Soutien à une grève de la faim pour la défense de la démocratie.
Soutien à une grève de la faim pour la défense de la démocratie.
Le problème
Lettre à la République
Nîmes, 25 octobre 2025
À l’attention du Président de la République et des député.es de la Nation,
Je m’adresse à vous en ce douzième jour de grève de la faim, acte de
conscience et d’alerte démocratique.
Ma démarche non-violente est inspirée par la conviction qu’aucune société ne
peut se dire libre lorsque la voix du peuple n’est plus entendue.
Je vous rappelle ici la définition de la dictature énoncée par Le Robert : «
Concentration de tous les pouvoirs entre les mains d'un individu, d'une
assemblée, d'un parti, d'une classe. » Regardons la réalité en face : cette
définition n'est plus une mise en garde, elle est une description limpide de la
situation actuelle. Allons-nous attendre le basculement vers le totalitarisme ?
Je vous le dis, l’attente doit cesser !
Rappelons que la Constitution confie au Président de la République une
mission essentielle : garantir le respect de la Constitution, assurer le
fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l’État. Cette
responsabilité ne se limite pas à l’exercice du pouvoir : elle implique une
exigence morale de transparence, d’exemplarité et d’écoute du peuple
souverain.
Être chef d’État, c’est veiller à l’unité de la Nation sans confisquer la parole du
peuple, protéger la démocratie sans en détourner les garde-fous, gouverner
sans dominer. Lorsque ce serment implicite entre gouvernants et gouvernés
se rompt, c’est la confiance républicaine qui vacille, c’est l’équilibre de la
démocratie qui est menacé.
Depuis plusieurs années, les signes d’une dérive autoritaire et oligarchique
s’accumulent :
• concentration des pouvoirs entre quelques mains,• usage récurrent des procédures d’exception,
• affaiblissement du Parlement et des contre-pouvoirs,
• répression disproportionnée des mouvements sociaux,
• instrumentalisation de l’information au service d’intérêts économiques.
Dans ces conditions,
Qu’advient-il d’un État qui opprime la voix du peuple ?
Qu’advient-il d’un État qui n’est plus en mesure de protéger ses citoyens ?
Qu’advient-il d’un État qui éduque ses enfants selon un standard de servitude
volontaire ?
Qu’advient-il d’un État dont le pouvoir judiciaire peine à s’exercer ?
Qu’advient-il d’un État qui ne donne plus voix au chapitre à l’opposition
politique ?
Je vous le demande : qu’advient-il de la démocratie dans ces conditions ?
Ces dérives fragilisent les fondations mêmes de notre République et font
naître, dans le pays, un sentiment d’abandon et de mépris politique.
J’appelle donc l’Assemblée à sa responsabilité individuelle et collective : celle
d’exercer pleinement sa mission de législateur et de contre-pouvoir, de
questionnement et de protection du bien commun. Il n’est plus question de
savoir si cette politique est juste, mais si vous avez le courage moral d'être les
complices silencieux de cette dérive.
Il est temps d’écouter la voix du peuple, de rétablir le débat démocratique et
de mettre fin à la mascarade d’un pouvoir qui se prétend représentatif tout en
se coupant de celles et ceux qu’il sert.
Nombreux sont les collectifs, syndicats et oppositions politiques qui ont
demandé l’ouverture d’un dialogue public et transparent sur les conditions
d’un renouveau démocratique, afin que la République retrouve sa promesse
d’égalité et de justice. Systématiquement, ces appels ont été rejetés, ignorés.Même l’appel aux urnes a été balayé d’un revers de main, au mépris du
suffrage populaire.
Nous sommes à un tournant critique de l'Histoire, là où les grandes
démocraties ont souvent basculé, non pas dans le chaos, mais dans le silence
et l'acceptation progressive. Un nouveau chapitre de cette Histoire s’écrit déjà
partout dans le monde. La question est : de quel côté de l’Histoire voulons-
nous être ?
Ce jeûne n’est ni une menace ni une résignation : il est un appel au courage
civique, à l’honnêteté intellectuelle et à la dignité politique. C’est la raison
pour laquelle je demande au Président de la République de remettre ses
fonctions entre les mains du peuple, afin que la souveraineté retrouve son
sens et que la confiance républicaine soit restaurée.
Elodie, citoyenne en grève de la faim pour la défense de la démocratie.
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Le problème
Lettre à la République
Nîmes, 25 octobre 2025
À l’attention du Président de la République et des député.es de la Nation,
Je m’adresse à vous en ce douzième jour de grève de la faim, acte de
conscience et d’alerte démocratique.
Ma démarche non-violente est inspirée par la conviction qu’aucune société ne
peut se dire libre lorsque la voix du peuple n’est plus entendue.
Je vous rappelle ici la définition de la dictature énoncée par Le Robert : «
Concentration de tous les pouvoirs entre les mains d'un individu, d'une
assemblée, d'un parti, d'une classe. » Regardons la réalité en face : cette
définition n'est plus une mise en garde, elle est une description limpide de la
situation actuelle. Allons-nous attendre le basculement vers le totalitarisme ?
Je vous le dis, l’attente doit cesser !
Rappelons que la Constitution confie au Président de la République une
mission essentielle : garantir le respect de la Constitution, assurer le
fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l’État. Cette
responsabilité ne se limite pas à l’exercice du pouvoir : elle implique une
exigence morale de transparence, d’exemplarité et d’écoute du peuple
souverain.
Être chef d’État, c’est veiller à l’unité de la Nation sans confisquer la parole du
peuple, protéger la démocratie sans en détourner les garde-fous, gouverner
sans dominer. Lorsque ce serment implicite entre gouvernants et gouvernés
se rompt, c’est la confiance républicaine qui vacille, c’est l’équilibre de la
démocratie qui est menacé.
Depuis plusieurs années, les signes d’une dérive autoritaire et oligarchique
s’accumulent :
• concentration des pouvoirs entre quelques mains,• usage récurrent des procédures d’exception,
• affaiblissement du Parlement et des contre-pouvoirs,
• répression disproportionnée des mouvements sociaux,
• instrumentalisation de l’information au service d’intérêts économiques.
Dans ces conditions,
Qu’advient-il d’un État qui opprime la voix du peuple ?
Qu’advient-il d’un État qui n’est plus en mesure de protéger ses citoyens ?
Qu’advient-il d’un État qui éduque ses enfants selon un standard de servitude
volontaire ?
Qu’advient-il d’un État dont le pouvoir judiciaire peine à s’exercer ?
Qu’advient-il d’un État qui ne donne plus voix au chapitre à l’opposition
politique ?
Je vous le demande : qu’advient-il de la démocratie dans ces conditions ?
Ces dérives fragilisent les fondations mêmes de notre République et font
naître, dans le pays, un sentiment d’abandon et de mépris politique.
J’appelle donc l’Assemblée à sa responsabilité individuelle et collective : celle
d’exercer pleinement sa mission de législateur et de contre-pouvoir, de
questionnement et de protection du bien commun. Il n’est plus question de
savoir si cette politique est juste, mais si vous avez le courage moral d'être les
complices silencieux de cette dérive.
Il est temps d’écouter la voix du peuple, de rétablir le débat démocratique et
de mettre fin à la mascarade d’un pouvoir qui se prétend représentatif tout en
se coupant de celles et ceux qu’il sert.
Nombreux sont les collectifs, syndicats et oppositions politiques qui ont
demandé l’ouverture d’un dialogue public et transparent sur les conditions
d’un renouveau démocratique, afin que la République retrouve sa promesse
d’égalité et de justice. Systématiquement, ces appels ont été rejetés, ignorés.Même l’appel aux urnes a été balayé d’un revers de main, au mépris du
suffrage populaire.
Nous sommes à un tournant critique de l'Histoire, là où les grandes
démocraties ont souvent basculé, non pas dans le chaos, mais dans le silence
et l'acceptation progressive. Un nouveau chapitre de cette Histoire s’écrit déjà
partout dans le monde. La question est : de quel côté de l’Histoire voulons-
nous être ?
Ce jeûne n’est ni une menace ni une résignation : il est un appel au courage
civique, à l’honnêteté intellectuelle et à la dignité politique. C’est la raison
pour laquelle je demande au Président de la République de remettre ses
fonctions entre les mains du peuple, afin que la souveraineté retrouve son
sens et que la confiance républicaine soit restaurée.
Elodie, citoyenne en grève de la faim pour la défense de la démocratie.
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Pétition lancée le 28 octobre 2025