Sauvons les hérissons en danger !

SAUVONS les HÉRiSSONS   BiODiVERSiTÉ en DANGER !

Presse : jeanxavierduhart@free.fr 
T : 06 12 29 44 82 & Christophe : 06 60 55 88 00 

     Madame la ministre de l'Environnement, madame la secrétaire d'État à la Biodiversité, mesdames et messieurs les candidats à l'élection présidentielle,

     Les hérissons jouent un rôle primordial de substitution à l’agriculture industrielle. Ce sont des acteurs de tout premier plan, au même titre que les abeilles. Ils sont les amis des jardiniers depuis la nuit des temps. Pourtant cette espèce est menacée de disparition. Les hérissons sont intoxiqués par les pesticides, broyés par les engins agricoles, chassés des campagnes suite à la destruction de leurs habitats naturels, brûlés vifs dans les feux de jardin, écrasés un peu plus dans d'horribles souffrances à chaque passage de nouvelle voiture : 1,8 millions par an en France selon les premières statistiques ! Une véritable hécatombe..

     Depuis les années 1950, on estime que leur nombre est passé d’environ trente millions à moins d’un million dans chaque grand pays d’Europe. Et depuis une dizaine d’années, leur espérance de vie passant de dix à deux ans, leur disparition s’accélère dramatiquement. Là où dans les campagnes il y avait 100 hérissons, il n’y en a plus que 3 à présent ! On estime qu’ils auront quasiment disparu d’ici à 2025, dans à peine 10 ans !

     En 60 ans, l’homme détruit une espèce de 60 millions d’années d’évolution, une merveille d’hibernation, un symbole d’autodéfense, qui agit comme un insecticide naturel. Nous voulons tous une agriculture plus saine : nous devons donc sauvegarder avec force et conviction les hérissons qui régulent les infestations d’insectes ravageurs.

     Malheureusement, l’arrêté du 12 décembre 2000 censé protéger cette espèce s’est retourné contre elle, rendant beaucoup bien trop difficiles les conditions à s’occuper des hérissons orphelins ou blessés, contraignant à effectuer un stage de deux ans. Quel bénévole peut se permettre un tel temps de formation, alors même que 50 départements n’ont pas de centre de soins et de formation dédié à cette espèce ? C’est particulièrement flagrant quand on voit la carte des déserts français de centres de soins pour les hérissons au regard de nos voisins européens :  www.hedgehog-rescue.org.uk
     En France, il y a 19 centres habilités à recevoir des hérissons, 800 au R.U., 56 centres aux pays Bas, soit 21 fois plus au regard de sa superficie / population. 25 centres en Belgique, soit encore 12 fois plus au regard de sa superficie / population, environ 250 en Allemagne... Quant au nombre de hérissons sauvés, on en reste bouche bée : 1800 en France par an, contre 30 000 au R.U. en 2015.

 

     Avec un nombre insuffisant de centres de soins, les personnes qui trouvent des hérissons se tournent spontanément vers les vétérinaires qui, dans la plupart des cas, ne peuvent pas les prendre en charge.   

     Nous vous demandons donc de créer un statut  «prioritaire» pour cette espèce, comme le R.U. l'a fait depuis 2008 ! D’abord pour marquer l’opinion, mais surtout pour densifier le réseau des personnes habilitées à les sauver malgré le contexte de la réduction drastique des subventions. Il faut donc tout d'abord :

  -  Donner un statut juridique aux bénévoles pour la détention d'un hérisson s'il est blessé, malade, sans force, ou orphelin, afin de le maintenir en bonne santé. Les hérissons doivent être libérés immédiatement dès qu’ils sont indépendants - selon leur poids en fonction de la saison.
« Le bénévole est enregistré auprès d’un référent vétérinaire connu ou d’un référent capacitaire de centre de faune sauvage habilité pour soigner les hérissons. Le référent s’engage à former ses externes, tient un fichier à jour de ceux-ci à disposition des DDPP, et confie à l’externe un nombre progressif de hérissons*. Pour chaque hérisson, l’externe tient une fiche de poids, de soins, de traitements, de transport et de relâcher qu’il tient à disposition de son référent. Une telle fiche, tamponnée par un vétérinaire, fait office d’habilitation pour les contrôles et les transports. L’externat peut être révoqué à tout instant afin d’éviter tout trafic ou soin inapproprié. » *Selon l’avis du référent, des cas faciles au début, par ex. 1 ou 2 hérissons au cours des 6 premiers mois, pour un maximum de 5 à 10* hérissons et d’une portée orpheline au bout de deux ans - à définir.

  -  Quand le vétérinaire libéral, ou le vétérinaire référent d’un centre en commun accord avec son capacitaire, estiment qu’un de leurs externes a acquis une formation suffisante - 20 heures de théorie plus 50 heures de pratiques étalées sur une durée minimum de 2 ans- ceux-ci motivent et valident son dossier pour ouvrir un petit centre de faune sauvage d’un maximum de 25 hérissons pour la première année, et d’un maximum de 25 hérissons supplémentaires pour chaque année suivante. La capacité est acceptée par les services de la DDPP sans passage devant une commission. Au bout d’un an, les services vétérinaires inspectent les installations de ces petits centres de manière bienveillante.

  -  S’appuyer sur le réseau national de référents vétérinaires, ceci afin de pallier les déserts régionaux de centres de faune sauvage. Etablir une grille tarifaire de soins pour les centres de faune sauvage et les bénévoles. Préciser l'utilisation des antibiotiques de la directive Tourraine, pour une espèce protégé.

  -  Établir une charte d’information « hérisson friendly » à destination des particuliers tout autant que des entreprises et des administrations, afin de dénoncer notamment la toxicité létale des anti-limaces au métaldéhyde, les dangers des débroussailleuses… Il est également urgent de promouvoir des Zones d’Appellation en Agriculture Biologique et des territoires de biodiversité plantés de nouvelles haies, qui sont pour eux autant d’aires de nidification, le tout relié par des corridors écologiques. Indiquer les numéros d’urgence pour apprendre à reconnaître un hérisson en danger (déambulation en plein jour ou à des températures météorologiques trop basses), et les dispositions pour les premiers secours sont fondamentales afin de sensibiliser dès le plus jeune âge. Réaliser un comptage des populations et établir des statistiques pour mettre en place un plan de stratégie nationale de sauvegarde est une nécessité absolue, ceci au vu de l’absence de chiffres français et au regard des statistiques alarmantes des autres pays européens qui avancent la prévision du point de non-retour de la disparition des hérissons en 2025 !


     Car ce sont des millions de hérissons qu’il nous faut réintégrer dans les campagnes au cours des vingt prochaines années si nous voulons développer l’agriculture biologique ! La situation est plus qu’urgente. Les statistiques anglaises sont formelles. Environ 600 000 hérissons disparaissent chaque année à cause des pesticides, des voitures et de la destruction de leurs habitats naturels. Et les même causes produisant les même effets, il semblerait que la situation soit encore plus grave en France, où la disparition de cette espèce semble suivre une tendance plus rapide. En effet, les hérissons disparaissent plus vite sans le maillage serré des associations et des structures compétentes dédiées du Royaume-Uni.

     Chaque année, des milliers de hérissons orphelins ou blessés ne sont pas sauvés. D’autres ne reçoivent pas les soins appropriés ou sont relâchés avec très peu de chances de survie. Nous devons donc prendre le problème à bras-le-corps ! Faciliter la démarche d’obtention de la capacité permettra de densifier le réseau national de sauvegarde.   

     S’occuper d’un hérisson avant de le relâcher n’est pas plus compliqué que de s’occuper d’un petit mammifère comme le chat ou le hamster. Ce n’est ni un poisson ni une espèce d’oiseau rare. Ni non plus un bison d’Europe ou un flamant rose ! Seule la loi peut les sauver. Un statut spécial doit leur être conféré. Des centaines de bénévoles attendent de pouvoir se former pour s’en occuper. Car c’est uniquement pour le suivi des soins, conformément aux préconisations vétérinaires, et pour sa réinsertion dans la nature, que cette espèce demande quelques connaissances spécifiques.

      Le hérisson est considéré par les scientifiques comme une « espèce parapluie », une espèce qui protège toutes les autres espèces qui partagent son habitat. Ainsi, grâce à la restauration de l’habitat des hérissons (haies, végétation naturelle, bocages), on améliorera l'habitat d'un grand nombre d'autres espèces, et ainsi la biodiversité d’écosystèmes plus grands encore. Et le hérisson est aussi un animal emblématique et populaire. En Angleterre, comme pour bon nombre de professionnels de la faune sauvage, il est considéré comme l’animal de référence pour sensibiliser dès le plus jeune âge au respect de l’Environnement, et permettre une meilleure prise de conscience de notre devoir de redonner à la Nature son caractère sauvage. Le hérisson a d’ailleurs été classé par le gouvernement britannique en 2007 « espèce prioritaire ».

      En vous remerciant infiniment pour toute l’attention que vous porterez à cette espèce et à leur milieu naturel, veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre sincère reconnaissance.

Jean-Xavier, Evelyne et Christophe, au nom de la coordination " Sauvons les Hérissons " des associations de sauvegarde uniquement dédiées aux hérissons :

Anne FINGAR, le Sanctuaire des Hérissons
Anne DUPUY,  Association ATOUPIC
Hélène de ROMANS,  SOS Hérissons 49
Geneviève JEAN, Vice-présidente du Parc Régional du Luberon
Sylviane WIRTZ,  La Demeure du Hérisson
Patrice CHOLLET, Amis des Hérisson Poitiers Sud
Marie Agnes GUICHARD, Le Hameau des Hérissons


Remerciements :

Association Stéphane Lamart
Fondation Brigitte Bardot
ASPAS, Association pour la Protection des Animaux Sauvages
One Voice
Green Peace

Magazine 30 Millions d'Amis
Magazine Animaux Bonheur
Magazine Le Monde des Animaux

Laurence ABEILLE, députée du Val-de-Marne
Pascal DURAND, député européen
Yannick JADOT, député européen
Michèle Rivasi, députée européenne
Seyba Dagoma, députée 3e et 10e Paris
Corinne Lepage, ministre de l'Environnement (1995-1997)

Olivier Falorni, député de Charente Maritime
Noël Mamère, député de Gironde
Natalie BENETT, Présidente du  parti anglais « The Green »

Florian Bardou, pour son excellent papier dans Libération
Denis Cheissoux, CO2 mon amour, France Inter
La rédaction du JT de
France 3, édition nationale
France Dimanche
La rédaction du Parisien
Blog actu.orange.fr
L
a rédaction du journal de France Inter 
BFM TV
CNEWS matin
Nathan Weber, pour le très bon article du Demotivateur.fr

Et de chaleureux remerciements à Laurent Baffie, passionné de zoologie et engagé pour la défense de la faune sauvage de proximité, à Josiane Balasko pour son rôle piquant et émouvant dans le film "Le Hérisson", ainsi qu'à Franz-Olivier Giesbert, défenseur et écrivain de la défense de la cause animale.

Presse : jeanxavierduhart@free.fr / 06 12 29 44 82
                                      Christophe : 06 60 55 88 00

Sinon, vous pouvez nous joindre à l'adresse mail suivante :

sosherissonfrance@gmail.com

En savoir plus sur le site  www.sauvonslesherissons.fr

                     « Sauver le Hérisson Sauve le Monde ! »
                                  et Rina ça réussisse Europa yeuse !

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  • Madame Ségolène ROYAL
    Ministre de l'Environnement

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