

Soutenir les négociations pour les orthophonistes conventionné·es
Le problème
Chèr·es orthophonistes,
Plus d’un demi-million de patients attendent aujourd'hui un rendez-vous chez nous. Dans certains territoires, l'attente atteint deux voire trois ans. Derrière ce chiffre, il y a des enfants dont les troubles du langage s’aggravent, des adultes qui ne retrouveront pas leurs capacités de communication après un AVC, des personnes âgées dont les troubles de la déglutition empirent faute de soins.
Cette situation n'est pas le produit d'un manque de vocations. Notre filière est l'une des plus plébiscitées de France, son taux d’admission est seulement de 3%. Elle est le produit d'une incapacité durable à planifier une offre de formation suffisante, et d'un enlisement du statut des orthophonistes salariées dont les conséquences s'enchaînent : postes salariés vacants, retards de prise en charge, report sur le cabinet libéral de patients qui relèvent d'un plateau technique, pénurie de terrains de stage — et donc un goulot d'étranglement sur la formation elle-même.
À ces urgences s'ajoute l'usure. 81% des orthophonistes se sentent fréquemment surmenés au travail, nombreuses d’entre nous présentons des signes d'épuisement et certaines envisagent même une reconversion. Une profession féminine à 97 %, dont le revenu recule en euros constants depuis plus de quinze ans, ne peut pas indéfiniment absorber une demande de soins qui augmente.
La revalorisation de l'exercice conventionné n'est pas une revendication de confort. Elle est la condition du maintien de notre engagement quotidien pour les patient·es, pour les milliers de situations cliniques qu’elles prennent en soin chaque jour. Le chiffrage présenté par notre syndicat propose une fraction minime de ce qui a été accordé ces trois dernières années aux autres professions de santé. Ce que la FNO demande depuis des mois, et qu'elle redemande aujourd'hui aux plus hautes autorités de l'État, c'est l'ouverture de véritables négociations conventionnelles, et le cadrage politique sans lequel elles n'aboutiront pas.
Nous revendiquons :
1. L'augmentation de la lettre clé pour rattraper l’inflation
2. Une nette revalorisation des bilans à hauteur de six points de coefficient
3. L'aboutissement des revendications identifiées par la profession, œuvrant pour la qualité et la pertinence des soins : création d’un bilan sans la présence de patient, déploiement des séances post bilan de prévention et d'accompagnement, du BPA adulte, accompagnement des tuteurs de stages.
Nous invitons l'ensembles des orthophonistes à soutenir cette pétition, pour faire front pour la revalorisation de l'exercice conventionné du soin orthophonique. Adhérent·es ou non, la profession a besoin de toutes nos voix.
Signer la pétition implique de certifier être orthophoniste.
Syndicalement,
La Fédération Nationale des Orthophonistes

1 804
Le problème
Chèr·es orthophonistes,
Plus d’un demi-million de patients attendent aujourd'hui un rendez-vous chez nous. Dans certains territoires, l'attente atteint deux voire trois ans. Derrière ce chiffre, il y a des enfants dont les troubles du langage s’aggravent, des adultes qui ne retrouveront pas leurs capacités de communication après un AVC, des personnes âgées dont les troubles de la déglutition empirent faute de soins.
Cette situation n'est pas le produit d'un manque de vocations. Notre filière est l'une des plus plébiscitées de France, son taux d’admission est seulement de 3%. Elle est le produit d'une incapacité durable à planifier une offre de formation suffisante, et d'un enlisement du statut des orthophonistes salariées dont les conséquences s'enchaînent : postes salariés vacants, retards de prise en charge, report sur le cabinet libéral de patients qui relèvent d'un plateau technique, pénurie de terrains de stage — et donc un goulot d'étranglement sur la formation elle-même.
À ces urgences s'ajoute l'usure. 81% des orthophonistes se sentent fréquemment surmenés au travail, nombreuses d’entre nous présentons des signes d'épuisement et certaines envisagent même une reconversion. Une profession féminine à 97 %, dont le revenu recule en euros constants depuis plus de quinze ans, ne peut pas indéfiniment absorber une demande de soins qui augmente.
La revalorisation de l'exercice conventionné n'est pas une revendication de confort. Elle est la condition du maintien de notre engagement quotidien pour les patient·es, pour les milliers de situations cliniques qu’elles prennent en soin chaque jour. Le chiffrage présenté par notre syndicat propose une fraction minime de ce qui a été accordé ces trois dernières années aux autres professions de santé. Ce que la FNO demande depuis des mois, et qu'elle redemande aujourd'hui aux plus hautes autorités de l'État, c'est l'ouverture de véritables négociations conventionnelles, et le cadrage politique sans lequel elles n'aboutiront pas.
Nous revendiquons :
1. L'augmentation de la lettre clé pour rattraper l’inflation
2. Une nette revalorisation des bilans à hauteur de six points de coefficient
3. L'aboutissement des revendications identifiées par la profession, œuvrant pour la qualité et la pertinence des soins : création d’un bilan sans la présence de patient, déploiement des séances post bilan de prévention et d'accompagnement, du BPA adulte, accompagnement des tuteurs de stages.
Nous invitons l'ensembles des orthophonistes à soutenir cette pétition, pour faire front pour la revalorisation de l'exercice conventionné du soin orthophonique. Adhérent·es ou non, la profession a besoin de toutes nos voix.
Signer la pétition implique de certifier être orthophoniste.
Syndicalement,
La Fédération Nationale des Orthophonistes

Voix de signataires
Message aux signataires
Partager la pétition
Pétition lancée le 23 septembre 2026