Petition updateSOS Démocratie en périlEspagne: débat institutionnel
Collectif INTER-ORGANISATIONNELFrance
Aug 13, 2020

https://www.elconfidencial.com/espana/2020-08-05/las-juventudes-socialistas-se-desmarcan-de-la-linea-de-sanchez-y-reivindican-la-republica_2706256/
http://www.fischer02003.over-blog.com/2020/08/omar-anguita-contre-pedro-sanchez.html

La jeunesse socialiste se démarque de la ligne de Pedro Sánchez et réclame la République 
Mercredi 5 Août 2020 

La ligne de l'exécutif de Pedro Sánchez n'est pas seulement une source de tension entre les partenaires de la coalition, mais elle a également ouvert un front entre le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) et son organisation de jeunesse. Bien que la jeunesse socialiste ait toujours défendu la République comme un modèle d'Etat, et cela est indiqué dans ses statuts, l'organisation de jeunesse du PSOE a voulu souligner publiquement cette position dans un contexte critique pour la monarchie et dans lequel Pedro Sánchez tente de sauvegarder la continuité de la couronne dans la figure de Felipe VI. 

« La position de la Jeunesse Socialiste Espagnole (JSE) vis-à-vis de la monarchie, quel que soit le détenteur de la Couronne ou l'état de l'opinion publique, n'a pas changé depuis des décennies. La JSE est une organisation républicaine statutaire qui défend le modèle républicain depuis des décennies, à travers des campagnes politiques et des déclarations publiques de toutes sortes et qui aspire à la mise en place de ce modèle d’Etat », a écrit dans un communiqué l'organisation dirigée par Omar Anguita, député et membre de l’exécutif fédéral. 

L’organisation de jeunesse du PSOE se démarque ainsi de la ligne tracée ces derniers jours par Pedro Sánchez et d'autres membres socialistes du gouvernement, comme la première vice-présidente Carmen Calvo. Selon l’organisation de jeunesse du PSOE, « les actes présumés de Juan Carlos de Bourbon rompent l'exemplarité supposée et ne peuvent à nouveau affecter la crédibilité des institutions publiques ». Après que Carmen Calvo ait réitéré Mercredi 5 Août 2020 que « Juan Carlos ne fuit rien, parce qu'il n'est impliqué dans aucune affaire », la JSE souligne que « la décision du roi de quitter l'Espagne ne le libère pas du respect de la loi et nous pensons que cela n’aide pas du tout la défense possible de son innocence ». 

Dans ce sens, la JSE écrit que « la responsabilité politique et juridique qui, dans son cas, peut être exigée de Juan Carlos n'est en aucune manière limitée par son pays de résidence et nous espérons que, si nécessaire, la coopération avec la justice sera absolue, comment pourrait-il en être autrement de la personne qui incarne le chef de l’Etat depuis quarante ans. L'égalité devant la loi est un principe démocratique fondamental qui ne doit pas être violé quel que soit le nom de famille que l'on porte ». 

L'organisation souligne également que « nous sommes tous égaux devant la loi et les garanties constitutionnelles conférées au chef de l’Etat doivent être interprétées conformément au reste du système juridique et au bon sens ». Le pas en avant de la JSE coïncide avec un moment de discrédit de l'institution monarchique au sein de l'opinion publique qui était exploité jusqu'à présent par Unidos Podemos. De plus, il correspond à une partie importante de l'électorat socialiste qui se déclare opposé à la monarchie. 

Après le départ de Juan Carlos d'Espagne, le parti violet a publié une déclaration mettant en cause la continuité de la monarchie, « il n'y a aucune raison de continuer à porter une monarchie dépourvue des valeurs éthiques minimales dans un pays qui a enduré successivement des crises économiques et sociales qui ont eu un impact très négatif sur les conditions de vie de la majorité sociale ». Dans ce sens, la déclaration continue de parier sur l'ouverture du débat sur le modèle étatique, « nous pensons que nous ne pouvons pas continuer à entraver le débat social sur le modèle étatique en Espagne ». Et il n’a pas hésité à se positionner à cet égard, défendant l'avènement d'un modèle républicain, « nous pensons que l'idée d'une République solidaire et plurinationale s'ouvre où tous les droits sociaux, civils et politiques, sont garantis pour tous et d'où, en vérité, la justice est égale pour tous et notre conviction démocratique est que ce devrait être le peuple qui décide ». 

Ce n'est cependant pas la première fois qu'il y a un conflit de positions par rapport au modèle d’Etat entre la direction du PSOE et son organisation de jeunesse qui, généralement dans les congrès du parti, écrit des amendements proposant la création de la troisième République. La dernière campagne de la JSE en faveur de la troisième République a été faite en 2018, profitant de la date du 14 avril et, ensuite, c'est le secrétaire de l’organisation José Luis Ábalos qui l’a publiquement désavouée, déclarant que les jeunes devaient attendre la décision du congrès, en référence à leur amendement, qui avait été précisément rejeté par l'équipe de Pedro Sánchez.
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http://www.fischer02003.over-blog.com/2020/08/resolution-du-parlement-catalan.html

Résolution présentée au Parlement de Catalogne Vendredi 7 Août 2020 et adoptée par les soixante neuf voix des députés de Junts per Catalunya, d'Esquerra Republicana de Catalunya (ERC) et de la Candidature d'Unité Populaire (CUP), contre les soixante cinq voix des députés du Parti Socialiste Catalan (PSC), de Catalunya en Comu, de Ciudadanos et du Parti Populaire Catalan (PPC)   

Le Parlement de Catalogne déclare que la Catalogne est républicaine et que, par conséquent, elle ne reconnaît ni ne veut aucun roi.

Le Parlement de Catalogne rappelle que la lignée des Bourbons a été une calamité historique pour la Catalogne et tout particulièrement que Juan Carlos de Bourbon a accepté la succession du général Francisco Franco en jurant fidélité aux principes de son régime et en affirmant recevoir du dictateur la légitimité politique issue du 18 juillet 1936, en référence au coup d'état militaire qu’il a perpétré contre la deuxième république espagnole. En ce sens, la monarchie espagnole est la continuation du régime antérieur et de ce fait inséparable de la personne du roi Juan Carlos, comme l'établit l'article cinquante sept de la Constitution espagnole.

Le Parlement de Catalogne dénonce la connivence du pouvoir exécutif, du pouvoir législatif et du pouvoir judiciaire, pour soustraire la monarchie à toute investigation ou contrôle démocratique, qui atteint son point culminant avec la fuite consentie du roi Juan Carlos pour se soustraire à l'action de la justice.

Il constate l'échec et la crise définitive du pacte constitutionnel de 1978 qui, par son caractère irréformable, blinde la continuité d'une monarchie délictueuse, un système d'autonomie failli, une démocratie contrôlée par le pouvoir judiciaire et des politiques sociales qui sont annulées lorsqu'elles sont approuvées par le Parlement de Catalogne et une législation qui punit l'exercice des droits fondamentaux.

Il confirme, en accord avec la volonté exprimée par le peuple de Catalogne et par le Parlement catalan le premier octobre, le 10 octobre et le 27 octobre 2017, que le seul chemin permettant de surmonter ce régime monarchique est de constituer effectivement la République catalane en tant qu'Etat de droit démocratique et social. En conséquence, il exhorte la société civile et les institutions du pays à poursuivre sur ce chemin et à avancer de manière décidée vers l'objectif de l'indépendance.

Il décide de notifier cette résolution par voie officielle à la maison royale et aux Cortès de l'Etat espagnol, à la Commission européenne, au Parlement européen et au Conseil de l’Europe.
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http://loquesomos.org/los-borbones-son-unos-ladrones-se-grita-en-madrid/
http://www.fischer02003.over-blog.com/2020/08/madrid-contra-la-monarquia.html
 
« Les Bourbons sont des voleurs »  (Madrid)
Sous le slogan « à bas la monarchie et tout l’héritage franquiste », Dimanche 9 Août 2020, une marche a été organisée à Madrid de la Plaza de Oriente à la Puerta del Sol, au cœur de la ville.
La sous-délégation gouvernementale à Madrid n'avait pas donné son autorisation et les organisateurs, étant donné le silence administratif, ont décidé de maintenir l'appel.
La zone a été bouclée par la police et elle a immédiatement montré son agressivité, menaçant et contrôlant tous ceux qui se trouvaient à proximité.
A ce moment, Luis Gimeno, membre de l'Assemblée de Leganés pour la République, a été arrêté brutalement par la police, qui l'a violemment jeté à terre.
Malgré les efforts de plusieurs camarades pour éviter son arrestation, il a été immédiatement conduit au poste de police de Moratalaz, où il est resté jusqu’au Lundi 10 Août 2020 dans la matinée.
La marche a commencé Dimanche 9 Août 2020 à 20 heures 30 et, pendant plus d'une demi-heure, un cordon de police l'a empêché de quitter la Plaza de Ópera. 
Les slogans contre la monarchie, « les Bourbons en prison », « l'Espagne, demain, sera républicaine » et « les Bourbons sont des voleurs » n'ont pas cessé. 
Bien que la marche aurait dû passer par la rue Arenal jusqu'à la Puerta del Sol, en raison de l'attitude de la police, il a été décidé de modifier l'itinéraire et de passer par la Calle Mayor, qui est curieusement beaucoup plus fréquentée. 
Certaines personnes ont applaudi au fur et à mesure de la marche et d'autres personnes ont rejoint la manifestation. 

Dimanche 9 Août 2020 à 21 heures, la tête de la manifestation est arrivée à la Puerta del Sol et une déclaration a été lue exprimant l'indignation populaire face à la fuite de l'émérite, qui avait été nommé chef de l’Etat par Francisco Franco, « le plus grand assassin que les peuples de l’Etat espagnol aient connu », et la complicité avec laquelle les élites économiques, politiques et médiatiques avaient « protégé le pillage royal ». De même, la déclaration a souligné le fait que l'évasion de l’ancien roi était soutenue et organisée par le gouvernement lui-même. Il a également été fait référence au traitement très différent que les prisonniers politiques catalans ont subi et continuent de subir, qui ont été condamnés à plusieurs années de prison pour avoir exercé un droit démocratique. 
Si la manifestation n’a pas été massive, compte tenu de la date et des conditions de la pandémie, c’est un premier pas nécessaire pour continuer à dénoncer la monarchie et à crier « les Bourbons sont des voleurs ». 
« Vive la République », la manifestation s’est terminée avec ce cri. Nous reviendrons
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https://www.donostitik.com/nutrida-manifestacion-contra-la-monarquia-en-donostia/
http://www.fischer02003.over-blog.com/2020/08/euskadi-contre-la-monarchie.html
 
Grande manifestation contre la monarchie à Donostia
Elkarrekin Donostia et Euskal Herria Bildu (EHB) ont présenté une déclaration institutionnelle de vote dans laquelle ils aspirent, entre autres, à ce que le conseil municipal de Donostia exprime une position favorable pour que Juan Carlos de Bourbón fasse l'objet d'une enquête judiciaire dans l'Etat espagnol

Donostia a connu Mercredi 5 Août 2020 sa manifestation contre la monarchie, comme Bilbao et Gasteiz, et comme d'autres capitales régionales dans lesquelles le départ de Juan Carlos du pays a provoqué une poudrière de réactions. Les manifestants se sont rassemblés sur le Boulevard et il y avait des personnes de tous les âges qui scandaient des slogans contre le roi émérite et en faveur de la République.

« Juan Carlos part sur les conseils de son fils Felipe de Bourbón, coresponsable de nombreuses années de connaissance et de jouissance des excès de son père, que nous connaissons principalement par la presse étrangère. Il est également acculé par l'action de la justice suisse. Ici, ils ont eu le silence et l'aide d'une certaine classe politique, bancaire, économique, médiatique et judiciaire », a exprimé le syndicat Eusko Langileen Alkartasuna (ELA) dans l'appel.

D'autre part, Elkarrekin Donostia et EHB ont présenté une déclaration institutionnelle pour qu'elle soit débattue et adoptée au prochain bureau des porte parole du conseil municipal. Ils aspirent, entre autres, à ce que le conseil municipal de Donostia exprime une position favorable à ce que Juan Carlos de Bourbón fasse l'objet d'une enquête judiciaire dans l'Etat espagnol et, le cas échéant, soit poursuivi pour les délits de corruption allégués dans lesquels il est impliqué.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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