Scandale écologique : des milliers d'hectares de terres Bio vont passer en chimie

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Bonjour à toutes et à tous,

Des terres qui n’ont jamais reçu de désherbant risquent de passer en chimie pour des raisons administratives absurdes. A l’heure où l’écologie est une priorité pour l’avenir de nos enfants et de la planète, moi Michel 57 ans, agriculteur bio depuis plus de 25 ans dans le Gard, je risque d'être obligé de vendre mes terres familiales, qui n’ont jamais reçu de désherbants chimiques, à un exploitant qui lui, travaille en chimie.

Cela paraît vraiment incroyable, des centaines voire des milliers d’hectares de terres, aujourd'hui cultivés en Bio en France, sont sur le point de repasser en chimie à cause d'une administration hermétique à la nécessité pour un Agriculteur d’être présent sur son lieu de travail et pouvoir pratiquer son métier au quotidien sereinement dans les meilleures conditions pour vendre localement des produits de qualités.

En refusant des permis de construire (hangar et maison), tout semble fait pour empêcher l’installation d’Agriculteurs et la production locale qui limite les déplacements et donc le gaspillage d'énergie. En cas de conflit ou de désordre grave, comment nourrir la population sans une agriculture de proximité ?
Dans ce contexte administratif les pionniers de la Bio comme moi, qui sont obligés d’arrêter, n’auront d'autre possibilité que de céder leurs terres aux gros Agriculteurs du coin qui travaillent en chimie.
Un positionnement préfectoral incompréhensible face à un monde agricole au bord du gouffre (plus de la moitié des agriculteurs du département ont moins de 354€ par mois pour ''vivre'', je fais partie de cette moitié, alors que j' aurais pu prospérer et créer plusieurs emplois).

À défaut d'avoir pu construire et être présent sur les lieux, mon matériel agricole et moi même sommes obligés de faire des déplacements incessants pour cultiver mes terres et vivre en location à plusieurs kilomètres de mon lieu de travail, ce qui est incompatible rappelons le avec l' exigence d'une agriculture de qualité.
La cause dans mon cas, trois refus de permis de construire injustifiés de la Préfecture du Gard.

Cela fait 15 ans que je me vois refuser toutes ses demandes de permis de construire (Maison individuelle et un hangar) pour poursuivre, développer et diversifier mon exploitation Bio dans le maraîchage et les plantes médicinales, (distillerie et société de produits cosmétiques sont
présents sur la commune voisine).

Ne pouvant y parvenir, j'ai dû me résigner à produire du fourrage bio que je vends à des éleveurs bio de ma région, mais sans moyen de stockage, sans présence sur les lieux et avec des vols de bâches et de ballots de fourrage régulier. La qualité du fourrage à commercialiser s'en ressent et les pertes financières sont considérables.
A chaque refus de la préfecture, pour moi et ma démarche l' incompréhension demeure.

Il y a 15 ans, avec d’autres agriculteurs du coin, nous avons réussi à stopper un projet des Travaux Publics de centrale d’enrobé à chaud activement soutenue par la préfecture. Ce projet aurait engendré des rejets de différents polluants (dioxyde d’azote, formaldéhyde, naphtalène, HAP...) ainsi énormément de poussières toxiques auraient recouverts les 500 hectares Bio de plusieurs cultivateurs à proximité de ce projet. De plus son emplacement était situé sur un aquifère majeur qualifié de patrimonial par l’agence de l’eau.
C’est après cette ''victoire'' que j'ai fait ma première demande de permis de construire qui a essuyé un refus injustifié suivi de 2 autres (extraits de la lettre adressé au Ministre de la transition écologique datée du 7 janvier 2019) :

Mon projet s’inscrivait totalement dans un programme de transition écologique avec culture bio, transformation et vente de proximité de ses produits, malheureusement durant les quinze dernières années qui viennent de s' écouler l'administration Gardoise ne semble pas s' être fait un devoir de favoriser l'expression des projets Bio que je nourrissais. C'est un crève Cœur pour moi pionnier de la Bio dans la région d'imaginer que mes terres puissent passer en chimie, alors qu'il y aurait la possibilité d’installer 4 familles en bio sur la commune (qui compte 106 inscrits au dernière élections Européennes) et ainsi favoriser la vie sociale et perpétrer ma démarche Bio largement reconnue aujourd'hui comme salutaire pour tous.

Je ne suis pas le seul agriculteur bio à qui l’administration a refusé des permis de construire. Un nombre anormalement élevé de refus de permis de construire est à déplorer dans ce département, à tel point que la présidente du Tribunal Administratif de Nîmes signale deux fois plus de procédure 13% dans le cadre Urbanisme que la moyenne nationale 6%. Et ces chiffres ne tiennent bien sur pas compte des personnes qui par dépit et découragement ont renoncé à la voie judiciaire longue et fastidieuse.
Désormais conscient de la problématique, les Syndicats agricoles déplorent et semblent impuissants face à ce mur administratif. Ces derniers confessent : « c' est près d' un refus de permis de construire par semaine en lien avec une demande agricole par l'administration Gardoise ».

Ainsi donc, dans un tel contexte, vous aurez de plus en plus de mal à trouver des Agriculteurs Bio locaux pour vous fournir vos denrées alimentaires quotidiennes.
Le nombre d’Agriculteurs ne va cesser de diminuer et la surface des grosses structures ne va cesser encore et toujours d'augmenter en partie à cause d'un positionnement généralisateur de l'administration qui prétend (quand cela l'arrange) que toute construction acceptée met en carence la production utile Agricole.
Vous comprendrez ainsi beaucoup mieux, au-delà de la pénibilité et des obligations
qu'imposent ce métier, pourquoi tant d'enfants d'Agriculteurs renoncent à ce noble métier.

J'ai également alerté le Ministère de la transition écologique et solidaire sur cette question, avec un dossier relatant mon propre vécu, mettant en exergue les ambiguïtés du positionnement de l'administration face aux enjeux écologiques et environnementaux qui sont devenus pourtant une préoccupation première de nos concitoyens.

Trois mois plus tard, le ministre de la Transition écologique et solidaire ne se positionne pas et relaye ma requête à la préfecture qui une fois de plus ''campe'' sur ses refus.

Où est la solidarité ?
Quel peut être le devenir d'une société qui laisse ainsi maltraiter les hommes et femmes qui la nourrissent ?

SIGNER SVP CETTE PETITION EN NOMBRE

AFIN QUE NOUS PUISSIONS, MOI MICHEL ET TOUS LES AUTRES AGRICULTEURS, OBTENIR LES PERMIS DE CONSTRUIRE POUR PRATIQUER NOTRE TRAVAIL DANS LES MEILLEURES CONDITIONS, AFIN DE VOUS NOURRIR AVEC DE BONS PRODUITS BIO.
CETTE PETITION EST ADRESSEE AU PREFET DU GARD AINSI QU’AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

AINSI NOUS VERRONS SI LA TRANSITION ECOLOGIQUE EST VRAIMENT LE NOUVEAU CHEVAL DE BATAILLE DE NOS ELUS.