Soutien à la grève appelée par le SNPL – Oui mais pourquoi? - A lire avant de signer!

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Les pétitions comptant plus de 1 000 signataires ont 5 fois plus de chances d'aboutir !

Le problème

Ces pilotes ne manquent vraiment pas d’air, eux qui osent créer un hashtag « injustice sociale ». En même temps, c’est normal, ils n’arrêtent pas de nous le pomper pour faire fonctionner leurs turbo-compresso-propulso-réacteurs.

Il n’y a pas plus injuste, comme industrie, que les industries de l’aéronautique, particulièrement lorsqu’elles s’allient au tourisme et au monde des affaires.

En France, la moitié des vols sont pris par seulement 2% de la population. Source : https://www.wearepossible.org/latest-news/elite-status-how-a-small-minority-around-the-world-take-an-unfair-share-of-flights - Merci La Dépêche « https://www.ladepeche.fr/2021/04/06/a-votre-avis-combien-de-personnes-en-france-prennent-regulierement-lavion-9471663.php »

Que dire alors des autres sujets : Le kérosène non taxé, l’absence d’interdiction de voler les jours de grande pollution (pendant que je ne peux pas aller bosser avec ma voiture classée C3), les vols autorisés de nuit, les vols de jets privés en pleine expansion …

Nous pouvons aussi parler des nuisances sonores et atmosphériques subies par les humains riverains des aéroports (comptez bien 15 à 20 km de rayon), qui pour la quasi-totalité d’entre eux, ne reçoivent pas de dédommagements. Ou pire encore, ne sont ni accompagnés ni même prévenus par aucune des strates de l'état lorsqu’un nouveau couloir aérien est ouvert au-dessus de ton jardin (Triste 1er Janvier 2018 – Forêt de Sénart).

On voit l’arrogance de cette profession qui, je crois bien, nous qualifie, nous les terrestres, du terme certainement affectueux mais peut-être un petit peu condescendant de « rampants ».

Alors bien sûr, que nous, les rampants, ayons l’audace de faire appel à la solidarité de cette industrie, par ailleurs largement privilégiée, cela, le Syndicat National des Pollueurs de Lune ne peut pas le permettre.

Pourtant, une industrie qui génère des conséquences désastreuses pour tous mais qui ne sert qu’à une minorité ne devrait plus prospérer comme elle le fait. 
Que les agriculteurs nous polluent pour nous nourrir ou encore que les big pharma fassent de même pour nous soigner, soit j’accepte.
Que l’on bétonne notre planète pour construire des logements afin que des humains puissent vivre décemment, bien évidemment.

Mais votre profession et votre industrie en général, notamment lorsque qu’elle se vend sur des motifs de loisirs, de tourisme et de tape-à-l’œil, devrait vite disparaître si nous ne voulons pas que les générations futures (si toutefois nous leur permettons d’exister) jettent sur l’histoire de notre période, un œil qui ne pourra être, au moins pire, qu’interloqué et abasourdi.

Si les activités humaines étaient soumises à une autorisation de mise sur le marché à l’instar des médicaments, c'est à dire, basée sur une étude comparant les bénéfices et les risques pour l’humanité, l’aéronautique liée au tourisme et aux loisirs ne passerait pas la rampe !

Alors voilà mon dernier conseil, afin, entre autres, que le mot syndicat ne soit plus accolé à une profession qui n’est pas celle qui en a le plus besoin.

Mon conseil, je disais, est le suivant : faites la grève le plus souvent possible, transformez le SNPL en Syndicat National des Pêcheurs à la Ligne, et le monde ne s’en portera pas plus mal.

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Michel LONDONLanceur de pétition

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