Soutien à l'engraissement des veaux issus d’élevage foyer tuberculose
Soutien à l'engraissement des veaux issus d’élevage foyer tuberculose
Le problème
Depuis plusieurs mois, les éleveurs confrontés à la tuberculose bovine sont éprouvés. Aux conséquences sanitaires s’ajoutent des conséquences humaines, économiques et territoriales considérables, avec des élevages entiers fragilisés par les mesures d’abattage total ou partiel.
Dans ce contexte, un travail de fond a été engagé par la Chambre d’agriculture, les services de l’État et les exploitations directement concernées afin de rechercher une alternative permettant d'engraisser ces animaux qui, dans le protocole actuellement appliqué, sont destinés à l’euthanasie. (Animaux âgés d'au maximum 8 mois)
L’objectif était simple : éviter une mort systématique lorsque des solutions sanitaires encadrées et contrôlées peuvent être envisagées. A savoir placement en atelier dérogatoire après validation des mesures de biosécurité du site par la DDetsPP, le GDS et le vétérinaire sanitaire de l'élevage.
Cet objectif comprend 3 axes de travail principaux:
SCIENTIFIQUE : En tant que JA nous ne voulons plus de cette épée de Damoclès qui plane sur nos élevages. La connaissance de cette "vieille" maladie évolue trop lentement, les années passent et la tuberculose s’enracine dans notre territoire. Toutes les actions permettant d'améliorer la connaissance, la prévention et la lutte contre la maladie doivent être soutenues. Une bourse d'embryons race normande est en cours de travail pour faciliter le repeuplement d'un futur foyer. A ce titre, ce type d'atelier offrirait l'opportunité de collecter les jeunes femelles issues de ces troupeaux, permettant aux éleveurs de conserver leurs génétiques.
ÉCONOMIQUE : Faire abattre des animaux mal valorisés de part leur catégorie influe globalement sur les cours du marché, la conjoncture actuelle en est la parfaite illustration. De plus la démarche limiterait le montant des indemnités versées aux éleveurs et pourquoi pas reverser ces montants à des fins scientifiques ?
SOCIAL -SOCIÉTAL : Pour les éleveurs touchés par la maladie, toutes mesures limitant les traumatismes liés au vide sanitaire du foyer seront les bienvenues. Pas de bocage sans élevage mais pas d'élevage sans éleveurs !
C’est dans cette perspective qu’un dispositif d’ateliers d’engraissement dérogatoires a été travaillé pendant plusieurs mois. Des exploitations volontaires se sont portées candidates pour accueillir ces veaux pendant une période pouvant aller jusqu’à 18 mois. Des mesures strictes de biosécurité ont été étudiées, contrôlées et validées sur le terrain avec les organismes et services compétents.
Le dispositif a ainsi commencé à être concrètement mis en œuvre. 39 veaux ont déjà rejoint une exploitation à Athis Val de Rouvre.
Pourtant, alors que ce travail collectif avait permis d’aboutir à une solution concrète et encadrée, sa mise en œuvre est aujourd’hui remise en cause.
Une décision préfectorale récente vient remettre en question le principe même de cet atelier, au motif que le dispositif ne rentrerait finalement pas dans le cadre juridique applicable. Cette évolution, intervenue après plusieurs mois de travail et alors que les premiers animaux ont déjà été accueillis, suscite une profonde incompréhension chez les éleveurs et les acteurs engagés dans cette démarche.
Nous refusons que des éleveurs déjà durement frappés par la maladie soient une nouvelle fois sacrifiés.
Nous refusons également qu’une solution travaillée collectivement, reposant sur des règles de biosécurité strictes et destinée précisément à limiter les conséquences de la crise, soit abandonnée sans qu’une alternative crédible soit proposée.
La question dépasse aujourd’hui le seul sort de quelques veaux.
Elle concerne l’avenir de nos élevages, de nos familles d’éleveurs, de nos territoires et de toute une économie locale, particulièrement dans le Bocage et en Suisse Normande.
Car si la lutte contre la tuberculose bovine est indispensable, elle ne peut se résumer à une succession d’abattages dont les conséquences économiques et humaines peuvent être considérables. L’objectif doit être de maîtriser la maladie tout en recherchant toutes les solutions permettant de préserver les élevages et les animaux lorsque cela est sanitairement possible.
Nous demandons donc que le dispositif d’engraissement dérogatoire soit réexaminé avec sérieux, que les solutions alternatives à l’euthanasie soient étudiées jusqu’au bout et que les engagements pris dans le cadre du travail collectif mené sur le terrain soient respectés.
Parce que derrière chaque animal se trouve un élevage.
Derrière chaque élevage, une famille.
Et derrière chaque ferme, c’est tout un territoire qui vit.
Nous demandons aujourd’hui aux pouvoirs publics de ne pas condamner sans alternative, de ne pas abandonner les éleveurs déjà touchés et de permettre la mise en œuvre de solutions sanitaires responsables, proportionnées et respectueuses du travail des éleveurs.
Réunion d'information prévue lundi prochain 10/08 à 10 H 30 à la salle paroissiale d'Athis de l'Orne.
IMPORTANT : nous devons récolter le maximum de signature d'ici lundi ! date de remise de la pétition au préfet.
Les JA de l'Orne et les amis de la route de la Tub'

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Le problème
Depuis plusieurs mois, les éleveurs confrontés à la tuberculose bovine sont éprouvés. Aux conséquences sanitaires s’ajoutent des conséquences humaines, économiques et territoriales considérables, avec des élevages entiers fragilisés par les mesures d’abattage total ou partiel.
Dans ce contexte, un travail de fond a été engagé par la Chambre d’agriculture, les services de l’État et les exploitations directement concernées afin de rechercher une alternative permettant d'engraisser ces animaux qui, dans le protocole actuellement appliqué, sont destinés à l’euthanasie. (Animaux âgés d'au maximum 8 mois)
L’objectif était simple : éviter une mort systématique lorsque des solutions sanitaires encadrées et contrôlées peuvent être envisagées. A savoir placement en atelier dérogatoire après validation des mesures de biosécurité du site par la DDetsPP, le GDS et le vétérinaire sanitaire de l'élevage.
Cet objectif comprend 3 axes de travail principaux:
SCIENTIFIQUE : En tant que JA nous ne voulons plus de cette épée de Damoclès qui plane sur nos élevages. La connaissance de cette "vieille" maladie évolue trop lentement, les années passent et la tuberculose s’enracine dans notre territoire. Toutes les actions permettant d'améliorer la connaissance, la prévention et la lutte contre la maladie doivent être soutenues. Une bourse d'embryons race normande est en cours de travail pour faciliter le repeuplement d'un futur foyer. A ce titre, ce type d'atelier offrirait l'opportunité de collecter les jeunes femelles issues de ces troupeaux, permettant aux éleveurs de conserver leurs génétiques.
ÉCONOMIQUE : Faire abattre des animaux mal valorisés de part leur catégorie influe globalement sur les cours du marché, la conjoncture actuelle en est la parfaite illustration. De plus la démarche limiterait le montant des indemnités versées aux éleveurs et pourquoi pas reverser ces montants à des fins scientifiques ?
SOCIAL -SOCIÉTAL : Pour les éleveurs touchés par la maladie, toutes mesures limitant les traumatismes liés au vide sanitaire du foyer seront les bienvenues. Pas de bocage sans élevage mais pas d'élevage sans éleveurs !
C’est dans cette perspective qu’un dispositif d’ateliers d’engraissement dérogatoires a été travaillé pendant plusieurs mois. Des exploitations volontaires se sont portées candidates pour accueillir ces veaux pendant une période pouvant aller jusqu’à 18 mois. Des mesures strictes de biosécurité ont été étudiées, contrôlées et validées sur le terrain avec les organismes et services compétents.
Le dispositif a ainsi commencé à être concrètement mis en œuvre. 39 veaux ont déjà rejoint une exploitation à Athis Val de Rouvre.
Pourtant, alors que ce travail collectif avait permis d’aboutir à une solution concrète et encadrée, sa mise en œuvre est aujourd’hui remise en cause.
Une décision préfectorale récente vient remettre en question le principe même de cet atelier, au motif que le dispositif ne rentrerait finalement pas dans le cadre juridique applicable. Cette évolution, intervenue après plusieurs mois de travail et alors que les premiers animaux ont déjà été accueillis, suscite une profonde incompréhension chez les éleveurs et les acteurs engagés dans cette démarche.
Nous refusons que des éleveurs déjà durement frappés par la maladie soient une nouvelle fois sacrifiés.
Nous refusons également qu’une solution travaillée collectivement, reposant sur des règles de biosécurité strictes et destinée précisément à limiter les conséquences de la crise, soit abandonnée sans qu’une alternative crédible soit proposée.
La question dépasse aujourd’hui le seul sort de quelques veaux.
Elle concerne l’avenir de nos élevages, de nos familles d’éleveurs, de nos territoires et de toute une économie locale, particulièrement dans le Bocage et en Suisse Normande.
Car si la lutte contre la tuberculose bovine est indispensable, elle ne peut se résumer à une succession d’abattages dont les conséquences économiques et humaines peuvent être considérables. L’objectif doit être de maîtriser la maladie tout en recherchant toutes les solutions permettant de préserver les élevages et les animaux lorsque cela est sanitairement possible.
Nous demandons donc que le dispositif d’engraissement dérogatoire soit réexaminé avec sérieux, que les solutions alternatives à l’euthanasie soient étudiées jusqu’au bout et que les engagements pris dans le cadre du travail collectif mené sur le terrain soient respectés.
Parce que derrière chaque animal se trouve un élevage.
Derrière chaque élevage, une famille.
Et derrière chaque ferme, c’est tout un territoire qui vit.
Nous demandons aujourd’hui aux pouvoirs publics de ne pas condamner sans alternative, de ne pas abandonner les éleveurs déjà touchés et de permettre la mise en œuvre de solutions sanitaires responsables, proportionnées et respectueuses du travail des éleveurs.
Réunion d'information prévue lundi prochain 10/08 à 10 H 30 à la salle paroissiale d'Athis de l'Orne.
IMPORTANT : nous devons récolter le maximum de signature d'ici lundi ! date de remise de la pétition au préfet.
Les JA de l'Orne et les amis de la route de la Tub'

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Pétition lancée le 8 août 2026