Soutien à Ali, pour l'obtention de son titre de séjour


Soutien à Ali, pour l'obtention de son titre de séjour
Le problème
Ali, un jeune tchadien de 21 ans, a été notifié le 23 mai dernier par Monsieur le Préfet du Calvados, d'une Obligation de Quitter le Territoire Français dans les 30 jours avec retour dans son pays suite à une demande de carte de séjour.
Arrivé il y a 5 ans et 8 mois en France, Ali a été suivi par Médecins du monde, le SAMI , quatre familles francophones l'accompagnent depuis 2018, de toutes les manières possibles, comme un membre de la famille. Par ailleurs, Ali a effectué 4 ans d'études au Lycée Laplace de Caen, a obtenu des diplômes qui valident son très bon niveau de français, langue inconnue de lui à son arrivée.
Aujourd'hui titulaire de trois CAP en bâtiment (plaquiste, couvreur, peintre), il a reçu une promesse d'embauche en juillet 2021, qui n'a pas été considérée comme suffisante pour l'obtention de son titre,de séjour. Or, il vient de recevoir une nouvelle promesse d'embauche en CDI d'un autre employeur, ce qui montre ses qualités professionnelles, humaines ainsi que le fait que le secteur du bâtiment, secteur en tension, cherche impérativement des ouvriers qualifiés.
Comment imaginer alors que l'on renvoie ce jeune homme présent sur notre sol depuis plus de 5 ans, scolarisé puis formé professionnellement, parfaitement intégré, prêt à travailler et qui sera dès son retour victime de conflits inhérents à son ethnie (Ouaddaï) et à sa région (Province d'Abéché, Tchad) ? Conflits particulièrement violents, s'étalant un peu partout dans le pays. Rappelons que ces conflits plongent une partie de leurs racines dans les liens tourmentés de la région d'Abéché avec la province soudanaise du Darfour. Un jeune garçon de 15 ans (âge de son départ) n'aurait pas tout quitté sans de réels dangers pour sa vie. Nombreux sont les articles de presse, les organismes comme l'Unesco, faisant état des conditions de violences présentes dans la région d'Abéché, des morts qui en résultent chaque mois et de l'inquiétude grandissante. Pour autant, ces conflits mortels n'ont jamais été pris en considération et Ali a essuyé un refus de demande d'asile en 2021.
Depuis son arrivée, Ali ne cesse de se battre, en butte aux difficultés. En 2017, il n'a pas bénéficié de l'aide départementale dédiée aux mineurs non accompagnés au motif d'un doute sur l'authenticité de son acte de naissance. Il avait pourtant obtenu l'aide du SAMI, mais celle-ci n'a pas été prolongée en raison de la décision du Tribunal administratif de 2017, refusant la reconnaissance de sa minorité. Or il était bien mineur à son arrivée, tous les documents officiels d'identité obtenus en 2021 le prouvent et corroborent les données apportées en 2017. Il n'a donc jamais instrumentalisé la vérité concernant son âge, contrairement à ce que laisse penser le courrier de la Préfecture lui signifiant le rejet de sa demande de carte de séjour. Et comment pouvait-il, à l'époque, lutter pour la reconnaissance de sa minorité dans un contexte de totale indigence, d'incompréhension linguistique, de difficultés administratives et organisationnelles propres à son pays d'origine ? Aucun autre examen n'a été demandé, qui aurait pu valider les données sur son acte de naissance, ainsi que les observations des enseignants du Lycée Laplace et des associations comme Médecins du monde sur son évidente minorité.
Par conséquent, nous ne pouvons imaginer que la Préfecture puisse ignorer le péril dans lequel cette décision de refus plonge ce jeune homme, en plus de la détresse psychique causée. Nous ne pouvons croire qu'elle ignore la bonne foi et la vérité de chacun des éléments apportés par Ali dans son dossier, depuis le début, ainsi que les liens personnels forts qu'il a aujourd'hui sur notre sol.
L’association Médecins du monde, les familles d'accueil, les employeurs souhaitant embaucher Ali, tous sont stupéfaits de la décision de renvoi accompagnée de l'OQTF. Le parcours d'Ali est exemplaire malgré les obstacles, il a toujours été transparent. Et c'est en tant que citoyennes et citoyens que nous lançons cet appel de soutien à Ali. Nous invitons chaque personne soucieuse des droits humains à signer cette pétition.
Un recours au Tribunal administratif sera effectué le 16 juin par l'avocate en charge du dossier. A travers cette pétition, nous souhaitons réunir un maximum de signatures pour que Ali obtienne une levée de l'OQTF et un réexamen de sa situation pour l'obtention de sa carte de séjour, fort du soutien que nous lui aurons témoigné aux yeux de la Préfecture de Caen.
Tous et toutes avec Ali !
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Le problème
Ali, un jeune tchadien de 21 ans, a été notifié le 23 mai dernier par Monsieur le Préfet du Calvados, d'une Obligation de Quitter le Territoire Français dans les 30 jours avec retour dans son pays suite à une demande de carte de séjour.
Arrivé il y a 5 ans et 8 mois en France, Ali a été suivi par Médecins du monde, le SAMI , quatre familles francophones l'accompagnent depuis 2018, de toutes les manières possibles, comme un membre de la famille. Par ailleurs, Ali a effectué 4 ans d'études au Lycée Laplace de Caen, a obtenu des diplômes qui valident son très bon niveau de français, langue inconnue de lui à son arrivée.
Aujourd'hui titulaire de trois CAP en bâtiment (plaquiste, couvreur, peintre), il a reçu une promesse d'embauche en juillet 2021, qui n'a pas été considérée comme suffisante pour l'obtention de son titre,de séjour. Or, il vient de recevoir une nouvelle promesse d'embauche en CDI d'un autre employeur, ce qui montre ses qualités professionnelles, humaines ainsi que le fait que le secteur du bâtiment, secteur en tension, cherche impérativement des ouvriers qualifiés.
Comment imaginer alors que l'on renvoie ce jeune homme présent sur notre sol depuis plus de 5 ans, scolarisé puis formé professionnellement, parfaitement intégré, prêt à travailler et qui sera dès son retour victime de conflits inhérents à son ethnie (Ouaddaï) et à sa région (Province d'Abéché, Tchad) ? Conflits particulièrement violents, s'étalant un peu partout dans le pays. Rappelons que ces conflits plongent une partie de leurs racines dans les liens tourmentés de la région d'Abéché avec la province soudanaise du Darfour. Un jeune garçon de 15 ans (âge de son départ) n'aurait pas tout quitté sans de réels dangers pour sa vie. Nombreux sont les articles de presse, les organismes comme l'Unesco, faisant état des conditions de violences présentes dans la région d'Abéché, des morts qui en résultent chaque mois et de l'inquiétude grandissante. Pour autant, ces conflits mortels n'ont jamais été pris en considération et Ali a essuyé un refus de demande d'asile en 2021.
Depuis son arrivée, Ali ne cesse de se battre, en butte aux difficultés. En 2017, il n'a pas bénéficié de l'aide départementale dédiée aux mineurs non accompagnés au motif d'un doute sur l'authenticité de son acte de naissance. Il avait pourtant obtenu l'aide du SAMI, mais celle-ci n'a pas été prolongée en raison de la décision du Tribunal administratif de 2017, refusant la reconnaissance de sa minorité. Or il était bien mineur à son arrivée, tous les documents officiels d'identité obtenus en 2021 le prouvent et corroborent les données apportées en 2017. Il n'a donc jamais instrumentalisé la vérité concernant son âge, contrairement à ce que laisse penser le courrier de la Préfecture lui signifiant le rejet de sa demande de carte de séjour. Et comment pouvait-il, à l'époque, lutter pour la reconnaissance de sa minorité dans un contexte de totale indigence, d'incompréhension linguistique, de difficultés administratives et organisationnelles propres à son pays d'origine ? Aucun autre examen n'a été demandé, qui aurait pu valider les données sur son acte de naissance, ainsi que les observations des enseignants du Lycée Laplace et des associations comme Médecins du monde sur son évidente minorité.
Par conséquent, nous ne pouvons imaginer que la Préfecture puisse ignorer le péril dans lequel cette décision de refus plonge ce jeune homme, en plus de la détresse psychique causée. Nous ne pouvons croire qu'elle ignore la bonne foi et la vérité de chacun des éléments apportés par Ali dans son dossier, depuis le début, ainsi que les liens personnels forts qu'il a aujourd'hui sur notre sol.
L’association Médecins du monde, les familles d'accueil, les employeurs souhaitant embaucher Ali, tous sont stupéfaits de la décision de renvoi accompagnée de l'OQTF. Le parcours d'Ali est exemplaire malgré les obstacles, il a toujours été transparent. Et c'est en tant que citoyennes et citoyens que nous lançons cet appel de soutien à Ali. Nous invitons chaque personne soucieuse des droits humains à signer cette pétition.
Un recours au Tribunal administratif sera effectué le 16 juin par l'avocate en charge du dossier. A travers cette pétition, nous souhaitons réunir un maximum de signatures pour que Ali obtienne une levée de l'OQTF et un réexamen de sa situation pour l'obtention de sa carte de séjour, fort du soutien que nous lui aurons témoigné aux yeux de la Préfecture de Caen.
Tous et toutes avec Ali !
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Pétition lancée le 15 juin 2022