

Soutien au blocus de l’Université de Tours
Le problème
Nous sommes des étudiant.e.s et des professionnel.le.s de l’Université de Tours et nous voulons faire connaître notre soutien et notre adhésion aux mouvements étudiants qui sont actuellement en cours.
Nous sommes conscient.e.s de l’épuisement d’un grand nombre d’entre nous et des difficultés que les un.e.s et les autres rencontrent. Il est important que nos voix soient entendues, indépendamment des capacités de chacun à participer ou non au blocage.
Nous sommes profondément affectés par la détérioration progressive de l’Université. D’une part, nos droits à une instruction publique sont réduits. D’autre part, la discrimination qui pèse sur les étudiant.e.s étranger.e.s extra-européen.ne.s est intolérable. Les actuelles revendications concernant les frais différenciés pour les étudiant.e.s étranger.e.s extra-européen.ne.s sont plus que légitimes et doivent être entendues. En effet, ces frais s’élèvent à 2 902 € par an en licence, 3 950 € par an en master, et donc un montant de 16 606 € pour un cursus complet. Il est inadmissible que le droit à l'éducation de quiconque soit réduit sur la base d'une loi profondément raciste. Plusieurs stratégies peuvent pourtant permettre aux universités de ne pas appliquer ces frais différenciés (par exemple, la signature d’accords bilatéraux avec les Universités étrangères).
Cette pétition nous permet de revendiquer notre soutien au blocage et aux revendications du mouvement étudiant se déroulant actuellement sur le site universitaire des Tanneurs, notamment portées par des syndicats tels que la FSE. C’est également un signal d’alerte : dans un système où les contraintes sont croissantes, les individus sont à court de ressources. La dégradation de notre santé et les difficultés que nous rencontrons au sein de la population étudiante ne sont plus à démontrer. Il en va de même pour les professionnel.le.s. Nous sommes en conséquence nombreux.ses à être silencié.e.s. Pourtant, nous sommes solidaires avec le mouvement en cours. Le manque de ressources individuelles pour s’engager dans l’action du blocage n’enlève rien à notre volonté collective d’être entendu.e.s, respecté.e.s et que les revendications portées par nos syndicats étudiants soient considérées avec le sérieux et l’importance qu’elles méritent.
Enfin, il est inadmissible que des pressions soient exercées sur les syndicats étudiants qui se mobilisent pour les droits de tou.te.s. La Présidence de l'Université prétend d’une part que le blocage empêcherait le dialogue. D’autre part, les étudiant.e.s se sont vu menacé.e.s d’un recours aux forces de l’ordre pour lever le blocage. Nous rappelons ainsi à la Présidence, avec cette pétition, que nous ne pouvons supporter une mise en danger des personnes faisant valoir nos droits pacifiquement à l’Université. Aujourd’hui, des lycéens ont subi une violente répression policière. Un jeune, qui a subi un tir de LBD à l’œil, a été hospitalisé avec son pronostic vital engagé. Dans un contexte où nombre d’entre nous sont déjà dans la crainte de répressions, il est inacceptable qu’il soit envisagé d’exposer les étudiant.e.s mobilisé.e.s à davantage de violences. Nous refusons que l’Université fasse appel aux forces de l’ordre pour faire cesser le blocage, alors même qu’elle affirme rechercher un dialogue constructif. Cette menace contribue à ce qu’un nombre important d’entre nous se sentent dans l’impossibilité de rejoindre ce blocage que nous soutenons. Nous ne pouvons accepter d’être silencié.e.s par ces méthodes coercitives. Nous appelons ainsi l’Université à faire preuve de lucidité et à donner la priorité à la sécurité des étudiant.e.s et des professionnel.le.s.
Notre institution se doit de prendre également en compte les voix de celles et ceux qui ne sont plus en capacité de se faire entendre autrement qu’en signant cette pétition.
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Le problème
Nous sommes des étudiant.e.s et des professionnel.le.s de l’Université de Tours et nous voulons faire connaître notre soutien et notre adhésion aux mouvements étudiants qui sont actuellement en cours.
Nous sommes conscient.e.s de l’épuisement d’un grand nombre d’entre nous et des difficultés que les un.e.s et les autres rencontrent. Il est important que nos voix soient entendues, indépendamment des capacités de chacun à participer ou non au blocage.
Nous sommes profondément affectés par la détérioration progressive de l’Université. D’une part, nos droits à une instruction publique sont réduits. D’autre part, la discrimination qui pèse sur les étudiant.e.s étranger.e.s extra-européen.ne.s est intolérable. Les actuelles revendications concernant les frais différenciés pour les étudiant.e.s étranger.e.s extra-européen.ne.s sont plus que légitimes et doivent être entendues. En effet, ces frais s’élèvent à 2 902 € par an en licence, 3 950 € par an en master, et donc un montant de 16 606 € pour un cursus complet. Il est inadmissible que le droit à l'éducation de quiconque soit réduit sur la base d'une loi profondément raciste. Plusieurs stratégies peuvent pourtant permettre aux universités de ne pas appliquer ces frais différenciés (par exemple, la signature d’accords bilatéraux avec les Universités étrangères).
Cette pétition nous permet de revendiquer notre soutien au blocage et aux revendications du mouvement étudiant se déroulant actuellement sur le site universitaire des Tanneurs, notamment portées par des syndicats tels que la FSE. C’est également un signal d’alerte : dans un système où les contraintes sont croissantes, les individus sont à court de ressources. La dégradation de notre santé et les difficultés que nous rencontrons au sein de la population étudiante ne sont plus à démontrer. Il en va de même pour les professionnel.le.s. Nous sommes en conséquence nombreux.ses à être silencié.e.s. Pourtant, nous sommes solidaires avec le mouvement en cours. Le manque de ressources individuelles pour s’engager dans l’action du blocage n’enlève rien à notre volonté collective d’être entendu.e.s, respecté.e.s et que les revendications portées par nos syndicats étudiants soient considérées avec le sérieux et l’importance qu’elles méritent.
Enfin, il est inadmissible que des pressions soient exercées sur les syndicats étudiants qui se mobilisent pour les droits de tou.te.s. La Présidence de l'Université prétend d’une part que le blocage empêcherait le dialogue. D’autre part, les étudiant.e.s se sont vu menacé.e.s d’un recours aux forces de l’ordre pour lever le blocage. Nous rappelons ainsi à la Présidence, avec cette pétition, que nous ne pouvons supporter une mise en danger des personnes faisant valoir nos droits pacifiquement à l’Université. Aujourd’hui, des lycéens ont subi une violente répression policière. Un jeune, qui a subi un tir de LBD à l’œil, a été hospitalisé avec son pronostic vital engagé. Dans un contexte où nombre d’entre nous sont déjà dans la crainte de répressions, il est inacceptable qu’il soit envisagé d’exposer les étudiant.e.s mobilisé.e.s à davantage de violences. Nous refusons que l’Université fasse appel aux forces de l’ordre pour faire cesser le blocage, alors même qu’elle affirme rechercher un dialogue constructif. Cette menace contribue à ce qu’un nombre important d’entre nous se sentent dans l’impossibilité de rejoindre ce blocage que nous soutenons. Nous ne pouvons accepter d’être silencié.e.s par ces méthodes coercitives. Nous appelons ainsi l’Université à faire preuve de lucidité et à donner la priorité à la sécurité des étudiant.e.s et des professionnel.le.s.
Notre institution se doit de prendre également en compte les voix de celles et ceux qui ne sont plus en capacité de se faire entendre autrement qu’en signant cette pétition.
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Pétition lancée le 30 septembre 2026