataires mettent en lumière des points cruciaux qu'il me tenait à cœur d'aborder pour préciser le sens de notre démarche.
Une règle d'or : Aucun recul sur les droits existants.
Avant toute chose, je veux être d'une clarté absolue : notre démarche ne vise en aucun cas à retirer des droits ou à restreindre l'accès aux cartes de stationnement pour qui que ce soit.
Que le handicap soit visible ou invisible (personnes marchant avec de vives douleurs, fatigabilité extrême, etc.), chaque situation est légitime. Il ne s'agit pas de diviser, ni d'opposer les usagers les uns aux autres. L'objectif est à l'inverse de proposer des solutions adaptées aux besoins de chacun, sans pénaliser personne.
1. Sur la question de la douleur et de la fatigabilité (Handicap invisible) :
Nael nous interroge sur la situation des personnes qui peuvent techniquement marcher, mais au prix de douleurs intenses ou d'effets secondaires lourds.
La réalité actuelle : En théorie, les critères d'attribution de la CMI Stationnement (Carte Mobilité Inclusion) incluent la réduction importante et durable de la capacité de marche (moins de 200 mètres) OU le fait de requérir à un accompagnement systématique. La douleur chronique, l'épuisement ou l'impact sur la santé après l'effort entrent tout à fait dans ce cadre.
Notre position : L'éligibilité légitime de ces situations ne doit absolument pas être remise en question. Le handicap invisible est une réalité douloureuse au quotidien, et réduire la distance de marche pour ces personnes est une nécessité absolue.
2. Sur l'engorgement des places et le besoin de différenciation (Transferts en fauteuil) :
Nathalie souligne une autre réalité critique : l'accès aux places PMR pour les personnes en fauteuil roulant (manuel ou électrique) avec véhicules adaptés (rampes, hayons) devient extrêmement difficile. Sans ces places larges normées, le transfert est tout simplement impossible (impossibilité d'ouvrir la portière en grand ou de déployer la rampe).
Le constat : La diversification légitime des bénéficiaires de la CMI (incluant les handicaps invisibles) n'a malheureusement pas été suivie d'une augmentation proportionnelle du nombre de places de stationnement.
Notre proposition :
Augmenter les places et créer une catégorie "PMR XL"
Le constat soulevé par Nathalie est réel : les personnes en fauteuil avec des véhicules adaptés (rampes, hayons) se retrouvent souvent bloquées, faute de places adaptées aux transferts lourds. Pour résoudre cet engorgement sans pénaliser personne, nous demandons une augmentation globale du nombre de places réservées, articulée autour de deux catégories distinctes :
Le maintien et l'extension des places PMR standards : Des places réservées proches des entrées, indispensables pour toutes les personnes qui peuvent marcher mais pour qui chaque mètre est une source de douleur ou d'épuisement.
La création d’une nouvelle catégorie de places "PMR XL" (Grand gabarit et sécurisées) : Des places nettement plus larges et plus longues, spécifiquement conçues pour les véhicules avec rampe ou hayon pour fauteuil roulant électrique.
La nouveauté indispensable : L'installation de barrières ou potelets fixes à l'arrière et sur les côtés de ces places. Cet aménagement physique est le seul moyen d'empêcher un autre automobiliste de se garer trop près, sanctuarisant ainsi l'espace nécessaire pour déployer une rampe en toute sécurité.
En conclusion :
L'accessibilité ne doit pas être un arbitrage entre différents types de handicap. En augmentant le nombre total de places et en créant cette sous-catégorie protégée par des barrières, nous permettrons à chacun, marchant douloureux comme utilisateur de fauteuil, d'accéder à l'espace public dans la dignité.
Continuons à faire bouger les lignes ensemble. Merci pour votre soutien !