

Soutien citoyen à la médiathèque de Couëron
Le problème
Nous, habitantes et habitants de Couëron, comptant parmi les 55 000 visiteurs annuels, ou citoyennes et citoyens profondément attachés à la lecture publique, témoignons de notre inquiétude devant les évolutions souhaitées par la mairie et annoncées à l’équipe en charge de l’équipement pendant l’été.
La médiathèque de Couëron fait partie des équipements qui rendent la commune attractive pour beaucoup d’habitants et d’habitantes. Elle demeure un lieu emblématique où tout un chacun peut tisser du lien social, accéder à l’information, forger son esprit critique, s’ouvrir à la culture et à l’imaginaire. Aussi, en soutien aux agents et agentes de la médiathèque, nous déplorons que :
Suite au non-remplacement de deux contractuels·les, les horaires d’ouverture de la médiathèque doivent être réduits de 7 heures hebdomadaires, réparties sur les midis, le mercredi et le samedi. Cette réduction d’horaires impacte des usages très concrets : par exemple, elle ne permet plus de travailler en continu, ce qui oblige certains salariés en télétravail à trouver d’autres locaux payants ou hors de la commune. De même, certains et certaines d’entre nous fréquentent la médiathèque plusieurs fois par semaine, voire quotidiennement. Cela souligne à quel point l’établissement demeure un lieu de vie qui participe à rompre l’isolement, un espace où se tisse, sans aucune condition, le lien social à l’échelle de la commune.
La communication « papier » de la médiathèque soit supprimée, sans concertation avec les bibliothécaires, alors que les sujets de fracture numérique, d’illectronisme et des moyens de le contourner demeurent au cœur de leurs métiers. Faut-il rappeler que, selon l’INSEE (étude de 2025), 34 % de la population française est concernée par l’illectronisme ou dispose de trop faibles compétences numériques pour avoir accès aux informations en ligne ?
La programmation culturelle de la médiathèque soit en partie censurée. Ainsi, une dizaine d’événements répartis entre le 1er décembre et le 1er janvier 2027 ont été annulés. Parmi eux, deux expositions (dont une sur les stéréotypes de genre qui a déjà tourné en région Île-de-France), une lecture de contes, une projection-débat avec un groupe de jeunes Couëronnais·es, un atelier sur le sexisme ou encore un rendez-vous littéraire autour de la poésie féministe... Le motif de cette censure ? Un sujet jugé « trop clivant pour certaines familles » par la mairie. Peut-être convient-il de nous laisser, familles ou usagers de la médiathèque, notre esprit critique et le droit d’en juger par nous-mêmes ? Nous craignons que cette dérive ne soit la porte ouverte à de futures velléités en matière de politique culturelle ou documentaire (acquisitions imposées, censure…). Rappelons que cet interventionnisme politique est très clairement illégal (loi Robert de 2021).
D’autre part, différentes décisions à l'étude nous inquiètent tout autant :
- L’intégrité de l’espace dédié à la médiathèque semble aujourd’hui menacée. En effet, un projet de création d’un lieu de valorisation de la Tour à plomb (« musée » et boutique) est à l’étude par la mairie. Si l’intérêt de cette valorisation n’est en aucun cas remis en cause, son installation au sein de la médiathèque conduirait à une réduction de sa surface. Cela impacterait inévitablement les collections proposées au public (BD, espace jeux vidéo…) et entrerait en conflit avec les aménagements actuels. L’espace intergénérationnel dédié aux jeux vidéo a attiré de nouveaux publics et initié d’autres usages qu’il serait, par exemple, très dommageable de voir disparaître.
-Le réaménagement nécessaire des espaces et du mobilier pour permettre la tenue « d’événements » protocolaires tels que les vœux du maire. Cette proposition laisse beaucoup d’entre nous perplexes. Les rayonnages d’une médiathèque sont-ils les plus indiqués pour ce type de manifestation ? Avec quelle incidence sur les horaires d’ouverture ? Sur le travail des bibliothécaires ? Sur la quantité de collections présentées ? Sur la qualité des espaces mis à disposition du public ? Sur le budget nécessaire pour rendre tout meuble mobile, alors qu’un récent réaménagement a déjà permis d’optimiser le lieu et de proposer de nouveaux espaces diversifiant les pratiques et les usagers ?
Nous tenons à souligner combien la familiarité des espaces demeure importante, notamment vis-à-vis du jeune public. Veiller à conserver cette stabilité et ces repères facilite et encourage la fréquentation des livres, mais également des événements culturels.
Pour rappel, une salle à proximité (l’Atelier de la monnaie) vient d’être affectée de façon pérenne à la célébration des mariages. Peut-être pourrait-elle constituer un lieu plus indiqué pour des événements protocolaires ?
Au vu de ces différents constats et inquiétudes, nous, usagers et usagères de la médiathèque de Couëron, citoyennes et citoyens attachés à la lecture publique et à cet établissement en particulier, manifestons notre désaccord et entendons conserver un service public :
-Aux horaires d’ouverture les plus larges possibles ;
-Soucieux de son accessibilité à tous et toutes, y compris aux publics concernés par l’illectronisme ;
-Ambitieux et exigeant dans sa programmation culturelle ;
-Intègre dans sa surface ;
-100 % dédié à sa vocation originelle : la lecture publique.
Pour y parvenir, nous demandons à la mairie de s'appuyer sur la compétence des agents qualifiés qui y exercent actuellement et dont le cœur de métier est justement la promotion de la lecture publique, la conservation des fonds et leur organisation, la politique des publics et l’action culturelle.

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Le problème
Nous, habitantes et habitants de Couëron, comptant parmi les 55 000 visiteurs annuels, ou citoyennes et citoyens profondément attachés à la lecture publique, témoignons de notre inquiétude devant les évolutions souhaitées par la mairie et annoncées à l’équipe en charge de l’équipement pendant l’été.
La médiathèque de Couëron fait partie des équipements qui rendent la commune attractive pour beaucoup d’habitants et d’habitantes. Elle demeure un lieu emblématique où tout un chacun peut tisser du lien social, accéder à l’information, forger son esprit critique, s’ouvrir à la culture et à l’imaginaire. Aussi, en soutien aux agents et agentes de la médiathèque, nous déplorons que :
Suite au non-remplacement de deux contractuels·les, les horaires d’ouverture de la médiathèque doivent être réduits de 7 heures hebdomadaires, réparties sur les midis, le mercredi et le samedi. Cette réduction d’horaires impacte des usages très concrets : par exemple, elle ne permet plus de travailler en continu, ce qui oblige certains salariés en télétravail à trouver d’autres locaux payants ou hors de la commune. De même, certains et certaines d’entre nous fréquentent la médiathèque plusieurs fois par semaine, voire quotidiennement. Cela souligne à quel point l’établissement demeure un lieu de vie qui participe à rompre l’isolement, un espace où se tisse, sans aucune condition, le lien social à l’échelle de la commune.
La communication « papier » de la médiathèque soit supprimée, sans concertation avec les bibliothécaires, alors que les sujets de fracture numérique, d’illectronisme et des moyens de le contourner demeurent au cœur de leurs métiers. Faut-il rappeler que, selon l’INSEE (étude de 2025), 34 % de la population française est concernée par l’illectronisme ou dispose de trop faibles compétences numériques pour avoir accès aux informations en ligne ?
La programmation culturelle de la médiathèque soit en partie censurée. Ainsi, une dizaine d’événements répartis entre le 1er décembre et le 1er janvier 2027 ont été annulés. Parmi eux, deux expositions (dont une sur les stéréotypes de genre qui a déjà tourné en région Île-de-France), une lecture de contes, une projection-débat avec un groupe de jeunes Couëronnais·es, un atelier sur le sexisme ou encore un rendez-vous littéraire autour de la poésie féministe... Le motif de cette censure ? Un sujet jugé « trop clivant pour certaines familles » par la mairie. Peut-être convient-il de nous laisser, familles ou usagers de la médiathèque, notre esprit critique et le droit d’en juger par nous-mêmes ? Nous craignons que cette dérive ne soit la porte ouverte à de futures velléités en matière de politique culturelle ou documentaire (acquisitions imposées, censure…). Rappelons que cet interventionnisme politique est très clairement illégal (loi Robert de 2021).
D’autre part, différentes décisions à l'étude nous inquiètent tout autant :
- L’intégrité de l’espace dédié à la médiathèque semble aujourd’hui menacée. En effet, un projet de création d’un lieu de valorisation de la Tour à plomb (« musée » et boutique) est à l’étude par la mairie. Si l’intérêt de cette valorisation n’est en aucun cas remis en cause, son installation au sein de la médiathèque conduirait à une réduction de sa surface. Cela impacterait inévitablement les collections proposées au public (BD, espace jeux vidéo…) et entrerait en conflit avec les aménagements actuels. L’espace intergénérationnel dédié aux jeux vidéo a attiré de nouveaux publics et initié d’autres usages qu’il serait, par exemple, très dommageable de voir disparaître.
-Le réaménagement nécessaire des espaces et du mobilier pour permettre la tenue « d’événements » protocolaires tels que les vœux du maire. Cette proposition laisse beaucoup d’entre nous perplexes. Les rayonnages d’une médiathèque sont-ils les plus indiqués pour ce type de manifestation ? Avec quelle incidence sur les horaires d’ouverture ? Sur le travail des bibliothécaires ? Sur la quantité de collections présentées ? Sur la qualité des espaces mis à disposition du public ? Sur le budget nécessaire pour rendre tout meuble mobile, alors qu’un récent réaménagement a déjà permis d’optimiser le lieu et de proposer de nouveaux espaces diversifiant les pratiques et les usagers ?
Nous tenons à souligner combien la familiarité des espaces demeure importante, notamment vis-à-vis du jeune public. Veiller à conserver cette stabilité et ces repères facilite et encourage la fréquentation des livres, mais également des événements culturels.
Pour rappel, une salle à proximité (l’Atelier de la monnaie) vient d’être affectée de façon pérenne à la célébration des mariages. Peut-être pourrait-elle constituer un lieu plus indiqué pour des événements protocolaires ?
Au vu de ces différents constats et inquiétudes, nous, usagers et usagères de la médiathèque de Couëron, citoyennes et citoyens attachés à la lecture publique et à cet établissement en particulier, manifestons notre désaccord et entendons conserver un service public :
-Aux horaires d’ouverture les plus larges possibles ;
-Soucieux de son accessibilité à tous et toutes, y compris aux publics concernés par l’illectronisme ;
-Ambitieux et exigeant dans sa programmation culturelle ;
-Intègre dans sa surface ;
-100 % dédié à sa vocation originelle : la lecture publique.
Pour y parvenir, nous demandons à la mairie de s'appuyer sur la compétence des agents qualifiés qui y exercent actuellement et dont le cœur de métier est justement la promotion de la lecture publique, la conservation des fonds et leur organisation, la politique des publics et l’action culturelle.

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Pétition lancée le 16 septembre 2026