Sauvons l'élevage de chevaux d'Estelle

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L'histoire commence comme un conte de fées : Estelle a créé sa petite entreprise en janvier 2009 et l'a appelée Elevage de Chantepie. Elle s'installe à Davron, dans la plaine de Versailles, sur 4 hectares de prés, au bout d'un chemin de terre, au pied d'une petite colline. Elle y élève des chevaux de sport et poneys de loisirs. Il y a qu'un petit bâtiment pour le matériel et un boxe pour les poulinages. Qu'importe. Elle développe son exploitation, se fait connaitre dans le milieu équestre, fait des animations avec ses poneys et commence les courses d'endurance à cheval.

Mais, le bonheur est de courte durée. En octobre 2010, le bailleur décède et les héritiers souhaitent reprendre leur terrain. Cela finira au tribunal l'année suivante. Une malversation du bailleur, découverte pendant la procédure, la condamne à l'expulsion, à des indemnités et à une astreinte de 300€ par jour de retard, en décembre 2015. Elle obtient toutefois un délai pour partir, il est fixé au mois d'octobre 2016, et la réduction de l'astreinte à 100€ par jour de retard.

L'éleveuse ne compte pas attendre la date butoir. Elle se met en quête active d'un terrain comme elle l'avait déjà fait avant de s'installer là. Elle se tourne naturellement vers une société spécialisée dans le foncier pour les agriculteurs (la SAFER). En février 2016, une première propriété est identifiée. Elle est cependant trop chère et les bâtiments nécessitent des investissements lourds pour leur restauration.

Coup de chance pour elle, à moins de 350 mètres de son élevage, elle apprend, en octobre 2016, qu’il existe un terrain disponible. Elle se porte candidate de tout ou partie des 26 hectares à vendre : « Mon dossier était solide. Il a été rejeté au profit d’un autre exploitant (le 16 janvier 2017 ndlr). On m’a dit que l’endroit était compliqué pour un accès à l’eau et l’électricité. Ce qui est ridicule puisque j’ai expliqué que j’allais produire mon énergie et faire creuser un puits ».

Mais l'histoire se poursuit comme une tragédie : Se sentant abandonné de tous, elle entame alors une grève de la faim, qu’elle doit interrompre pour raisons médicales, pour alerter les autorités qui restent sourdes à ses appels.

A peine un mois passe lorsqu’elle est contactée par le directeur de l’action foncière de la SAFER Ile de France, qui lui assure que son dossier sera de nouveau étudié lors d’un nouveau comité qui statuera sur la parcelle qui n’a finalement pas trouvé preneur. Mais, pour cela, elle doit s'engager par écrit sur plusieurs points (elle est la seule à qui on le demande) et s'y plie. Pourtant, malgré cela, et en dépit de sa situation dramatique (les huissiers sont à sa porte) et de sa proximité, un projet de vignoble, porté par des winemakers de Montreuil, financé par le Département des Yvelines et soutenu par la Chambre d'Agriculture d'Ile de France, est retenu pour y voir le jour.

Les mois passent, le délai est dépassé, Estelle n'a toujours pas trouvé de solution pour reloger ses animaux et est maintenant sous le coup de l'astreinte (9000€ au 31 mars 2017). En avril, à bout de recours, elle reçoit un avis d'expulsion. Elle doit donc se résoudre à quitter les lieux sous peine de se voir saisir animaux, matériel et équipements. Place nette est faite la veille de son anniversaire : joli cadeau !!!!

Pour être mis en sécurité, les animaux sont regroupés sur les petits prés de poulinage qu’il lui reste à Feucherolles. Compte tenu de la faible surface, elle doit se séparer d’une partie de son cheptel. Mais c'est un relogement temporaire qui ne convient pas pour passer l'hiver, sans gros travaux, ni pour s'inscrire dans la durée compte tenu de la surface disponible. Comme si cela ne suffisait pas, le Maire de la commune lui met des bâtons dans les roues (refus d'abri pour les chevaux, menaces, ...). La survie de son élevage nécessite donc de trouver un terrain plus vaste, et d’un seul tenant, à proximité.

Malgré ses résultats en compétition (vice-championne régionale d’endurance en 2016, 9e en 2017 et 6e en 2018), alors qu'elle est bien intégrée dans le tissu local et présentant un projet ambitieux s’inscrivant dans les objectifs de développement du tourisme rural du Département des Yvelines, elle n’est toujours pas considérée comme faisant partie des enjeux agricoles locaux.

Tout espoir de relocalisation dans la plaine de Versailles, où se trouve l'essentiel de sa clientèle et de ses fournisseurs, semble donc compromis. Pourtant, courageuse et déterminée, elle continue à se battre pour trouver une solution pérenne dans ce secteur pour conserver ce qu'elle a construit.

Compte tenu de sa passion pour les chevaux, si on laisse cette situation en l'état, nous risquons de la voir plonger avec la disparition de son élevage. Sans compter que cela fera la part belle à ces méthodes et à ces empêcheurs de tourner en rond, entravant la liberté d'entreprendre. Alors aidez-nous à lutter contre cette situation injuste. Agissez à votre niveau, pour qu'elle puisse acquérir le terrain qui sauvera son élevage, en signant et partageant cette pétition.


Une solution doit exister pour un élevage de chevaux dont la courageuse gérante n’est pas effrayée par la dureté du travail, quel que soit la météo, et les horaires, parfois interminables.


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